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LE BAPTÉME

Les robes pour mariage se multiplient à l'infini. Les couleurs sont éclatantes et, réjouissantes à l'œil, un bouquet de couleurs fait pour éblouir et égayer le regard, un bouquet allégorique cachant les chaînes sous les fleurs, comme dirait Boufilers.

Les robes pour enterrement et deuil sont uniformément noires, ce qui est doublement triste au point de vue féminin. A vrai dire, il ne devrait y avoir qu'une robe.

Heureusement ces dames se rattrapent et ont inventé des degrés dans la tristesse et dans le noir ; de là plusieurs robes :

Robe de grand deuil ;

Robe de deuil ;

Robe de demi-deuil ;

Robe de petit deuil.

La forme et l’étoffe de la robe marquent le taux précis du chagrin auquel on est arrivé par suite du temps qui passe.

Pour enlever au noir son uniformité, que l’on s’efforce de combattre avec des guipures, des rubans et dentelles lorsque la période la plus aiguë du deuil vient de s’écouler, on a inventé le violet, prétexte à une robe nouvelle et qui marque un sous-degré dans la douleur ; puis enfin le mauve, ton plus délicat, transition dernière qui vous fait passer au bleu ciel et au rose, sorte de pavillon indiquant wrbi et orbi que la période de la tristesse est close, et que celle de la réjouissance est ouverte.

Ainsi donc, de même qu'il y a le langage des fleurs, il y a le langage des robes , et Le véritable observateur ne s’y trompe pas.

Le célibataire intelligent qui voit arborer le mauve sur la jupe ou le corsage

d'une jeune, riche et jolie veuve, sait que la place devient attaquable, et que

l’on peut commencer à tracer les lignes de circonvallation.

Les hommes n’ont pas tant de ressources, l'habit noir se prête à toutes les cérémonies, à celles du mariage comme à celles de l'enterrement, à toutes les fêtes, comme à celles des réceptions, des bals et des baptêmes.

Le chœur de la Dame blanche, nous l'avons entendu chanter ainsi :

Car un baptême Est une fête Pour les parents qui ont des habits !

Les gens du peuple et les ouvriiers qui ont des habits, les arborent aux jours de baptême. « C’est aujourd’hui le baptême du petit ébéniste, disentils , il faut mettre son sifflet » , et ills mettent leur habit.

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Le baptême est une cérémonie d’un ordre purement religieux, dont les trois quarts de l’importance passenit dans l’ordre civil.

Le baptême est l'entrée dans l'Éçglise, du poupon qui vient récemment de faire son entrée dans le monde.

Le parrain et la marraine sont les introducteurs de la nouvelle recrue.

Jadis le parrain et la marraine asssumaient une sorte de responsabilité quasi paternelle, et acceptaient à la fois ume charge matérielle et morale.

Maintenant la besogne est moimss dure, et s’il en est qui ne reculent pas devant les obligations généreuses et: fécondes que l’on prenait jadis, la plupart des parrains se contentent d’une avalanche de dragées tout d’abord, et de quelques sacs de fondants au premniier jour de lan par la suite.

Les marraines, de deux ou troïs: bonnets, de quelques petites robes, et de quelques nécessaires à ouvrage, au renouvellement annuel du calendrier.

Ce léger tribut payé, parrain ett marraine se soucient du filleul ou de la

filleule comme des vieilles lunes.

Malgré cette simplification apportée aux obligations du parrainage par une de ces fâcheuses désuétudes apporttées dans les habitudes de nos pères, la situation de parrain est généralement considérée comme une corvée et une sorte de dîime prélevée sur la fortume et la générosité du patient.

Il s’agit donc pour les parents d’’étudier avec soin les dispositions environnantes pour établir leur choix avec: discernement et certitude.

Assurer aux enfants des protectieurs riches et puissants qui les combleront de cadeaux d’abord, et ensuite s’ämtéresseront à leur carrière et à leur avenir, est certainement chose utile et précieuse; mais tout le monde n’est pas riche, n’est pas puissant, c’est un fait imdiiscutable.

Il faut donc se contenter la plupart du temps de braves gens doués de cœur et d’un jugement sain et droit, domt l'affection saura, dans bien des cas, être aussi profitable que la protection problématique des autres.

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