Saint Pierre lul-mômc prc- Jean-de-Latran
nanl soin de nous dire dans le chant 30. Dante n'y fait pas tant de fa-
xx\ii* du Paradis que « le lieu où çon , il écrit brutalement di merda
glt sa cendre est devenu un vrai lordo.
cloaque» » et le poète se complaisant 31. Où s'exerce la flatterie si rt
à accumuler ici les expressions et n'est à ia cour? Cet InlermineHi,
les images les plus repoussantes , il qui appartenait à la même famille
est facile de deviner quelle est la que Castruccio CastracanI , si tfr-
vlllc ou plutôt la cour qu'il a en- rlble plus tard pour Florence, s'ëu»»
tendu dépeindre dans ce foyer d'in- rangé du parti des Blancs. Il àpnW
feclion où . il plonge les flatteurs avoir joué à ce titre un rWe Impor-
guclfcs, ceux qui ont abusé autrui tant dans les événements pditiqoes
CHANT XVllI.
Jette un peu les regards plus avant, dit le sage, Et d'ici tu pourras en face observer mieux L'infecte, échevelée et vile créature Qui va se déchirant de ses ongles fangeux ", Tour à tour accroupie et debout dans l'ordure. C'est Thaïs. La vénale , au soldat son amant, Lorsqu'il lui demandait : « Es-tu bien amoureuse De moi?» répondit: «Oui certes, immensément.» Fuyons , pleins de dégoût, celte scène hideuse ",
(lu temps et rempli quelque grave mission dipIomallque.OD n'en pourra guère doulcr lorsqu'on aura reconnu Je personnage mis en scène immédiatement après lui. Peut-être était- II nn de ceux qui avaient entretenu les illusions de Henri VII sur les dispositions favorables de Clément V à son égard.
Zi.UnghiemerdosefipOTie le texte.
33. On remarquera qu'il s'agit ici d'un véritable masque, d'un personnage de comédie. Dans l'Eunuque de Térence , r* scène du m" acte, le soldat Thrason dit à Gnaton, qui vient de remplir son message : Magnusvero agere grattas Thaù mihi.
— Gnaton. — Ingénies — et cette réponse est censée faite par la courtisane, an moment où elle va se livrera nn antre. Qu'on ouvre maintenant les historiens et les chroniqueurs et que l'on réfléchisse au rôle que nante reprochait à Clément V, d'avoir joué h l'égard de son héros, de Henri VII, le soldat de la secte, conllanl dans les protestations d'amitié de. ce pontife, l'allié secret du roi Philippe-le-Bci , et force sera bien de rester convaincu que c'est sur la tête du chef de l'Église qu'il a accumulé tant d'invectives et d'immondices, en montrant la courU* sane allégorique tantôt accroupie comme épiant sa proie , tantôt debout lorsqu'elle croit devoir cesser
de feindre. Enfin, lorsqu'on lira, scène u, du second acte : Pape superàt ipsam Thaidem, on aura, avec la clef de cette repoussante Action, le passage de la comédie qui , très-probablement, en suggéra l'idée. Ni Doccacc , ni Laadino, ni Vellutello ne s'y sont mépris. Le premier, sur Pape, Satan Àleppe, nous dit, avec un air de parfaite bonhomie, que pape dérive de papœ, et que de ce mot est formé il nome del sommo pontefice; le second, partant de ce que pape est une exclamation admirative, nous assure, avec non mbins de candeur apparente, que le souverain pontife est ap« pelé Pape comme cota maravigliosissima parmi les chrétiens ; enfin, le dernier cite le Pape superat ij>sam Thatdem, Pauvres philologues, diront ceux qui n'y entendent pas malice. Hais comment ne pas voir que , sous cette affectation de niaiserie pédantesque, tous trois s'ingéniaient pour faire toucher du doigt ce qu'ils n'osaient indiquer plus clairement ?
Libre au surplus !i M. C.-J. Aubert, de la Revue de Vinstruction publique, de proclamer que, selon mol, « il reste prouvé que pape veut dire Pape. » Kn ajoutant : « tant pis pour Térence et pour le dictionnaire,» ce qui est très-spirituel etdoit me perdre dans l'esprit des Lycéens.
0 Simon le cupide et le magicien *, 0 vous, ses sectateurs, qui des choses divines, Gomme épouses qu'il faut donner à gens de bien , Rapaces, traflquez comme de concubines, Qui les prostituez à prix d'argent et d'or ', Ha trompette pour vous va résonner encor *, Car votre tourbe glt en la troisième tombe.
A la fosse suivante arrivés, tout d'abord. Nous montons sur la voûte , où plus elle surplombe.
Souveraine sagesse, oh I que tu montres d*art Dans le Ciel, sur la terre, en ce sinistre monde. Et, sachant à chacun faire sa juste part. Que tu fais éclater ton équité profonde * !
Je vis, plein ce fossé livide, ténébreux.
1. A Thaïs BQceède Simon de Samarle, rien de plus logique on en conviendra dans l'ordre dMdées du poète; le masque change, mais c'est toujours le même acteur sous des noms et des déguisements diiïérents. La transition Ta donc de sol.
2. Il n'est pas besoin de dire, sans doute, quels sont ces imitateurs, teguaci, de Simon le Magicien, faisant marchandise des dignités de TKglise, au lieu de les conférer aux phis dignes.