‹ La comédie de MolièreChapitre 71 sur 94 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

BÉLINB.

Qu'avez-vous, mon pauvre mari ? ..

ARGAN

Venez-vous-en ici à mon secours.

BÉLINB.

Qu'est-ce que c'est donc qu'il y a, mon petit fils?

ARGAN

Ma miel

BÉLINB.

Mon ami!

ARGAN

On vient de me mettre en colère.

BÉLINB.

Hélas t pauvre petit mari I Comment donc, nv n ami?

ARGAN

Votre coquine de Toinette est devenue plus insolente que jamais.

BÉLINE.

Ne vous passionnez donc point.

ARGAN

Elle m'a fait enrager, ma mio.

BÉLINB.

Doucement, mon fils.

ARGAN

Elle a contrecarré, une heuse durant, les choses que je veux faire.

BÉLINB.

Là, là, tout doux I

AttGAN.

Et a eu l'effronterie de me dire que je ne suis point malade.

BÉLINB.

C'est uno impertinente.

ARGAN

Yous savez, mon coeur, ce qui en est.

BÉLINB.

Oui, mon coeur; elle a tort.

ARGVN.

M'amour, cette coquine-là me fera mourir.

BÉLINB.

Hé là, hé là I

ARGAN

Elle est cause do toute la bile que je fais.

BÉLINB.

Ne vous fâchez point tant.

ARGAN

Et il y a je ne sais combien que je vous dis de mo la chasser.

BELINB.

Mon Dicul mon fils, il n'y a p int do serviteurs et de servantes qui n'aient leurs défauts. On est contraint parfois dn souff. ir leurs mauvaises qualités, à caus* des bonnes. Celle-ci est adroite, soi-- S neuse,diligente, et surtout fidèic;el vous savezqu'il faut maintenant e grandes précautions pourlesgensquel'onprend.Holàl Toinette I

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