RÉSUMÉ
n commence par la neuvième, pour remonter ainsi jusqu’à la seconde, puis à la rhétorique, qui est la première classe, et à la philosophie, le couronnement de l’édifice.
Dix années î
En neuvième, huitième et septième. — Etude des billes, de la toupie; première notion des barres ; confection des cocottes et des galiotes en papier; observations sur les mœurs des hannetons. On commence à faire de l’opposition au professeur.
Sixième. — La balle élastique, la balle au mur, la balle empoisonnée, le ballon, le diable boiteux, l’ours.
On fume des baguettes aux habits, dérobées au vestiaire.
L’opposition grandit.
Cinquième. — Les barres, saute-mouton. Élevage des vers à soie dans son pupitre. Pendant l’hiver, étude de l’équilibre sur les glissades. Éducation des souris.
Quatrième. — Perfectionnement du saute-mouton. Chimie appliquée à la ** 10
vie usuelle. On fait du chocolat dans son pupitre. On fume des baguettes aux habits, et des feuilles de marronnier. On étudie le triangle et la bloquette.
Troisième. — Débuts de la pipe avec de l’anis. Le cheval fondu. La balle cavalière. On fait le journal de la classe, la charge du pion, la silhouette du professeur. Débuts de la cigarette. Essai de vaudeville et de tragédie. Le roman sur les genoux.
Seconde. — Perfectionnement de la cigarette. Lecture approfondie du roman-feuilleton. Etude des chances mathématiques appliquées au jeu de billes , pair ou non. Opérations de prêt et de change. Suite du roman dans le pupitre. L’opposition se corse.
Rhétorique. — Arrivée clandestine du cigare et du cognac. Débuts du bouquet à Chloris. Développement du journal. L’opposition s’épanouit. Apparition du rasoir dans le pupitre.
Philosophie. — Le bachot. Trêve des partis.
Pendant ce temps-là , il est vrai , une dizaine sur les cinquante suit à peu près les programmes des études, et se frotte vigoureusement de gi'ec et de latin. Ce seront les académiciens , les professeurs et les pions de l’avenir.