‹ La comédie de notre temps ... études au crayon et à la plumeChapitre 151 sur 200 · DEUXIÈME ACTE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ACTE

Rma. — Le plus souvent qu'Oscar aurait été nous chercher des fondants chez Boissier !

Tony Bouror. — Fondants demandés, voilà; seulement je veux qu’on

m'appelle son petit chien vert.

JULIETTE. — Qu'est-ce qu’on dit au foyer ? que dit la critique ?

Tony BouLor. — Les uns disent ceci, d’autres : C’est pas ça; d’autres : Voilà ce que c’est.

Irma. — L'opinion se forme.

JULIETTE. — Avez-vous vu la robe de Cora ? une merveille !

Irma. — Au moins, si la femme est fanée, la robe ne l’est pas; il faut des compensations.

Oscar. — Mesdames, le président vous rappelle à l’ordre. Écoutez donc l'orateur. Cest l'honorable M. Capoul qui dit un petit Aleluia très-senti. Je vous le recommande.

Juuierre. — Cest très-joli; mais je ne vois pas jusqu’à présent qu’il soit

question du journal !

Oscar. — Quel journal ?

Toxy Boucor. — Vert-Vert, parbleu!

Maxime. — Le journal! il paraîtra seulement vers la fin de la pièce ; c’est une surprise.

Irma. — Quelqu'un qui me plait, c’est Potel.

Maxime. — Potel! je vois ton affaire, encore de la gourmandise. Tu crois que c’est de la maison Potel et Chabot.

Irma. — Ça serait un charme de plus. Mais Potel est toujours en militaire, et puis il parle gascon comme un ange. Voyez-moi un peu comme il est supérieur à son camarade qui a le nez en vrille.

JULIETTE. —— Voilà mademoiselle Cico en dragon. Je vous demande un peu à quoi sert de mettre Cico en dragon; et puis, franchement, quand on a des jambes aussi insuffisantes.

Irma. — On devrait bien rester tranquille.

Tony Boucor. — Offenbach la exigé, dit-on, il trouve que Cico remplit très-bien son rôle.

JULIETTE. — Son rôle, je ne dis pas, mais son pantalon.

Maxime. — Mesdames, une fois encore, je vous rappelle à l’ordre. Voilà les chansons à boire, le besoin commençait à se faire sentir de prendre quelque chose!

Tony BouLor. — Écoutez-moi ça un peu. Du recueillement, Mesdames. …

Oscar. — Au bout des seconds actes d’Offenbach, il y a toujours un finale ,et on danse.

Allons donc, buvons donc, Allons donc, dansons donc.

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