IV AVANT-PROPOS
des études que 1 on va lire — celles sur Madeleine Béjart et sur la femme de Molière — ont été discutées dans le Temps, par M. Jules Loiseleur, avec assez d'étendue pour que le recueil de ses articles ait formé une brochure. Malgré mes propres objections à ses Points obscurs de la vie de Molière, M. Loiseleur a mis dans sa réponse une courtoisie qui n'est point commune en ces sortes de controverses. Si dans l'ensemble, il ne me paraît pas avoir sensiblement ébranlé ma thèse, il verra que, sur quelques points de détail, je me suis corrigé d'après ses indications, et que, dans mes notes, j'ai plusieurs fois mis à profit les faits et les raisonnements nouveaux qu'il produisait. Je relèverai, cependant, un reproche qui m'a un peu étonné; il aurait voulu, dit-il, me voir produire, « sinon des découvertes, aujourd'hui bien difficiles, il faut le reconnaître, du moins des recherches personnelles et des points de vue neufs et indépendants ». J'assure M. Loiseleur que, si j'avais eu le loisir de chercher et l'espérance de trouver une seule pièce tout à fait nouvelle — par exemple l'acte de naissance d'Armande Béjart, ou la relation par un témoin oculaire de sa venue au monde — je me serais empressé de la produire. Mais il reconnaît que c'était difficile; et la meilleure preuve, c'est que, dans le sujet qui nous occupe, luimême, chercheur habile et heureux, n'a rien trouvé, ou peu s'en faut, de tout à fait inédit. Pour le reste,