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CLASSIFICATION DE LA FAMILLE

Les parents dans une famille se composent, en suivant le degré de leur importance, du père et de la mère, des grands-pères et grand'mères, des frères et sœurs.

Puis, dans une importance secondaire :

Les oncles et tantes ;

Les cousins germains et cousines germaines ;

Les beaux-frères et belles-sœurs ;

Les cousins et cousines ;

Puis les petits-cousins et pelites-cousines, jusqu’au quatrième ou cinquième degré.

Tous ces parents forment ce qu’on appelle l’ensemble de la famille, et sont appelés par la tradition, par l'usage et par le respect des lois de la nature, à former un faisceau de garantie et de protection.

Les différentes familles d’un groupe civilisé, soit d’un bourg, soit d’une ville, se donnant la main par les beaux-frères et belles-sœurs, par les cousins et arrière-petits-cousins, l'entente doit ou devrait se faire avec la plus grande facilité pour la conduite générale de la ville ou du bourg, composé de toutes ces familles réunies, puis pour celle du pays, composé de toutes ces villes ou de tous ces bourgs.

Le père de famille est souverain. Son pouvoir discrétionnaire n’est limité que par le moment où ses fils sont passés chefs de famille à leur tour, ou considérés comme pouvant le devenir.

Mais il conserve jusqu’à la fin la prépondérance et la direction des intérêts qu'il a créés ou qu’il a reçus de ses pères, et qu'il doit transmettre à ses enfants.

Tel est le mécanisme de la famille qui a servi de modèle ou de base à la vieille société, où le chef du pays n’était autre chose que le chef de la grande famille, produit de la concentration de toutes les autres, chef lui-même de la famille la plus considérable et ayant le plus de ramifications dans le pays.

De nos jours, certaines gens se complaisent à attaquer la famille, l'héritage, l'autorité du père de famille, et les institutions qui en ressortent.

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