Le parole grame. Les Gibelins parole grame
CHAUT nvii.
Mais lorsque par la pointe elle s'ouvre ane issue ,
En donnant i ce feu , docile à la subir,
La double impulsion de la langue reçue *,
Nous entendons ces mots : — Toi, vers qui mon regard
Se dirige et ma voix; toi qui, parlant lombard ,
As dit : « Pars , en plus dire est peine superflue •.»
Pour être ouï , peut-être , arrivai -je un peu tard ;
Mais de rester encor ne te &is pas scrupule :
Vois, pour te parler, moi, je m'an'ôte et je brûle.
Au milieu de ce monde aveugle es-tu soudain
Tombé, nouveau venu, du doux pays latin
Que j'ai quitté, chaîné d'un lourd péché naguère ^ ?
Les Romagnois ont-ils ou la paix ou la guerre?
Parle, car je suis né dans les monts , entre Urbin
Et la cime où le Tibre à sa source s'épanche '.
J'étais encor baissé, l'écoutant incertain, Quand mon guide me dit, en me pressant la hanche :
6. Ce tremblement de la flamme, guixio, rend au mieux le double jeu de la langue sectaire.
6. Virgile n'a pas plus parlé lombard que grec à Ulysse, et les mots dont il 8'e»t servi pour le congédier sont du plus pur Italien ; mais, pour les initiés, parler lombard ou latin signifiait s'exprimer dans le langage sectaire, et il {louvait y avoir danger à donner trop longtemps la parole à Ulysse. C'est pour cela que Virgile lui a dit précédcmnDent : Più non rot'iso, j0 ne veux pas t'ennnyer davantage.
7. Toi, membre illuminé de la seete» es-tu aussi, pour tes péchés, toqobë du monde de lumière dans celui de l'ignorance et des ténèbres, BOUS l'empire du pontife que nous appelions le prince du monde, prtneept mundi ?