‹ La comédie de MolièreChapitre 85 sur 94 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

AROAN, BÉRALDE.

AROAN.

Mon frère, vous serez cause ici de quelque malheur, lit tK MALADE IMAGINAIRE.

BÉRALDE.

Le grand malheur de no pas prendre un lavement que monsieur Purgon a ordonné ! Encore un coup, mon frère, est-il possible qu'il n'y ait pas moyen de \ous guérir de la maladie des médecins, et que vous vouliez être toute votre vie enseveli dans leurs re-mèdes?

AROAN.

Mon Dieu 1 mon frère, vous en pariez comme un homme qui sa porte bien; mais, si vous étiez à ma place, vous changeriez bien d * langage. Il est aisé de parler contre la médecine, quand on est en pleine santé.

BÉRALDE.

Mais quel mal avez-vous Y

AROAN.

Vous me feriez enrager. Je voudrais quo vous l'eussiez, mon mal, pour voir si vous jaseriez tant. Ah I voici monsieur Purgon.

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