‹ La comédie de Dante (volume 3)Chapitre 20 sur 155 · était de la famille GavIcduU · texte numérisé non relu

était de la famille GavIcduU

Cet Esprit florentin , à la fougue sauvage , Lui-même, à belles dents, se mordait avec rage. Nous le laissâmes; plus n'en dirai sur ce point*'.

Tout à coup, me faisant fixer la vue au loin , Une clameur sinistre à mon oreille arrive ; Le maître alors me dit : — Mon flls , de la cité Nous approchons, ici qu'on appelle Dite**, Au peuple gémissant, à la foule captive. —

Et moi : — Maître, déjà par delà le marais, Là bas au fond, je vois, certes, ses minarets, Qui semblent s'élancer rougis d'une fournaise *'.—

L'inextinguible feu qui jamais ne s'apaise Les embrasant, dit-il , fait qu'en ce bas enfer Tu les vois flamboyer, rouges comme l'éclair".

Nous gagnons les fossés qui, profonde vallée, Défendent tout autour la ville inconsolée. Ses remparts élevés me paraissaient de fer ". Non sans un grand détour nous prîmes enfin terre". Et, d'une forte voix, où perçait la colère,

l'une des branches des Adimari , et les siens , les églises catboUqaes

ennemis personnels da poète; à tel étalent des mosquées. C'est ainsi

point que ses biens, frappés de con- que^ dans la Chronique de Turpin ,

flscàtion, ayaient été donnés à l'un Charlemagne , personnification de

d'eox. 11 faut voir Ici la peinture l'Empire . brille les mosquées des

d'nne de ces émeutes si fréquentes mécréants de Sarragossc.

à Florence, où le peuple faisait à sa jO. Les passions haineuses tou-

manière uslice de ceux qu il appe- j^^^^s allumées, les bûchers de l'ift-

^MMpopolanx grain. quisition dressés pour les héréti-

17. A bon entendeur, salut ! qucs, sont pour le poêle la cause de

18. Florence, ville de Dis , Pluton cette couleur rouge arliorée par Fio- OD Plutus ; les deux noms s'écrivent rencc guelfe, dont la bannière por- Pluto en italien, et signifiant au sur- tait les fleurs de lis de gueules, plus la même chose. ^ l . Vu l'impossibilité pour Dante

D«M ;•/« i.«-«iirr d'y rentrer, et pour Henri Vil de

A Ckriêta «t Paulo, Princept bujus mundi , g'en emparer.

u.rit.ri .,,.««. Dit.. « PLoto.. 'p""." ^ «. Aliusion sux courses errantes

M>re«i. PaiingeDio [ZoéiM, viiœ, lib. »iit\ du pocte sux cuvirons de sa ville

natale , pour saiEir une occusion d'y

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