LE FAUX-COL ET LA CRAVATE
La cravate et le faux-col accentuent la toilette de l’homme,
et sont comme la dernière touche qui lui donne sa com-
plète signification; c’est la signature au tableau. Ainsi que nous l'avons fait observer précédemment, à mesure que les pans
Jves Bpaarur À
de la redingote s’abaissent, le sérieux, la position et l’âge de l’homme saffirment de plus en plus ; ici, c’est tout le contraire.
Le point de départ est très-bas. — Le premier faux-col est une sorte de collerette, puisée, pour ainsi dire, dans larsenal maternel. Lorsque le jeune homme paraît, le faux-col remonte légèrement, puis un peu plus, puis plus encore.
Puis il prend, en même temps que la considération entoure davantage l’adolescent fait homme, un développement de plus en plus sérieux ; puis il envahit les régions supérieures, s’élance au delà des parages du menton, qu'il dépasse bientôt, pour ne plus s’arrêter qu’à la limite des oreilles, les colonnes d’Hercule du faux-col.
La cravate suit nécessairement et fatalement tous ces développements progressif,