La comédie de Molière
MOLIERE Jean-Baptiste Poquclin, qui prit plus lard le nom de Mo-lière, naquit à Paris la 15 janvier 1622. 11 était fils de Jean Poquelin, tapissier et valet de chambre du roi avec survi-vance, ce qui veut dire que le jeune Poquelin naiisait valet de chambre présomptif du roi de France. Son père était à l'aise. Il fît donnera son fils une éducation de gentilhomme. Le jeune Poquelin fit ses études au collège de Clermont (à Paris), où il fut le condisciple du prince de Contf. Plus tard il suivit les leçons que l'illustre philosophe Oassendi don-nait à quelques fils de Camille, Chapelle, Dernier, Hesnault, Cyrano de Bergerac. Il étudia le droit à Orléans de 1615 à 1647. Revenu à Paris et entraîné vers le théâtre par une irrésistible vocation, il rassembla une troupe, prit le nom de Molière, et fonda 17i7u»fr« théâtre, très obscur malgré son. nom, et qui finit par là faillite, renonçant à Paris plutôt qu'à son art, Molière passa en province avec sa troupe, et se mit à transporter son théâtre ds ville en ville. Cette vie errante et peu connue dura douze ans, de 4646 à 1658. A cette période se rattachent les premiers essais de Molière, dont il reprit quelques-uns plus tard pour en faire de véri-tables comédies. C'est, par exemple, le Fagolier (devenu le Médecin malgré lui], Gorgibus dans le sac (une scène des Fourberies de Scapin), le Médecin volant, la Jalousie du Barbouillé (plus tard Georges Dandin) ; deux grandes corné* dies seulement, achevées, l'Etourdi, donné à Lyon vers t> MOLIÈRE.
1653 ou 1654, et Le Dépit amoureux, joué à Béziers en 1656. Connu en province, protégé par son ancien camarade le prince de Conli, Molière se risqua à Paris, en Î658. Il obtint la permission de jouer devant le roi. Il représenta Nico-mède (de Corneille) et le Docteur amoureux {de lui). Il eut du succès et s'établit à Paris avec le droit de donner à sa compagnie le titre de a Troupe de Monsieur » ; il occupa d'abord la salte du Petit-Bourbon, qu'il échangea un peu plus tard pour celle du Palais-Royal.
Comme pièce de début devant le public parisien, il donna les Précieuses ridicules (1659), qui eurent un succès de gaité et d'applications malignes. Très en favcurdepuislors, ses créations se succédèrent avec une rapidité extraordi-naire. Directeur, acteur, auteur, et encore sans cesse appelé auprès du roi pour fournir aux représentations de la cour, son activité incroyable suffît à tout. Il donna en treize an3 vingt-cinq pièces, dont douze considérables, et dont sept ou huit sont des chefs-d'oeuvre de premier ordre. Le3 voici dans leur ordre chronologique. Nous soulignons le titre des plus importantes :
4659. Les PRÉCIEUSES RIDICULES (grand succès).
I6G0. Sganarelle.
1661. Don Garde de Navarre, tragédie (échec), — L'ÉCOLE DES MARIS, —LES FÂCHEUX (gv.md succès).
1662. — L'ÉCOLE DES FEMMES (grand succès).
1663. La critique de l'École des femmes, — L'Impromptu de Versailles.
1661. LeMartage forcé, — fa Princeise d'Èlide, — les trois premiers actes du TARTUFFE (à la cour).
1665. DON JUAN, — VAmour médecin.
1666. LE MISANTHROPE, — Le Médecin malgré tut, — — Mélicerte (inachevé).
1667. Le Sicilten ou l'Amour peintre, — le TARTUFFE (joué une seule fois, puis interdit).
4663. AMPHITRYON, ~ Georges D.-mdt*, — L'AVARB.