‹ La comédie de notre tempsChapitre 2 sur 121 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Premier acte. — On apprend à apprendre.

Deuxième acte. — On apprend à vivre.

Troisième acte. — On n’apprend pas à vieillir.

Quatrième acte. — On est forcé d’apprendre à mourir.

Un homme de beaucoup d’esprit, hanté souvent par les papillons noirs, résumait ainsi notre passage en ce monde :

On entre, on crie,

Et c’est la vie.

On crie, on sort,

Et c’est la mort.

C’est le drame ; mais il y a aussi la comédie. Cette comédie où l’on rit parfois pour ce que le rire est le propre de l’homme, comme disait Rabelais.

La comédie de l’enfance, de l’éducation et de l’instruction.

La comédie des plaisirs et des fautes, celle de l’amitié et de l’amour.

Puis, la comédie des carrières et des professions, de l’égoïsme et de l’argent.

Enfin , celle des ambitions couronnées ou déçues , celle des dénoûments.

Ce sont les quatre actes de cette comédie que nous allons essayer de dessiner à la plume, et d’après nature, sur les originaux qui circulent maintenant autour de nous, — gaiement, s’il se peut; sincèrement et honnêtement, toujours.

Page 1