‹ La comédie de Dante (volume 4)Chapitre 92 sur 123 · FAilée, comme Guelfe exaltée, vanl, en 12G · texte numérisé non relu

FAilée, comme Guelfe exaltée, vanl, en 12G

Pour un peu dé tteflti tetn^s et dé tM a«uré. J'implorai le Seigneur Térs là fin de ma vie, Pour mourir daiis sa pdix M. A la dette pourtant N'eût pas certe suffi mon Retour périitént, Si, de douce pitié pour moi Fàme remplie, Pierre Pettignano n'eût, en bon souvenir, De saintes oraisons daigné me subvenir l0. Mais toi, qui donc es-tu, qui de nos destinées Vas ainsi t'enquérant, l'œil librement ouvert, Ce me semble, en parlant toi qui respires Mr " ?

Et moi : — Seront de mônle à la nuit condamnées Mes paupières ici; mais non pas pour longtemps, Car d'envieux regards en poursuivait les gens, Je n'ai guère péché" : me trouble davantage La crainte des tourments que Ton souffre plus bas; Je sens déjà le faix apesatitir ines pas ". — ^

Et qui donc, reprit-elle, a pu dans ce parage

29. Elle serait alors revenue aux opinions gibelines, qui dominaient dans sa famille.

30. C'était un Florentin du tiersordre de Saint-François, qui vivait

- en ermite dans la montagne de Chianti, à sept milles de Sienne, et qui .très-probablement, s'étant exilé du milieu des siens pour adorer Dieu à sa manière, avait ramené Sapia aux croyances des Gibelins.

{Voy. Tommassi Si. di Sienna, II, 238, et Gigli, Diario Sanese.) Le parler subtil, arguto, recommandé par Virgile, et mis en œuvre par Dante, consiste à avoir fait de Sapia une chrétienne peu charitable souhaitant des revers à ses compatriotes, lorsqu'il voulait la représenter, en réalité, comme coupable d'avoir abandonné la cause des siens et pris parti contre eux , par aveuglement catholique. Et o.Vst en la montrant

pleine de repentir et de résignation qu'il a pris soin d'appuyer du côté opposé à celui où il aurait pu choir, onde coder si puote.

31. Toi dont les yeux sont dessillés au milieu de tant d'aveugles , ocehi sciolti, et qui te permets de raisonner comme un vivant parmi les morts, pour qui brille en vain le soleil -raison ; spirando ragioni.

32. Je n'ai à me reprocher d'avoir voulu du mal aux Gibelins , mes frères, que pendant les premières années de ma carrière politique, où les précédents de ma famille me firent suivre la bannière des Guelfes.

33. Mon plus grand tort a été de subir trop longtemps le joug de l'autorité pontificale, cette lourde pierre, qu'il faut porter les genoux ployés ; et d'avoir un peu péché par orgueil de famille.

T'amener parmi nous, si ta penses un jour Au bord inférieur fe trouver de retour14?

Celui qui, près de moi, se tait, dis-je. A cette heure Tu sauras que je vis; ainsi requiers de moi, Espritqu'attend bientôt la céleste demeure, Ce qu'au séjour mortel je puis faire pour toi.

Oh ! c'est 'signe évident que Dieu t'aime, dit-elle, Tant c'est chose inouïe et de tout point nouvelle. En priant veuille donc parfois me secourir. Je te conjure encor, par ton plus cher désir, Si tu foules jamais la terre de Toscane , Chez les miens d'effacer jce qui peut me ternir". Ils sont parmi ces gens d'humeur vaine et profane " Qui sur Talamoné fait les plans les plus beaux Et, non moins qu'à chercher le cours de la Diane, Qui s'abuse, mais plus encor ses amiraux57.

34. Elle comprend difficilement si facilement des Gibelins aux Guclcomment celai qui a une fols secoué fes.

l'obéissance envers l'Église, peut se 37. Les Siennois avaient dépensé

résoudre à se courber de nouveau de fortes sommes pour leur petit

sous son joug. port de Talamoné, dans l'espoir de

„. ft , ,, . . ., , . le voir rivaliser avec celui de Pl«,

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