Kéophyte qui vas te réjouir
t;B4WT Y.
R^ar4e ^\ U^ yte Ym 4'Wtre nous n?lg»ère; De lui, là-b9§, p^uH^f^ W jour tu daig^^ras Porter nouvelle ^ijx sieqs. Trompant nptr^ espéraniçei Pourqiipi marcher toujovirs et ne t'arrêter pas? Nous ayons tous subi la mort par yiolence ", Et nous fûmes péctieurs jiisqu'au derqier iqstant *\ Par la gi*ace éclairés alors , en pardpnnant , Gomme le, cour contrit poiis quittâii^es^ la yie, Nous pardonne aussi Dieu, qui nous fuit ii^alntenant Désirer son aspept d'une ardeur ipQnie *S
A quoi je répondis : — Encore que mçs yeu^ Examinent vos traits avec soip , je ne peux Remettre aucun de vous, Itfais si je pouvais faire Quoi que ce fût avec Tespoir de vous complaire , Parlez, dignes Esprits, et je raccoipplirai**; Oui j'en atteste ici la paix sainte ^t féconde Que , iparchant sur les pas de ce guide inspiré, Je vais, sans me lasser, cherchant de monde en monde ^\
api rayons du soleil- vérité. avec Ip corps et l'esyrit, tous deux nouveaux, Qiie tu as revêtus en naissant à la vie nouvelle de l'initié, lorsqu'on t*a fait dépouiller le Vieil homoie.
la. Littéraleipept : nous ayons tous éti morts par force, noi fummo tutu già per forsa morti, ce qui ne veut pas dire : 90US avons péri de mort violente , fuais bien : la force nous a contraints à prendre parti pour les pathoUqu^s. Qu'on se rappelle Quiuo Cavalcanti morl pour le service de sa dame toulousaine, el ceux à qui on donne la mort par force, niQrte j.er for sa, ch. xi. On comprend dès lors le motif pour lequel Virgile ne veut pas que son disciple s'arrête avec des gens qui n'ont pas eu le courage de résister à l'oppression.
14, Nous avons pécbé Jusqu'i U (In cOqlre notre fol en subissant par force la religion de baine querejettait notre raison.
16. Éclairés par la grftce divine, à l'article de }i| mort, nous avons, pleins de contrition, abjuré notre erreur, et nous n'aspirons h présent qu'à jouir de la vision de notre Dieu-Amour, avec lequel notre repentir nous a répopciliés.
\Q, Dante appelle ces Esprits, vn cqpifnunauté d'opjnion et de doctrine avec lui, spiriti hen nati, par opposition à ses adversaires, qu'il a ploAgés d^ns l'Enfer en qualité de mal fiait, fussent-ils priqces, rojs ou pontifes,
17. Que désirez-vous? demandait à Dante le religieux du monaslèie del Corvo, à Tembouchure de H Magra. L^palx. répondait le poète.
LR Pt'RGATOlBE.
De serments n'est besoin, chacun a tout espoir Dans ce que tu promets et pleine cohflance, Reprit alors Tun d'eux , pourvu que Timpuissanc^ N'ait pas h venir mettre obstacle au bon vouloir. Or, moi qui , le premier, en ce moment te parle, Je te conjure, au cas, un jour, oi\ tu verrais Le pays qui s'étend entre l'état de Charte Et le sol romagnol, d'exaucer mes souhaits *'. Aide-moi dans Fano de tes bonnes prières , Afln qu'adorent bien pour moi des cœurs sincères , Et que je sois lavé de mes graves méfaits **. Là, fut mon toit natal; mais des larges blessures Par où s'enfuit le sang sur lequel je siégeai '*, Aux champs Anténoriens mon corps fut affligé '\ Quand j'y croyais trouver des retraites plus sûres. Du meurtre celqi d'Esté, irrité contre moi, Donna l'ordre, en foulant aux pieds justice et loi ".
et 11 ne faut que lire le I'' livre de la Monarchie pour s'niFSurcr que la paix était pour lui l'avéncment de l'empire universel, subitituë à la domination universelie de TÊgltse romaine. (Vcst par cette paix qu'il Jure, c*est clic qui est l'objet de ses \œux, et il c«père y arriver en suivant les traces du chnntrc d'Auguste, de ce second César, par qui furent fermées lea portes du temple de Janus.
fS. La Marche d'Ancône, dtfns laquelle est située la '.ville de Fano, confine d'une part au royaume de Naples, où régnait alors Charles II, et de l'autre à la Romagne.
19. Si che hen per me «'odort, mot à mot : afln qu'on adore bien à mon Intention ; d'où il résulte cette conséquence qu'on y adorait mal, en suivant la religion orthodoxe, à laquelle s'était conformé par force l'Esprit qui porte la parole ; ce qui
constitue les gravi offese dont U aapirc! à ctie lavé. Nous avons déjà vu quel sens 11 fallait attacher aux prières, considérées seules comme bonnes par les Aines du Purgatoire dantesque, buont prieghi.
30. In tut quale io sedea, ce qui est eo conformité avec ce verset -.
Anima carnis in sanguine est.{Liviliq. wii, 1 1 .) Il faut se rappeler que c'est une ftme qui parie.
21. Les Padouans attribuaient la fondation de leur ville au troyeti Atitenor, dont le poète a donné le nom à l'une des sections du cercle 'de Judas, et c'est probablement pour les signaler eux-mêmes comme des traîtres, qu'il les désigne ici par le nom d'^ltirenori. En effet, nous avons vu le Rotschlldde Padoue damné pour avoir pris une grosse part de l'emprunt florentin.
33. Jacques de Cassero avait été podestat de Bologne, dont .\zio III,
Mais si, quand m'atteignit rhomicide phalange ,
Aux abords d^Oriac, plus sage, je courais
Vei*s Mira pour ra'enfuir, encore je vivrais.
Par malheur je portai mes pas vers le marais ,
Et là , m*embarrassant dans les joncs et la fange ,
Je tombai, sous le fer je vis s'ouvrir mon flanc,
Et mes veines répandre à longs flots tout mon sang ".
Un autre, après lui, dit: — S*il faut que s'accomplisse Le désir à gravir ce mont qui Va porte, D'aider au mien rends-moi le charitable office. Mon berceau fut Montfeltre et j'eus nom Buonconte ^*. Jeanne" et d'autres de moi gardent peu souvenance, Aussi marché-je ici le front bas et chagrin.
Alors moi : — Quel hasard ou quelle violence Tout à coup t'emporta si loin de Gampaldin , Que jamais de ta tombe on n'ait eu connaissance ?
Hélas ! répondit-il , au pied du Gasentin , Suit son cours FArchian , qui sort, à sa naissance , Au-dessus du moulier " des flancs de l'Apennin.
d'Esté, convoitait la possession, et, srctaire en secret, bien qu'ostcnsibleincni ortliodoxe, il s'était attiré raniinadversion de ce seigneur guelfe, en signalant aux Bolonais ses projets ambitieux, (^'oy. Gbirardarci,lib. x. Annal. Est. Muratoii, t. XV, 344.) Dante met ici le premier en scène, avec l'intention évidente de le réhabiliter , comme ayant gardé au fond du coeur la vraie doctrine, e( de dénoncer le second, lélé défenseur du Saint-Siège, comme son assassin, et conmie le digne flis de celui qu'il a plongé, en compagnie d'Eaciin, dans le lac à l'imde sanglante. Votj. i'Ëiifcr, ch. XII.
33. Oringo est une petite vific et Mira un village du Padounn, sur le bord de la Hrcnta.
'2\, C'était le fiU du comte (iuido
de Montefeltro, que Dante a représenté ^c)i. xxvii de l'Enfer) comme damné par le fait de Bonlface VIU, et pour lequel U témoigne sa haute estime dans le Banquet. Buonconte n'avait pu que suivre les traces de son père,«n se montrant forcément ralholiqne, et en restant l'ennemi de Rome dans son for intérieur. Il avait ainsi tout droit à la bienveillance du poète, d'autant plus qu'il avait été tué à Campaldlno, en combattant contre les Florentins, à la léte des troupes d'Areuo, le 1 1 Juin 1280, et qu'on n'avait pu retrouver son corps. Votj. Yillani, lib. vu, cap. 14 et 30, et Dino Compagnl, Muratori, t. IX, 471.
26. Sa femme et ses proches ayant subi rinfluencc du parti opposé.