‹ La comédie de Dante (volume 3)Chapitre 129 sur 155 · QQ · texte numérisé non relu

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Si uiaîntcnaitt pouvaient savoir les éhontdos Los angoisses au Ciel qui louir sont apprêtées *•, Leurs bouches, en s'ouvrant déjà dans IcuroiTroi, Se niellraient à hurler *' ; oui, car si ne m'abuse lie qui dans Tavenir se révèle pour moi , Avaat que n'ait Tenfant que maintenant aumso Le chant de sa nourrice assise à son chevet,. Senti sur sou menton s'épaissir le duvet. In rude châtiment sur elles viendra fondre *^ Ne me cache* plus rien, frère, et veuille répondre : Tu vois que ces Esprits et moi portons les yeux Où ton corpi fait obstacle au rayon lumineux ^^

Pour lui complaire donc, je dis : — S'il t'est i)ossible De te bien rappeler quels nous fûmes tous deux",

r'nalti de <»Ile de Rome cl menacéâ fie la vengeance do r Ordre secret, duiH la discipline 8'exer(;ait rlgourciurmrnt 8ur ies membrra , altrc discipline, ï>n vérité pouvait- il dire lesquelles? altre d'ailleurs ne TindiqpBil-il pas assez ? C'était Vil hondo Kani des F.-.K.*.

18. Dans le ciel sectaire ou grand Orlf^nt, auquel le poëlo joint l'épi-* thète de vehee , eu égard ù la rapidité du cluuiment qu'il annonce.

10. Ce ne serait plus pour parler que CCS bouches Indiâcrèles s'ouvriraient , niîMs potrr pousser des luirleiuents de douleur. Il faut bleu que ces bouches aient été coupables d'un gmvc délit pour être ainsi prises à porlle et menacées d'avoir part au châruneiU.

20, Quelque rigorisme qu'on veuille admettre chez Dante, on conviendra qu'il l'aurait poussé bien loin à l'égard de ses Jolies compah Jotes» s'il les eût vuuces à l'e^^tcr- Hiination pour avoir exposé aux regards une trop forte dose de leurs ( harnics,ctquc, près de lui, Tartufe

n'eût é'x qu'un dévot à l'eau rotie* La toileile des dames do Florence était n coup sûr le moindre de svs souciât, et le prché de la gorge n'eicilail son indignation que parce qu'il ne diiïérait pas du péché de la bouche, peccato dçUa §oia, N'oubîions pas que c'est celui qui s'expie h l'étage où Dante rencontre Forécé, et, chose singulière, cet ami du poète ne tonne pas contre la gourmandise , conmio Hugues - Capet contre l'avarice. Il ne reproche pas aux dauics de son pays d'être gourmandes , pas môme adonnées à la friandise, mais d'être coquettes; n'y n-1-11 pas là une absence d)) logique ù laquelle en n'est pçs habitué 4ans la Comédie?

21. Nous sommes eurieux de sa* voir pourquoi tu étends un voile sur les rayons de ceUc libre raison qui t'éclaire, il sol te/t.

22. En tant que Guelfes , quand nous suivions ensemble la bannière do l'Ëglise rouialno , quand nous avions les mœurs des laïques, sof- Uimi laicali, dit l'Oit, eom-, qui fut

LE PURGATOIRE

Le souvenir encor doit t'en être pénible :

Celui que devant moi tu vois ici marcher

A mon ancienne vie est venu m*arraclier",

L'autre jour, à vos yeux lorsque apparaissait ronde

La sœur de celui-ci (ma main levée alors

Lui montrait le Soleil) ". Sache, en leur nuit profonde,

Qu'il m'a conduit parmi les véritables morts";

Le suit, docilement, cette chair véritable".

M'a conduit jusqu'ici ce guide secourable ;

Par lui j'ai pu gravir, en le tournant , ce inont

Qui redresse chez vous ce que tordit le vice '^

Il dit que ses conseils ne m'abandonneront

Qu'au moment où je dois rencontrer Béatrice.

avec Danlc en i-elatUms familières.

L'exprenlon nVst-elle pas étrange , et n'en poiirrail-on pas conclure, sans parler iiiénie de ce qui se pas- MH de significatif dans le Paradis, <«■€ Dante avait cessé d'être laïque ?

Quoique religleui dominicain, selon toute apparence , l'Anonynic ëtait certainement affilié à la secte ; son commentaire, trop peu consulté, en fait folt par une fuuic de mots qui supposent rintellligence du texte.

23. A moitié chemin de notre vie, nel mexxo del cammin di fiostra rita, en me dérobant à la fureur avide de cotte Louve qui Jamais non Uucià persona viva.

24. Lorsque la Papauté, la triple Hécate, reine de l'Enfer, semblait «voir atteint le comble de sa puissance, et il montrait le soleil pour bien faire comprendre à son Interlocuteur que cette prétendue sœur était en antagonisme complet atcc son frère.

25. Chez les suivants de dame Piété, pour qui « est perdu le bien de l'intelligence, • à raison de la nuit profonde dans laquelle l'ignorance

les tif nt plongé;», ce qui fait d'eux de véritables morts, rcri morlt.

20. Con questa vera came cht 'i seconda; Tapparence catholiqueque j'ai revêtue, véritable chair, en tant qu'elle participe de la matière et nullement de l'esprit dont Je suis animé, le seconde, en ce sens que, sous mon déguisement orthodoxe, le rôle que je joue dans ceUe comédie tend au triomphe de la raison philosophique et de la monarchie universelle qu'il a chantée.

27. Grâce à lui je suis parvenu, à force de tours et^ de détours d'une savante habileté*, presque au sommet de cette montagne symbolique, d'essence sectaire sous forme orthodoxe, où je vais redressant sous le fouet sanglant de ma satire ce que le monde romain, régi par Satan Àleppe, a perverti profondement.

Mais vous pouvez comprendre aussi que la montagne du Purgatoire telle que le poète l'a conçue, redresse, en tant qu'albigeoise , ceux qui gravissent ses degrés, et, en tant qu'orthodoxe , pervertit ceux qui suivent le prince de ce monde.

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Mais devra me quitter là ce guide propice.

Le voici , c'est Virgile , ainsi qui me parla

(En prononçant ces mots , mon doigt le signala) ;

Et cet autre est TEsprit pour qui partout, naguère ,

Lorsqu'il put, affranchi, s'élancer de la terre.

Ce mont, votre royaume, en sa masse trembla ".

38. Forese se conlento. de coIIjb savoir; car il comprend que Stac

réponse, peu explicite, à la prendre doit éttc un puissant antagoniste d

au pied de la lettre, aUendu qu'au TEglise orthodoxe, pour avoir ains î

fond elle lui donne satisfaction sur ébranlé sa montagne, dont elle es

ce qu'il avait réellement Intérêt de la place forte.

NolLt» pas, pour parler, ii*en oloit pas plus lent. Et, pour marcher, n'étaient nos longues moins rapides; Mais nous cheminions vile cncor tout en parlant, Gomme une nef poussée en poupe (Vun bon venl*. Ces Esprits, qui semblaient, h leurs faces livides, . Être morts par deux fois S laissaient paraîti-e en eux, Aux regards qu'ils jetaient des fosses do leurs yeux , L'extrême étonnement où les plongeait ma vie *. Poursuivant mon discours, je dis : — Celte ombre amie Devrait déjà peut-ûlre avoir pris son essor, Et , par pure bonté pour autrui , le retarde. Mais, de grâce, dis-moi le séjour de Piccarde, Et si je n'ai personne h remarquer encor Dans la foule attentive ici qui me regarde ^

Ma sœur, dont je ne sais ce qu'elle fut le plus , Sur la terre qu'elle a quittée , ou belle ou bonne , Est, dans le haut Olympe ouvert à ses vertus,

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