‹ La comédie au coin du feuChapitre 20 sur 200 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes, MONSIEUR DE MONTESPAN, MADAME DE MONTESPAN, MADAME DE

THIAN6E S. M. de Montespan est habillé à la Louis XllI.

DE MONTESPAN. = Oui, Madame, quand le roi vous a parlé, vous avez rougi ! Que vous disait-il donc ?

MADAME DE MONTE sp AN. = Est-ce que VOUS êtes jaloux tous les jours de la semaine ?... G*est aujourd'hui dimanche I

DE M0NTESPAN.= Sougez que la semaine a été rude. C'est la première fois que je vous revois depuis votre dépari de Versailles.

MADAME DE MONTESPAN. =Et VOUS ne m*avez pas eucorc embrassée ?

DE MONTESPAif. = Gomme vous êtes belle et comme je vous aimel

MADAME DE MONTESPAN. = Moi aussi, je VOUS aime» beau ténébreux.

DE MONTESPAN. = Vous raiUez toujours. Pourquoi ne pas laisser dire votre cœur qui parle si bien quand par hasard vous oubliez votre esprit?

MADAME DE MONTESPAN. =3 Eh bien I c*est dit : Mon esprit atout le monde et mon cœur à vous. Haut. Ahl c'est Lafontaine.

LAFONTAiNE. = Madame la marquise de Montespan.

MADAME DE MONTESPAN, à son mari. = Je VOUS présente

M. de Lafontaine.

DE MONTESPAN. = Je n'ai jamais vu M. de Lafontaine à Versailles.

LAFONTAINE. = G'est d'autaut plus étonnant que je n'y suis jamais allé.

DE MONTESPAN. = Mousicur n'a donc pas de charge à la cour?... Je l'en félicite !...

LAFONTAINE. = Non, Mousieur, non, c'est M. de Ben- «erade qui fait les fables à Versailles I

MADAME DE THiANGES. = Mais M. de Lafoutalue est de noblesse cependant.

DE MONTESPAN. = Ahl Mousieur est né..* "^

LAFONTAINE. == Oh I sl peu mousieur le marquis^ si peu, que ce n'est pas la peine d'en parler.

MADAME DE MONTE sp AN. = Essayez donc de déguiser celui-là en courtisan I

MADAME DE THIAN6ES, montrant les bas do Lafontaine* = Et

de Tempêcher de mettre ses bas à l'envers 1

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