‹ La comédie au XVIIIe siècleChapitre 7 sur 11 · BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE

Les MaxMuorits de Léonard de Vinoi, publié» par M. Charles Havaitsoo-Mollieii, t. IV, 1 vol. Iik4^i Quaniio. • Les deux maouKcriu F et I, qui forment ea quatrième volume et qui vlenoeot s'ajouter aux tli roanu8criUderiosiiiut,déJâ publié» et auxquels TAcadémie française a naguère attribué )e prix Bordin, contiennent un grand -nombre de dessins, tantôt à la plume, Unt6t au crayoa ronge. Aussi intèreiisans par la variété des sujets que par la curiosité scientifique des observations qu'ils renferment, ils abondent surtout en développemens originaux sur le^ couleurs, leurs contrastes, le jfiu de la lumière et de Tombre, le ciel et le monde, les élémens, les eaux et leurs roouvemcns, les causes, les origines des pétrifications et des fossiles» en remarques sur la mer et les fleuves, les rayons solaires, les vapeurs de Tair, la nature des astres, etc. Dans cette partie de son œuvre, on sent pcut-Ctre mieux encore qu*cn toute autre à quel point le peintre de la Cène et do . la Joconde à des connaissances si profondes et si universelles joignait U grandeur de rimaginaiion aussi bien pour les lettres que pour les arts. CVst ce qui ressort si évidemment do cette belle publication, et Ton ne saurait trop louer M. Ilavaisson et ses collal>oratoursdos efforts accomplis avec une intclligenie et persévérante vo'onté pour mener à bonne fin une œuvre aussi complète dans son ensemble qu'exacte dans loui les deuils»

Aux trois BouleJ d'or, par baring Gould, traduit par M"** Du Parquet, 1 vol. io-lV ; pion,

II"** Du Parquet vient de publier nne traduction d'un roman anglais, intitulé : AwD Tnii Boulet d*or. Cest Tbistoire d'une Jeune lllle qu'un Juif recaoille dès toa enfancdi il t'en sert comme d*an factotum et lui montro daoi toua set déulli la nature do ton eommerco« qui, an point do vuo do rhonnètotè, laisse quelque peu à désirer* Cette Jeuoo flilo déjouo les projeu du Juif ot l'honnêteté triomphe. Telle est, en quelques mou, la donnée do ce roman, qui no nous apporu rien de nouveau et que Ton aurait pu no .point traduire. Néanmoins, M"** Du Parquet a mis là tout son talent, et elle a réussi à nous faire accepter une œuvre médiocre.

'Washington et son couvre, par 11. E.

Mssseras, 1 vol. in-18; Pion.

Si U vie de Washington n'offre plut rien d'inconnu après les histoires de Ramsav, Marshall, celle de Sparks, traduite et commentée par M. Guixot, enfin celle d'Irving et celle de bancroft, pour n'en nommer que les plus célèbres, on peut dirb du moins que cellc-d parait à propos. Lorsque toutes les libertés sont le plus violemment attaquées, quand la vertu des constitutions est plus que Jamais mise en douU, n'est-il pas opportun de relire la noble vie do l'homme qui, au milieu de difficultés »aus nombre, fonda les institutions libres dans ton pays après lui avoir conquis l'indépendance 7 L'exemple de la persistance d'une constitution, aujourd'hui centenaire, est bien fait pour rassurer ceux qui semblent désespérer. 11 montre qu'une nation peut préparer ses destinées en procédant avec modération et par un elTort soutenu. lUen do plut instructif que de rocbcrclicr avec l'auteur do co livre, derrière les faits accomplis, les causes qui oDt dctermipéle cours drs événomcns. Dana 1 art de transiger avec les dilbcultés, do faire -.la part des circonsUncos et do compter avec le temps, comme dans tout ce qui a préparé la grandeur do fa patrie, Washington fut l'initia-

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«eur do ses concitoyens, ot e*Oft pourquoi oo». exemple pourra toujours servir do leçon à la postérité.

Préois d'Histoire inire depuis les orl* gines Jusqu'à l'époque persane, par M. Maurice Vemes, 1 vol. in-l8; Hacbotto.

Pour M. Maurice Vemea, la légende israélito -^ est une œuvre do poésie et d*inspiratioB rollgien^o; au lieu d'y voir, comme ses dovandort, ^ des souvenirs, altérés et défigurés, do la réalité* ) historique, il n'y reconnaît qiruno création libro, qui présente le dogme religieux ou lo précopto moral sou» une forme dramatique, dans locadro d'événemens matériels. Cest en se plaçant à eo point de vue, en co qui touche l'omploi qui peut » être fait des livres bibliques, que M. Yeroos a tenté de restituer Phistoiro Juive andenno. Il» s'est efroix:é de présenter au lecteur, d'une pan^ ' le Ubicau complet de la légende des origines* et, de l'autre, des renseignemens précis sur les débuu de l'histoire positive du peuple Joifi lo volume qui vient do paraître s'arrèio à la ré- •! foruie d'Esdras et do Néhémio, Cahiers ooloniatiz de 1889. par M* Hoari ' Mager, i vol. in-l8; Colin ot CK . - Par suiU des changeroens que prodalsoat« > dans le régime économique des nations, los > nouvelles conditions do leur oxlsteneo, tous loo problèmes qui concernent la politique eolontalo * et le commerce d'exporutlon prennent chaque * leur une imporUnco de plus en plus graiido.' Mais dans cette grosso question do rorganlsation à donner aux colonies françaises, s'il osl . un principe qui doit primer toute diae99^„ sion, c'est celui en vertu duquel cbacnno doH être dotéo do Torganisatlon paniculiéro que.

réclament sa sltusllon» sos môsurs^ son As- toire, SOS colons. Cest eotu penèéo qui apove- * que la rédaction do eos Ctihiin qui rofléceal tootos lot opinions ot tootoo los aspiratloai ém conseils-généraui, dot ehambiot oo cosunoreOb dos différonf groupes politiques do noo Bos m sions d^ootre^nor, ot, par là, pourront worslr les élémens dos réformes capables d*as|iir^ fafe» nir do notre commerce extérieur.

The Amerioan ' Gominoui^eaUh, bjr James Biyc«*, Author o( • tho Holy Homaa Empire, » M. P. for Aberdeon, In throo volumes. London, Macinil!an.

Le savant professeur anglais a lait paraître cetu œuvi-e magistrale au moment exact où la célébration du centenaire do la mise on fonctionnement do la constitution fédérale aux .

ÉUls-Unis posait devaut lo philosophe, lliis- . torien et l'homme d'éut cetU grande quostlos :.' dont la solution Intéresse si directement ràve> • nir de l'huiiianité : après un siècle d*expérioBCO, U démocratie américaine est-elle un sneoès.Of , un éch'jcT Au point do tuo nutériel, la réponse ' éclate à tous les yeux. Au point do vno moral* au contraire, les opinions resUnt très divisées. M. Br>c& a visité l'Amérique et réuni dans ses trois volumes, consacres Tua au « gonvoraemf-nt national, » le sr«ond aux « gouvemoaiOBa dos élaU » ot à « l'organisation des partis, • le troisième aux diverses « manlfosUtlons do Poplnion publique » et aux « institutions sociales,» les résulUU do ses longoos ot minutie

études sur le fonctionnement dos rouages politiques, sur les idées ot les mostlns los phéaomctics sociaux et intellectuels do toat ffOer% que présente l'Amérique contomporaloo. ua PO saurait accuser M. Bryco d*avo!r dissimulé tmb de co qui lui a paru mauvais et Tldoux, Mais, dans rcnsemble, sa solution est ' '

optimiste. Il tient pour un très grand sueeéa la ■ -'"'•"* actuel de I expérience déjà se

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U démocratie américaine.

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La REVUE DES DEUX MONDES paraît fe'r et le 15 de chaque mois.

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