‹ La comédie de Dante (volume 3)Chapitre 88 sur 155 · Au-dessus du couvent di'S Camaldules · texte numérisé non relu

Au-dessus du couvent di'S Camaldules

d34 LE ^UttCAtOlRE.

A reiidroit où tie nottl 11 change *^ sitr la rite

M'emporta ce jour-là ma course fugitl?e.

J'élais à pWd , soUlfranl, S la gorgé blessé,

Et le sable restait rouge où j'aVais prisse.

Là, se troubla itid vue, et ma voix affaiblie

S'éteignit, eu nommdnt pieusement Marie?.".

Je tombal sur la grêVé et, glactf du trépdS,

Mon corps y l'esta seul. Ce que Je vais rapprendre

Est vrai. Chef les vivants td le rapporteras ".

L'ange de Dieu lui-môme alors s'en vint me prendre.

Le flls d'Enfer criait : « Pourquoi me faire tort ,

Et Vouloir cette part qui survit à la mort?

Parce qu'il a pleurd deux gouttes, â l'entendre , .

Tu veux me le ravir: Eh bien ! je vais ici

Traiter à ma façon ^aut^e pdrt que voici ". »

Tu sais cotnme dans l'air s'amasse et se condense Celle humide vapeur en eaU qui se résout; Qdâtid du ffoiâ, en montant, la saisit l'influence. Le démon jotghant donc à ^b intelligence Sa volonté perverse, an mai p<»rtée en tont. Mit là , par le pouvoir qu'il tient de son essence , La vapeur et le vent en action tous deux. Dèâ que le jour finît, d'un brouillard ténébreux Il étendit le voile au loin , de Pratomagne

27. En se Jetant dans TArno. a proové an père la Justice de sa

2S. Nous afons dit que les see* damnation. l\ se contente , après

talres désignaient lenr église par le ayolr tourné son repentir en dért-

nom de Marie, et nons croyons qne slon, d'une misérable rengcance stir

c'est désormais un fait acquis à la son cadavre. Mais le HU d'Enfer ne

discussion. Buoneonte fit donc , à serail-ll pas le prêtre catholique qui

l'article de la mort , un acte de foi aurait refusé la sépulture chrétienne

•eetafre. à ce soldat, et l'aurait fait traiter

3t). Parmi nos frères qui vivent de mort comme le fut Manfred par

la vie de r Amour. rcvéque de Cosenza.' En admeUant

90. Le démon qui se laisse en- que la supposition fût hasardée, ne

lever l'àme du fils , ne se montre serait-ce pas là ce que le poète au-

pas aussi bon logicien que celui qui ralt voulu donner à entendre ?

CrtAUt V.

Jusqu'au dernier sbttitilët de k hatlto itioillSpe ^^ L'aliiiosplière au-deôsus tellëffléflt fe*épâlssil Que l'air, gfos de tdiiipéte, en eâu se coftterttl, Tomba la pluie à flots, et ce qui par les terres Ne put êtie absorbé , courut aux fondrières. En des lits plus profonds se répandant alors ^ Vers le fleuve royal avec tant de furie Se précipita Tonde « irritée et grossie ^ Que ne put nul obstacle ai-rôler ses ^florts. De l'Arcbian fougueux le flot trouva mon corps Sanglant et froid , gisant sur la grève voisine; Dans le lit de FArno ^ rapide^ il l'emporta ^ Ouvrant les bras roidis qu'en croix sur ma poitrine Je ployai , dans l'instant où le mal me dompta. Au fond il me roula de Tjone à l'autre plage, Puis de limon , de sable entraîné par sa rage 11 me laissa couvert ^ enceint tout S Tentour •*.

Oh ! lorsque tu seras au monde de retour, Et reposé d'un long et dénible voyage.

Dit un troisième Esprit , comme l'autre se tut , Daigne te souvenir de moi, dont le nom fut La Fia. Née à Sienne, hélas ! dans la Haremme

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