XXXVII. — Catherine Turgot et les Caractères
— Le Fragment du chapitre des Jugements, 448.
— Critique qui s*y cache, et comment il faut le comprendre, 449. — La jeunesse, condamnation de rage mûr : Artenice Turgot condamnant Ri' canete de Boislandry, 45 1 . — Histoire de ces deux anagrammes, 452. — Comment et pourquoi Chaulieu fît la seconde, id. — • Ses relations trop intime? avec Catherine Turgot, devenue madame de Boislandry, id. - Le mari de Catherine sot et piedplat, 453. — Comment elle se perd, 455. — Mademoiselle de La Force-£/vfre, « fameuse aventurière, » qui « met les belles-lettres à tous usages, » 456-45^. — Catherine suit trop ses exemples, id, — Elle devient une a célèbre coquette, • 459. — Elle voit trop la société du Temple, id, -* Femmes galantes avec lesquelles on la confond : madame de La Perrière, mademoiselle de Briou, madame de Monclar, mesdames d'OIonne et de La Ferté, les deux sœurs Claudie et Mescaline, 461. — Comment une éducation de jeune homme se complétait chez Ninon, et plus tard chez madame de Boislandry, 462. — Catherine et le jeune Lassay, 463 . — Elle rompt avec Chaulicu, 464. — A Tâge d'être dévote, elle répugne à le devenir, comme la
duchesse d*Auinont, mesdames de La Ferté et d'Olonne, 465. — Les femmes au teint plombé, « avec des boules de cire dans les mâchoires, » 467 '. — Derniers temps de Catherine, devenue en secondes noces madame de Chevilly, 468. — Son procès avec ses deux frères, 469, — Grand réveil de souvenirs, quand elle meurt, 470. — Retour curieux aux scandales de son premier mariage, au procès honteux de sa séparation avec M de Boislandry et aux moti£s qui firent écrire par La Bruyère le Fragment cité plus haut, 471.
XXXVIU. — Encore La Bruyère et les femmes, 475.
— Ce qu'on eût pensé de lui chez les Précieuses, 476. — Son succès près des femmes lui vient de ses attaques contre elles, 477. — Elles se disputent son livre, id, — Un exemplaire avec envoi, 478. — Histoire des Caractère id. — S'il s'inspira, pour les écrire» de La Rochefoucauld et de Pascal, 479.
— Comment il mit au moins dix ans à les faire, et différa presque autant à les publier, 481. — Ennemis qu'on lui présage, id, — Mot que lui dit Malezieu, 482.— Il se démet de sa charge pour être plus libre dans ses attaques contre la vénalité des emplois, id. — 11 donne son livre à Michallet, pour que le produit soit la dot de sa fille, 484. — Quelle
' Cette mode ridicule avait ses variantes, comme on le voit par ce passage des Heures perdues, 1696, in-i2, p. 141 : f Orphise, dont un âge avancé sillonnoit le front et creusoit les joues, avoit le soin de tenir continuellement dans sa bouche deux boules d'ivoire, qui, repoussant ses joues flétries, empéchoient qu'elles ne formassent les deux fosses qui servoient de tombeau à Tamour. »
fut cette dot, et comment la petite Michallet devint la femme du fermier général, M. de July, et ainsi la tante de madame d'Houdetot, 485. — Persistance de La Bruyère dans sa générosité, 487. — Il donne à Michallet, en dépit de Coîgnard, libraire de l'Académie, son Discours de réception, et lui laisse prolonger de dix ans son premier privilège, 488. — La huitième édition, 490. — Quand La Bruyère meurt, on attend la neuvièmey 495. — Michallet la donne un mois après^ mais sans additions ni retouche >, 496. — Pourquoi? id. — Comment la famille, en haine du libraire trop privilégié, g-^sde l'exemplaire revu et augmenté par La Bruyère, id. — Ce qu'il devient, id, — Les Dialogues sur le Quiétisme ouvrage posthume de La Bruyère, 497. — Comment^ sur neuf, il y en a sept vraiment de lui, 498. — Pourquoi ils n*ont pas été et ne pouvaient pas être publiés chez Michallet, 499.
XXXIX. — Le désintéressement de la Bruyère, preuve de son célibat, 5oi. — Commérage sur son mariage secret avec mademoiselle Saillans du Terrail, id, '. — Ce qu^elle était, 5o2. — Elle devient madanie de Saurois, id. — Son fils, le marquis du Terrail, 5o3. — Un souvenir de Bayard dans La
' Nous n'avons rien changé à cet épisode, bien qu'une note du Chansonnier Maurepas, t. XI, p. 319, trouvée depuis notre première édition, pût nous porter à croire que le La Bruyère dont il y est question n'est pas le nôtre. L'indication des Mémoires de Mau • repas, qui sont notre autorité, et dont quelques nouvelles preuves nous ont confirmé les détails, nous semble, jusqu'à plus ample informé, devoir remporter sur cette note. Le fait a d'ailleurs été admis
Bruyère, 504. — Si mademoiselle du Terrail était jolie, id. — La Bruyère et madame de Soyecourt, veuve du grand veneur , 5o5. — Sa famille et ce qu'elle était elle-même, id* — Ses deux fils, 507.— Adolphe, le plus jeune, étudie avec M. le Duc, sous La Bruyère, 5o8. — Sa devise au carrousel de i685, id. — U est tué à Fleurus, avec son frère, Sog, — Son éloge dans les Caractères, 5 10. — Conseils indirects que La Bruyère donne à la jeunesse dépravée de son temps, par l'exemple des vertus simples et de « la pudeur » du jeune Soyecourt, 5io-5 1 1 . — Pourquoi il ne nomme pas la mère, 5x2.— Pourquoi Raoine et Boileau rappelaient» entre eux, Mojcimilien, id.
XL. — Comment la marquise de Belleforière, fille de madame de Soyecourt, aurait pu mieux que personne connaître La Bruyère, 5i3. — Qui elle épouse, 314. — Les deux Boisfranc, son beau-père et son mari, id. — Le duc et le marquis de Gesvres, id. — Les mésalliances, 5i5. — Ce que dit La Bruyère de celle de hiznc^^^Ménalque id, — Com-
par Sainte-Beuve, si prompt cependant à mettre en doute toutes nos découvertes : « La Bruyère le philosopae, qu'on croyait marié, a-t-il dit à ce sujet, et qu'on supposait honteux de Têtre. C'est assez piquant. » {Nouveaux Lundis^ 1. 1, p. 134.) Il aurait pu ajouter que c'est aussi toute l'histoire de Destouches et de son mariage, sujet de sa meilleure comédie, le Philosophe marié; et que nous rentrons ainsi dans les idées de sot respect humain, inspirées alors par le mariage, qui nous valurent la pensée de notre auteur, d*où sortit une autre pièce, le Préjugé à la mo^e de La Chaussée. (V. plus haut, p. 73.)
ment le duc de Gesvres est « l'étrange père ■ dont parlent les Caractères^ 517. ^ MM. de Maisons, oncle et cousin de madame de Belleforière, 5i8. — Ils entourent M. le Duc, iVi.— La Bruyère fait contre eux et leur société son chapitre des Esprits forts, 5 19. — Sa piété sincère, id, — Il pense comme Bacon à Tendroit des hypocrites/qui sont les grands athées, 620. — Bossuet lut pardonne pour cette piété son origine ligueuse, 52 1 . — Ce qui lui reste de son éducation à l'Oratoire, 522. — Sa prescience du progrès, id. — Son amour et sa recherche de la science, 523 . — Il est craintif en philosophie, par piété, id. — Pour la même cause, il craindrait les voyages trop lointains, 524. — Son indépendance vis-à-vis de Bossuet, à propos du théâtre, qu'il défend, 525. — Le chapeau du cardinal Le Camus, 527.— Bossuet-7>o;y/ii»ie, i<f.— Explication du passage : « Quel besoin a Trophime d'être cardinal?» 528. — L'abbé de Choisy-Erasme, 529. — Pourquoi il n'est pas évêque, id, — Un hommage à Fénelon^ 53o. — Comment La Bruyère peut être à la fois ami de Fénelon et de Bossuet, id, — Une erreur de Victorin Fabre, 53 1. — Le réveil du Quiétisme, qui brouilla les deux prélats, est postérieur à la mort de La Bruyère, id, — Le petit concile à Saint-Germain, chez Bossuet. Les condomophageSy 532.— Les familiers à\x petit concile : Choisy, Genest, Fénelon, Tabbé Fleury, Pellisson, de Court, La Bruyère, 533. — Le comte de Trévîlle, 535. — Sa morgue et ses inconstances, 536. — Son portrait par Bourdaloue, id, — Ce que La Bruyère pense de celui-ci, et comment il le définit avec une des formes de style qu'il préférait, id. -— Histoire du
On, id., note. — Ce que La Bruyère dît de Fléchier, 539. — TrémMe- Arsène, dans les Caractères, 640.
— La Bruyère et les livres de Port-Royal, 538. — Ce qu'il en dit, id,
XLL — Le petit concile et la coterie littéraire qui en dépend, 541. — Ils émigrent de Saint-Germain à Versailles, id. — Ils ont de la piété et tiennent pour les Anciens, 5^2. — F^eur antagonisme contre les c illustres de Paris,* qui sont athées, et tiennent pour les Modernes, id. — Origine de la fameuse querelle, 543. — Une épigramme de Fonteneîle, coryphée des Modernes, contre ces « gens de Versailles, i 544. — Haine de Louis XIV pour Paris, id . — Son horreur des esprits forts qui s'y trouvent, 546. — Les mêmes gens athées à Paris, dévots à la Cour, 547. — Si Fonteneîle et La Bruyère furent amis, 548. — Une lettre douteuse de La Bruyère à Fonteneîle, id, — Ils se voient chez M. de Maisons, 549. — Commencement des hostilités entre eux, 55 1. — FontenelJe et Thomas Corneille au Mercure^ attaqué par La Bruyère, id.
— Regrets pour Quinault, en haine de Fonteneîle et de son opéra de Thétis et Pelée, id, — La Bruyère et le marquis de Termes, 552. — Fonteneîle refusé quatre fois à l'Académie, 555. — Pourquoi, id, — L'abbé Mauroy et son cousin le curé des Invalides, 553. — Place qu'ils ont dans les Caractères, 554.
— La tragédie deBrutus, par Fonteneîle et mademoiselle Bernard ; ce qu'en dit La Bruyère, 557. — Fonteneîle élu à la place de Villayer, contre La Bruyère, qui la lui disputait, 558. — N'ayant pas à faire l'éloge der Villayer, il esquisse sa caricature dans le caractère d'Hermippe, b5g, — La Bruyère
et Benserade, qui a fait manquer son élection, 5b i .
— Il s'en venge par le caractère de Théobalde, id,
— Comment, six mois plus tard, il est exposé à faire l'éloge, après avoir fait la satire, 562. — Â la mort de Benserade, il demande sa place, id, — Il obtient sept voix, dont celle de Bussy, 565. — Comment et pourquoi Pavillon lui est préféré, id, — Le second scrutin, 566. — La Bruyère et ses boules noires, id, — En 1693 quatre fauteuils sont vacants ; La Bruyère pose sa candidature pour celui du curé La Chambre et l'obtient, 567.~Comment et par quelles influences, id. — Scandale de cette élection, 569. — Epigrammes, chansons, cris contre Régnier-Desmarais, que l'on en accuse, 670. — Bruit plus grand encore contre le Discours de La Bruyère, 571. — Pourquoi Boileau, quoique directeur de TAcadémie, n'assiste pas à la réception, 573. — Les Théobalde : pourquoi La Bruyère les appelle ainsi, id. — Mesure que l'Académie veut prendre, 573. — Protestations de Racine et sa menace de ne plus aller à l'Académie, id. — Vengeance de La Bruyère contre F onteneWt'Cy dias, 576. — Encore Pabbé de Saint-Pierre, ami de Fontenelle, 578-580. — Elections de La Loubère, ami de La Bruyère, et de Goibeau-Dubois, 58o-582 — La Bruyère à l'Académie, le jour où Ton doit donner un successeur à l'abbé Lavau, 582. — Curieuse anecdote sur lui retrouvée par M. d'Orti gués, 583. — Il vote pour Dacier et voudrait voter pour sa femme, id. — Les femmes à l'Académie, id. — Elections de l'abbé de Saint-Pierre et de Dacier, 585-586. — Si la Bruyère travailla au Dictionnaire de r Académie y 587. — Ses voyages de
Versailles à Paris, 588. --Sa santé dans les derniers temps, id. — Sa mort, 590. — On croit qu'il a été empoisonné, 592.