COMME ON FAIT SON DROIT
L’étude du droit est regardée comme une sorte de continuation des études classiques.
La connaissance des lois qui gouvernent le pays où l’on est appelé à vivre et à mourir ne saurait vraiment être considérée comme un bagage inutile.
D’autant plus que chaque citoyen français est réputé connaître la loi, lorsqu’il en abuse ou qu’il la transgresse.
Le titre d’avocat, qui s’acquiert au prix de plusieurs consignations et de plusieurs examens, ne conduit pas d’une manière indispensable les gens à se faire inscrire sur le tableau des stagiaires , et à faire des discours aux populations en goguettes, du haut du balcon; c’est un simple titre que, le plus souvent, on met en portefeuille, et qui est, comme le baccalauréat, la preuve certaine que vous avez visité de temps en temps, jadis, l’Ecole de droit, et que, tant bien que mal, vous avez subi à la longue quelques examens.
Au bout d’un certain temps, reste-t-il davantage de ces études que de celles qui conduisent au bachot ? Nous penchons à croire que, sauf pour les licenciés émérites et les docteurs, qui sont au reste des étudiants en droit ce que sont, pendant le collège, les piocheurs et les bêtes à concours à messieurs les cancres et baladeurs jurés, la proportion de cinq à dix pour cent doit être gardée.
Pour le collégien qui vient de jeter au vent sa dernière tunique, l’élude du droit est une forme de vacances agréablement prolongées.
C’est une entrée dans la vie par un riant portique devant lequel les pions
COSTUMES ET VISAGES
— Désolé ,