L'endroit où Onlt cette ombre p. 3*^8 des KML
Au même lit s^épandrê et, comme deux amis, Lents à se- séparer, ralentissant leur course ".
De notre humaine race, 6 gloire et pur flambleau*», Quelle est, dis-je , n'ayant qu'une source , celle eaii Dont une part de l'autre ensuite se divise?
Je recueillis ces mots :— Que Mathîlde le dise, C'est elle, en la priant, qu'il' faut interroger.
Alors, comme celui qui veut se décharger D'une inculpation, dans la crainte du blâme : — Par moi, reprit soudain la belle et noble dame , Certes il sait déjà ce qu'il demande ici , D'autres choses encor que n'ont point obscurci Les ondes du Lélhé, je crois en être sûre".
Et Béatrice alors : — Un plus grave souci. Peut-être, et quelquefois il en advient ainsi. Lui ravit la mémoire et lui rendit obscure L'mtelligence". Mais ici voilà de cours Que change l'Eunoë , conduis-le sur sa rive Bt que par toi , selon ce que tu fais toujours ,
rt. n lu! parut, veder mi parve, Béatrice, spUndar lueis œtema
et, en effet, TEden de la Comédie 29. En effet, Mathilde lui a ex-
n'est pas celui de la Genèse^ et les pliqué précédemment que cette eau
deux fleuves qui Tarrosent ne sont dérivant d'une même source divine,
ni le Tigre ni i'Eupbrate. c'est-à-dire de la tradition gnos-
38. C'est à Béatrice que Dante tique, s'appelait Eunoé, ou bon
adresse ces paroles. Or, nous de- savoir, raison éclairée, dans un de
mandons humblement à ceux qui ses canaux, et Léthé ou oubli dans
s'obstinent à voir en elle une jeune l'autre. Elle lui a appris également
femme, dont le poète se serait épris de quelle manière s'opère la propa-
dans son enfance, puis qu'il Taurait gande sectaire au moyen de cer-
perdue, âgée de 18 ans et mariée à taines semences inaperçues allant
nn autre, en quoi cette jeune Fio- germer çà et là (voy. Purgatoire,
rentine aurait pu être la gloire et ch.xxvui];aussidlt-elle: Je suis sûre,
surtout la lumière de l'humanité P son sicura, que l'eau du Léthé n'a
Nous faisons peut-être erreur, maia^ pas effacé tout cela de sa mémoire,
à notre avis, il est beaucoup plus 30. Les reproches de Béatrice an
croyable que pareille invocation sujet de son passé guelfe, lui ont
s'adresse à la raison philosophique, fait perdre de vue les explications de
à la foi religieuse, personniflée dans Mathilde.
61S LE PURGATOIRE
Sa Terta défaillante à l'instant se rayiTe '^
En noble et brave cœnr qui ne s'excnse point, Hais du désir d'autrui fait son unique soin . Aussitôt qu'un seul mot, un signe le réyële", Me prenant par la main, cette dame si belle S'avança vers le fleuve et, d'un air gracieux : Viens , à Stace dit-elle, oui , venez tous les deux ".
Si je pouvais, lecteur, écrire davantage, Et si ne m'y manquait l'espace désormais, Je voudrais célébrer le suave breuvage Dont je ne me serais rassasié jamais.
Hais je vois maintenant toutes les feuilles pleines Qu'à ce second cantique en moi je réservais; Et l'art impérieux , auquel je me soumets , Pour m'empêcher d'aller plus loin roidit les rênes**.
81. Donne-lal le baptême rituel et fais-lui boire le breuvage de Mnémoaloe, qui doit le régénérer, en le faisant naître à une vie nouvelle ; car lu symbolises, sous ton déguisement catholique, la vie active des premiers grades, qui, suivant les rites de l'initiation, corne ru «e* usa, prépare et introduit à la vie contemplative.
8t. Nous avons vu que Béatrice ne se faisait faute de recourir au langage des signes , quand les paroles pouvaient avoir leur danger, et d'ailleurs l'obéissance absolue aui mots et aux signei est de devoir rigoureux dans les sociétés secrètes.
33. Pourquoi tous deux, vien con lui ? Parce que Stace, le Toulousain, le sectaire albigeois, doit être le parrain du néophyte qui vient de subir, dans le Purgatoire, toutes les épreuves par lesquelles devait passer celui qui voulait être aflliié à l'Ordre du Temple. Gomme Romaine, Malhllde seule Ta plongé dans l'eau du L^thé,
c'est-à-dire l'a fait moarir fldhrement; comme Albigeoise, elle fait participer le Toulousain SUceàsoD Immersion dans rEoDo^, e'esl-Adire à sa renaissance à la vie nouvelle. Un double caractère lui aen imprimé ainsi par l'ordre de la dame mystique. De sa marraine il tiendra l'apparence romaine qu'il n'a garde de dépouiller, et de son parrain la fol albigeoise ou toulousaine dont fl se constituera l'apôtre fervenL Aiui se trouve expliquée la fomrale rituelle : rai pleuré et j'ot ri, qu'on a vue revenir si souvenu J'at pleuré signifie : J'ai feint le cathoUcisme, J'ai papisé. J'ai pAU. J'ai H veut dire : J'ai prêché, convaincu, converti A l'albigélsme, car on sait que les rires de Béatrice « sont ses persuasions. » En conséquence, foi ri exprime aussi l'idée de triomphe.
34. L'art auquel le poète obât eM l'art d'Amour ou le gai savùir, c'est lui qui l'empêche de a'étendie sur la cérémonie finale de l'initiatioDi de peur qu'une |«role impnn
CHàMT XZXIll.
Je m'en revins baigné des salutaires eaux, Vivifié non moins qu'en mai les arbrisseaux Renouvelés de fleurs et de fraîche verdure, Aux étoiles tout prêt à monter Tâme pure ".
dente n'ait à trahir toat le mystère, et le fait s'arrêter si brusquement sons un prétexte des plus frivoles; à moins, comme nous Pavons remarqué, que sa composition ne dût pas excéder un nombre rituel de ▼ers.
35. C'est en dignitaire de l'Ordre occuite que Matbilde adresse cette Invitation au parrain toulousain, donnescamente , de donna; autrement ne serait-il pas absurde de dire qu'une dame s'exprime en dame ? De donruif pris dans ie même sens, les troubadours avaient fait domnejar, reproduit par Dante dans donneare, traduit Journellement par courtiser les dames, faire le galant.
Il faut avouer que les philologues sont bien ingénieux. Mais ce sont des savants, ils hausseront les épaules et persisteront.
Le baptême mystique a produit son effet, le néophyte a subi sa transformation , sa palingénésle , il est entré dans une vie nouvelle, autrement dit la plante nouvelle s'est revêtue d'un feuillage printanier, comme les arbrisseaux au mois de mai. Dès lors, le sectaire, purifié des préjugés de son éducation religieuse, est prêt à s'élancer , au moyen de l'échelle des grades, à travers les deux symboliques, au delà desquels lui apparaîtra l'étemelle vérité, sous les trois couleurs mystérieuses dont Béatrice vient de se montrer parée.
Ici ie commentateur cède la parole au poëte qui , seul , à celte heure, introduira le lecteur dans les neuf sphères du Paradis, sa nouvelle Jérusalem ; dans cette cité sainte qui non-seulement compte le Christ lui-même, et non pas le pontife régnant à Rome, au nombre de ses membres, mais le voit siéger comme « i'abbé du collège; » dans cette Athènes céleste où les docteurs de toutes les époques sont appeléa à philosopher d'accord. Ici Thumble truchement du pranpodre Alighieri s'abstient momentanément de le suivre ; Tespace lui est mesuré ; car par ce temps de gente nuova et de grossi guadagni, on lit fort peu, surtout des vers des anciens jours, avec ou sans commentaire, et
les éditeurs, à qui Ton n'achète guère de gros livres, ont raison d'a^ prudemment.
C'est du reste sans regret que nous faisons un moment balte et que nous interrompons cette longue s<^rie de notes, pour la reprendre aussitôt qu'il nous sera permis de le faire. Ce temps d*arrèt permettra à la critique 8é^ieu^e de formuler son opinion, d'approuver ou de cen-' surer, de proposer ses objections et ses doutes. Elle nous trouyera tout disposé à l'écouter avec déférence^ et à profiter de ses avertissements.
Quant à la critique de bas étage, à celle qui procède par quolibets, par insinuations enfiellées, par ironie plus ou moins saupoudrée d'esprit frelaté, à relie qui reste muette quand son devoir serait d'élever la voix, et ne tarit pas lorsqu'il lui siérait de se taire, nous ne Ini répondrons que par notre mépris, en nous rappelant ces paroles deCaociaguida ; Laseia grattar dove é la rogna.
Les quelques mois de silence auxquels nous nous résignons volontiers auront cet avantage, qu'ils fourniront une belle oci asion à ceux pour qui ce commentaire de la Cotnédie sera, maintenant qu» le voilà fait aux deux tiers, la chose la plus simple et la plus facile, de le terminer à leur plus g'snde gloire et à notre entière confa>ion« Allons, messieurs, à l'œuvre, la beso;:ne est beaucoup plus avancée i coup sûr qu'au moment où je m'y suis mis. Il y a bien des voiles soulevés, bien des masques arrachés, bien des paroles expliquées, qui ne l'étaient pas quand j'ai osé prendre la parole. Lh bien, profilez de ces avantages, mettez-vous à passer au crible, à votre tour, chaque vers de ceite Minerva oscwra^ comme l'appelle Boccace qui. chargé de la commenter publiquement, se fit un malin plaisir de l'obscurcir encore plus et d égarer les héritiers des Noirs dans les brouillards de sa prose sectaire : quant à nous, il nous sufiSra de Thonneur de vous avoir frayé la route, d'avoir dégagé la Selva des broussailles qui Tob^^truaient.
On conviendra que depuis l'apparition de Dante hérétique^ titre qui a fait hausser les épaul* s à nombre de gens graves, sans parler des académiciens, dont un que j'aime beaucoup, parco que c'est un vrai savant, me di&ait t ncore il y a trois mois : < Voire système est insoutenable ; » on conviendra, disons-nous, que la question n*a pas laissé de faire quelques pas, et que la lumière s'est produite par degrés, sans cesser de procéder de l'Orient. Cela lient d'abord à. ce qu'une analyse générale ne pouvait s'engagt^r dans une foule d'explications de détail, à ce qu'il fallait réserver pour l'œuvre capitale les preuves les plus saisissantes, laisser même subsister qu^qoes obeca*
rites, quelques erreurs volontaires, afin de faire, au besoin, un retour offensif contre les opposants de mauvaise foi, et rejeter en arrière tout le gros bagage, trop embarrassant pour une campagne de reconnais^ sance, qu'il fallait conduire un peu lestement.
Ajoutons que, malgré notre étude attentive et obstinée des œuvres du poêle toscan, ce sublime héritier de nos troubadours de la langue d'oc, nous étions loin encore d'avoir pénétré toutes ses ruses, éventé tous ses mystères ; à telles enseignes que, à mesure que nous avan^ cions dans ce Commentaire, où il nous fallait le suivre vers par vers, de nouveaux éclairs venaient à chaque instant sillonner la nuit où, par moments', nous marchions encore en tâtonnant : maintes expressions, quijusqu'alors ne nous avaient offert qu'obscurité, comme car6oni spenti, venaient à Timproviste nous apparaître avec une étonnante limpidilé et prenaient une forme inattendue. Durant Timpression même et tout en corrigeant ces épreuves, des tercines, sur lesquelles nous avions passé bien des fois, sans y rien remarquer de suspect, prenaient tout à coup un i^elief si vigoureusement accusé qu'il rendait palpable la pensée dérobée sous le symbole. Un mot, une tournure de phrase plus ou moins embarrassée suffisait parfois pour nous mettre sur la voie , ainsi le ministre ordihato pour la Fortune et 'l êovran pour le comte Ugolin.
Il e-t dès lors très-probnble que, sans parler de tout ce que nous avons laissé à l^écart de notre plein gré, pour ne pas nous étendre à l'excès et ne fatiguer l'attention que le moins possible, beaucoup d'allusions, de phrases, de mots à double et triple sens nous auront encore échappé dans ces deux Cantiques ; car cnBn le poè'me, objet de nos investigations, a été compo-é dans une langue qui nous a é é longtemps étrangère, que nous avons apprise tard et à laquelle nous ne nous sommes un peu initié qu'à force d'études assidues.
Nous réclamons donc l'indulgence pour des omissions inévitables, plus encore que pour celles de nos interprétations qui ne paraîtraient pas suffisamment justifiées; car il en est bon nombre qui, jugées d'abord téméraires, Bniront par obtenir créance entière , lorsqu'on aura passé tout le poëme en revue; si l'on veut surtout avoir constamment le texte sous les yeux , ou du moins y recourir à chaque doute. I^ Comédie est le moyen âge vivant , parlant et agissant , c'est un spectacie dans un fauteuil , et il faut avoir vu tous les per- 8onn»ges parler, agir successivement sur la scène pour acquérir la perception nette du caractère de chacun.
Afin de bien observer ce spectacle , d'en suivre la pensée et l'action, sans rien confondre, et d'arriver à le comprendre dans toutes ses
parties, nous avons recueilli nos souTenirs. Les cinquante années de luttes qui, dans ce siècle, se sonl succédé si agitées, ont été fécondes en hommes et en choses portant enseignement. On a vu des ambitieux, des intrigants, des hommes d*énergie et de talent, des hypocrites^ des lâches et des héros, des âmes vénales et des cœurs généreux, d'honnêtes et de malhonnêtes gens, s'y partager les rôles ; on a vu des natures mobiles se prêter à tout, capables de tout en bien comme en mal ; enfin certains acteurs pactisant avec tous les partis, s*affiliant à toutes les associations, pour parvenir au but qu'ils s^étaient invariablement fixé, ne reculer devant aucun moyen. Ces leçons de Fexpérience^ si utiles A Tétude du passé, une fois bien gravées dans notre esprit, nous nous sommes isolé du monde actuel et transporté par l'imagination à l'époque où vivait Dante. Une fois au xiv' siècle, nous nous sommes mis à penser, à parler, à écrire, en homme de 4300, et à envisager la société au milieu de laquelle nous nous trouvions au point de vue purement catholique. C'est ainsi qae nous sommes arrivé à nous reconnaître, aidé de nos souvenirs dn XIX* siècle, au milieu du monde dantesque, et que nous avons pu en comprendre la langue, en signaler une à une, pour ainsi dire, toutes les individualités, sans être ni un savant, ni un théologien, ni un philosophe, ni un ultramontain, soit dit une fois pour toutes; sans être davantage un homme départi, métier de dupe pour gens loyaux, car lorsqu'on s'y est une fois fourvoyé, on apprend bientôt à far parts da$e.
Nous avons la conviction, il n'est pas besoin de le déclarer, sans doute, que si nous avons pu errer en quelques parties, la plupart de nos interprétations sont fondées en vérité; celles-là même qu*on trouvera présentées seulement à titre d'hypothèses sont à peine douteuses à nos yeux. Mais les questions de détail importent peu.
Le point capital était d'établir que non-seulement la ComèdU, mais encore toutes les autres œuvres de Dante, tant en prose qu*en vers, tant en latin qu'en italien, composaient un corps de doctrine reDgieuse et politique, un ensemble complet, dont le principe, tout oriental, se rattachait étroitement à la grande et redoutable opposition contre laquelle l'Ëglise romaine eut à lutter au moyen âge, qu'elle combattit à toute outrance et qu'elle finit par écraser momentanément, que la Vie nouvelle n'est pas un roman intime, ni le Banquet un livre de philosophie purement scolastique, pas plus que le Traité de Vldioms vulgaire n'est une œuvre de philologie ordinaire et le Canxoniere un recueil de poésies innocemment amoureuses ; que ces divers ouvrages se rattachent au livre De MonarcMa et sont li^ l'un A l'autre par une
multitude de fils, qui, imperceptibles au premier coup d'œil» ne sauraient échapper à un examen minutieux ; qu'ils ont été conçus et exécutés pour se prêter un mutuel secours, pour s'expliquer et s'éclairer tour à tour; enfin, que tous ont été inspirés par le désir profond, invariable, obstiné, de renverser l'édifice catholique et de faire triompher sur ses ruines la doctrine mystérieuse qui se résume dans ces deux mots : âlbigbisme et Templarisub.
Peut-être nous abusons-nous, mais cette question capitale nous paraît dès à présent hors de tout débat. Tirésias, Manto, Caton, Stace, sont des témoins éloquents et qu'il n'est guère possible de récuser, sans parler des figures diaboliques de Pluton, de Minos, de Ghiron, de celles de Rhea, du Vieux de la montagne, de la Fortune, de la Nature, de l'art d'Amour, ce petit-fils de Dieu, et de tant de personnages restés encore sous le rideau ; sans parler de cette collection de prostituées de tous les pays et de tous les siècles, destinées à faire ressortir les angéliques perfections de la pure et chaste Béatrice , donna cruda, sachant se faire umile, si longtemps enveloppée de triples voiles et qui ne nous a pas dit encore son dernier mot.
Malgré tant de témoignages si précis, et tous concordants, recueillis jusqu'ici, quel que soit l'enchaînement logique des interprétations qu'on vient de lire; en dépit de la solidité des preuves apportées à Tappui et de leur connexion, beaucoup de gens s'obstineront encore, c'est chose inévitable, à ne voir dans tout cela qu'un jeu d'esprit, un résultat de la manie des systèmes. Car avec ce mot système, prononcé d'un certain air de gravité doctorale, ceux qui ne croient qu'en eux ont réponse à tout. Mais qu'ils y prennent garde : en pensant par lA dénigrer l'œuvre, ils courraient risque de rehausser singulièrement l'ouvrier. En effet, celui dont l'imagioation inventive aurait trouvé moyen de déployer sur la grande page dantesque une toile fantastique s'y adaptant étroitement, au point d'en laisser apparaître, tout à la fois, comme à travers un transparent, et l'ensemble et les moindres détails, et cela de manière à montrer seulement les lieux et les personnages sous un aspect complètement différent, à faire se mouvoir les figures d'une toute autre façon et sous un tout autre costume, nonseulement sans s'écarter du modèle, mais en se conformant même aux renseignements fournis sur chacun d'eux, soit par l'histoire, soit par les saintes Écritures, soit par la mythologie ; celui qui aurait opéré de la sorte aurait certes accompli, dans le domaine de l'art, un tour de force qui ferait presque de Ibi l'émule du maître.
Personne, à coup sûr, ne nous supposera pareille ambition; être accepté comme un copiste fidèle et comme un interprète intelligent^
Toilà ODÎqaeiiieiit où tend la nôtre; elle ne ya pas aa delà. Mais ooas ayons dû prévenir consciencieusement nos contradicteurs, afin qnlls n'eussent pas à travailler pour nous faire accorder, sans le vouloir, beaucoup au delà de ce que nods nous estimerions trop heureux d'obtenir. Quant à la transformation qui pourra s'opérer dans l'opinion de ceux qui voyaient dans le peintre de TEnrer un colosse catholique, et le portaient aux nues à ce titre, nous n'avons point à nous en occuper ; mais nous nous attendons bien à voir jeter de la boue par ceuxlà à leur ancienne idole, sauf à en être légèrement éclaboussé nousmème.
Quoi qu'il en soit du jugement à intervenir sur la Comédie, sur sa traduction et sur son interprétation, l'enquête reste ouverte et nous n'avons garde de vouloir la clore, car nous avons encore bon nombre de témoins à entendre. Ils valent au moins, ci oyez-le bien, ceux qui les ont précédés; nous leur laissons donc la parole^ nous réservant d'examiner leurs déportions avec le même soin scrupuleux que nous avons apporté à scruter les précédentes, afin d'en faire jaillir la vérité.
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