‹ La comédie de notre temps ... études au crayon et à la plumeChapitre 135 sur 200 · AU BUREAU · texte numérisé non relu

AU BUREAU

Deux jours après.

LA VICOMTESSE. — Montrez-moi donc les cartes de la marquise et de la baronne ?

LE PHOTOGRAPHE. —- C’est un jeune homme blond qui est venu chercher celles de madame la marquise.

LA VICOMTESSE. — Tiens, tiens, tiens ! Qui donc ca peut-il être? Est-il décoré”?

LE PHOTOGRAPHE. — Je crois que oui, madame; une petite roselte, ruban panaché.

LA VICOMTESSE. — Je parie que c’est M. Ernest; c’est inconcevable!

LE PHOTOGRAPHE. — Du reste, madame, voici encore deux cartes qui nous sont restées. Voici celle de madame la marquise et celle de madame la baronne.

LA VICOMTESSE. — La baronne est superbe, belle épreuve. Je vous fais mon

compliment; c’est bien son air un peu rogue et sa tournure anguleuse : c’est parlant. La marquise est admirable. La noblesse d’une dame de comptoir; c’est bien son gros air réjoui, peut-être un peu commun, mais, à tout prendre, agréable. Ah! mon Dieu! et celle-ci, qui est-ce donc? Dieu me pardonne, je crois que C’est la mienne! je reconnais ma robe. Évidemment lobjectif était fatigué, vous aussi; ne le dites pas, nous recommencerons tranquillement. Mais je vous fais un compliment sincère pour le portrait de ces dames.

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