AVANT-PROPOS. III
peu monotone; aussi, tout en faisant de Molière le centre et l'objet constant de mon travail, m'a-t-il semblé préférable de chercher des cadres autour de lui pour plusieurs de ces études partielles ; son père, sa femme, sa plus constante amie, son plus utile auxiliaire, la cour de Louis XIV, me les ont fournis. De la sorte, j'ai pu reconstituer, avec la physionomie propre du poète, le milieu dans lequel il vécut et dont il s'inspira; plus tard j'espère compléter cette première enquête en étudiant la poétique et la morale de son théâtre.
Ces études ont paru d'abord dans la Revue des Deux Mondes. En m'ouvrant le plus autorisé de nos grands recueils littéraires, M. G. Buloz m'a fait un honneur dont je sens tout le prix. M. F. Brunetière a été pour moi un conseiller que je n'ai cessé de consulter; toutes les pages que l'on va lire ont passé sous ses yeux; il n'y en a pas une qui n'ait profité de ses critiques; et, s'il n'a pas ménagé les objections à quelques-unes des idées que je soutiens, plusieurs, et de celles qui me paraissent les plus justes, m'ont été suggérées par lui.
Aux archives et à la bibliothèque de la Comédie- Française, j'ai retrouvé près de M. G. Monval une obligeance que j'avais appréciée déjà; non content d'aider mes recherches, il a souvent mis à ma disposition sa propre science du sujet que je traitais.
Peu après leur publication dans la Revue, deux