‹ La comédie de notre temps ... études au crayon et à la plumeChapitre 150 sur 200 · PREMIER ENTR’ ACTE · texte numérisé non relu

PREMIER ENTR’ ACTE

Au foyer.

Le Baron. — Qu'est-ce que vous en dites? Ça ne me paraît pas mal. Je viens de voir Azevedo, il est furieux, c’est bon signe. Oscar. — Le premier acte va bien. Qu'est-ce que vous pensez de PItalie

et des tabacs?

LE Barov. — L'Italie est chargée jusqu’à la culasse. Moi je couperais quelque chose dans le premier acte; les moustaches de Capoul ne suffisent pas.

Oscar. — Avez-vous vu la grande Émilia dans la loge du duc! c’est à pouffer de rire. La paire de chevaux gris de quatorze mille francs est dans son écurie depuis hier au soir. |

LE Barox. — Avec qui êtes-vous donc ?

Oscar. — Deux aimables grues de la connaissance de Tony Boulot. En l'honneur d'Offenbach, j'ai vendu douze mille dont deux sous hier, la prime a été abandonnée. Trente louis à dévider ce soir avec ces dames. On sait protéger les arts.

Le CriTiQuE FaroucHE. — Les arts, allons donc! Offenbach est le Paul de Kock de la musique.

LE Baron. — Eh bien, après ? Paul de Kock a fait rire Messieurs les pères, Offenbach fait danser le cancan à Messieurs les fils. Le cancan est la musique de avenir.

Maxime. — À bas Wagner |

Le Barox. — Remarquons ensemble ceci, mes très-bons : Paul de Kock et Offenbach sont les êtres les plus parisiens du siècle; ni l’un ni l’autre ne sont de Paris. O décentralisation !

Oscar. — La Belgique et l'Autriche, ça se complique. Je vendrai trente mille contre prime de cinq sous, demain matin avant la Bourse.

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