‹ La comédie à VeniseChapitre 71 sur 100 · SCÈNE XIX LES MÊMES, LE MARQUIS, LE COMTE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX LES MÊMES, LE MARQUIS, LE COMTE

Le marquis. — Cavalier !...

Le comte. — Ami !...

Le cavalier, à part. — Maudits soient !...

Le marquis. — Mirandolina l... (Il prend un air désespéré.)

Mirandolina. — Ah? (Elle se lève.)

Le marquis. — Je l'ai fait revenir à elle.

Le comte. — Je suis bien aise, seigneur cavalier...

Le marquas. — Ce brave seigneur qui ne peut souffrir les f € mmes ! . . .

Le cavalier. — Quelle impertinence !

Le comte. — Vous êtes tombé ?

Le cavalier. — Allez au diable, tous tant que vous êtes ! (Il jette le vase par terre , dans la direction du comte et du marquis. Le vase se brise. Le cavalier sort furieux.)

Le comte. — Le cavalier est devenu fou. (77 sort.)

Le marquis. — Je veux satisfaction de cet affront ! (Il sort.)

Mirandolina, seul. — Voilà l'affaire faite. Son cœur est en feu, en flammes, en cendres. Il me reste maintenant, pour compléter ma victoire, à rendre mon triomphe public, à la honte des hommes présomptueux et à la gloire de notre sexe. (Elle sort.)

Fabrizio est moins enchanté que Mirandolina des conséquences de ce manège, et lui fait doucement quelques repro-

ches. Le cavalier envoie son serviteur prendre des nouvelles de Mirandolina, et lui f ait remettre un flacon à odeurs en or, que celle-ci refuse d'accepter. L'hôtelière est dans sa chambre, occupée à repasser du linge, quand se présente le

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