SCÈNE XIX LES MÊMES, LE MARQUIS, LE COMTE
Le marquis. — Cavalier !...
Le comte. — Ami !...
Le cavalier, à part. — Maudits soient !...
Le marquis. — Mirandolina l... (Il prend un air désespéré.)
Mirandolina. — Ah? (Elle se lève.)
Le marquis. — Je l'ai fait revenir à elle.
Le comte. — Je suis bien aise, seigneur cavalier...
Le marquas. — Ce brave seigneur qui ne peut souffrir les f € mmes ! . . .
Le cavalier. — Quelle impertinence !
Le comte. — Vous êtes tombé ?
Le cavalier. — Allez au diable, tous tant que vous êtes ! (Il jette le vase par terre , dans la direction du comte et du marquis. Le vase se brise. Le cavalier sort furieux.)
Le comte. — Le cavalier est devenu fou. (77 sort.)
Le marquis. — Je veux satisfaction de cet affront ! (Il sort.)
Mirandolina, seul. — Voilà l'affaire faite. Son cœur est en feu, en flammes, en cendres. Il me reste maintenant, pour compléter ma victoire, à rendre mon triomphe public, à la honte des hommes présomptueux et à la gloire de notre sexe. (Elle sort.)
Fabrizio est moins enchanté que Mirandolina des conséquences de ce manège, et lui fait doucement quelques repro-
ches. Le cavalier envoie son serviteur prendre des nouvelles de Mirandolina, et lui f ait remettre un flacon à odeurs en or, que celle-ci refuse d'accepter. L'hôtelière est dans sa chambre, occupée à repasser du linge, quand se présente le