‹ La comédie de notre tempsChapitre 33 sur 121 · LES CLASSES LIBÉRALES · texte numérisé non relu

LES CLASSES LIBÉRALES

de tracer l’esquisse, sont la carrière du barreau, celle de la médecine, celles de la littérature et des beaux-arts.

Le succès de quelques avocats a décidé une foule de pères de famille, boutiquiers, cultivateurs ou portiers, à envoyer leurs fils suivre les cours de droit, de même que les magnifiques émoluments gagnés par certains docteurs ont poussé nombre d’autres à placer leurs fils dans le quartier de l’École de médecine.

Il se fabrique bon an mal an tant d’avocats et de médecins, qu’il y a certainement plus d’avocats qu’il n’y a de causes, et plus de médecins que de malades.

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Heureusement pour ces avocats malheureux et pour ces médecins in partibuSj il existe une autre carrière libérale qui devient pour beaucoup le gagne-pain, et pour certains la source des honneurs et de la fortune.

Aussi l’on ne doit pas s’étonner du nombre considérable d’avocats et de docteurs qui permutent, comme on dit dans l’état militaire, et versent dans la politique.

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