‹ La comédie de Dante (volume 3)Chapitre 56 sur 155 · Le parole grame. Les Gibelins parole grame · texte numérisé non relu

Le parole grame. Les Gibelins parole grame

CHAUT nvii.

Mais lorsque par la pointe elle s'ouvre ane issue ,

En donnant i ce feu , docile à la subir,

La double impulsion de la langue reçue *,

Nous entendons ces mots : — Toi, vers qui mon regard

Se dirige et ma voix; toi qui, parlant lombard ,

As dit : « Pars , en plus dire est peine superflue •.»

Pour être ouï , peut-être , arrivai -je un peu tard ;

Mais de rester encor ne te &is pas scrupule :

Vois, pour te parler, moi, je m'an'ôte et je brûle.

Au milieu de ce monde aveugle es-tu soudain

Tombé, nouveau venu, du doux pays latin

Que j'ai quitté, chaîné d'un lourd péché naguère ^ ?

Les Romagnois ont-ils ou la paix ou la guerre?

Parle, car je suis né dans les monts , entre Urbin

Et la cime où le Tibre à sa source s'épanche '.

J'étais encor baissé, l'écoutant incertain, Quand mon guide me dit, en me pressant la hanche :

6. Ce tremblement de la flamme, guixio, rend au mieux le double jeu de la langue sectaire.

6. Virgile n'a pas plus parlé lombard que grec à Ulysse, et les mots dont il 8'e»t servi pour le congédier sont du plus pur Italien ; mais, pour les initiés, parler lombard ou latin signifiait s'exprimer dans le langage sectaire, et il {louvait y avoir danger à donner trop longtemps la parole à Ulysse. C'est pour cela que Virgile lui a dit précédcmnDent : Più non rot'iso, j0 ne veux pas t'ennnyer davantage.

7. Toi, membre illuminé de la seete» es-tu aussi, pour tes péchés, toqobë du monde de lumière dans celui de l'ignorance et des ténèbres, BOUS l'empire du pontife que nous appelions le prince du monde, prtneept mundi ?

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