‹ La comédie de MolièreChapitre 27 sur 94 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

HARPAGON, seul.

Yoilà un pendard de valet qui m'incommode fort ; et je ne me plais point a voir ce chien de boiteux-là. Certes, ce n'est pas une petite peine que de garder chez soi une grande somme d'argent ; et bien heureux qui a tout son fait bien placé, et ne conserve seule* ment que ce qu'il faut pour sa dépense I On n'est pas peu embar-rassé à inventer, dans toute une maison., une cache fidèle car, pour moi, les coffres forts me sont suspects, êl je neveux jamais m'y fier. Je les tiens justement une franche amorce à voleurs ; et c'est toujours la première chose que l'on va attaquer.

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