LA CHEMISE
Ans la toilette de l’homme, la chemise
} | possède, à coup sûr, une importance de
premier ordre.
© I n’est pas de tenue complète et élégante sans linge irréprochable.
7 La chemise doit se prêter aux mouve-
FR
ments du corps et des bras sans résis-
tance et sans tyrannie.
) Ellene doit pas se courber et se casser en plis irréguliers, ou s’entrouvrir et
bâiller sans discrétion.
Les mancheties doivent dépasser légèrement la manche de lhabit, et peuvent être ornées de boutons élégants, pourvu qu’ils n’attirent pas trop violemment les regards.
Pour le soir surtout, le plastron de la chemise doit être éclatant de blancheur.
Trois petits boutons peuvent être avantageusement placés sur la devanture.
Évitez avec soin ce qui est voyant et prétentieux. On pourrait vous prendre pour un commerçant en
vins du Midi ou un marchand de billets.
Quelques personnes abusent de la chemise brodée, tuyautée, couverte de
fioritures et d’arabesques. Ces exagérations sont tout au plus tolérées en faveur des jeunes mariés, et des Mexicains ou Brésiliens
# nouvellement débarqués à Paris.
4 Belle toile fine et nette, blanc immaculé, plis discre-
tement et finement disposés, peu de bijouterie : voilà
l'idéal à consulter et à suivre.
Dans le jour, les chemises de couleur sont acceptées. Les étoffes unies ou bien à raies sont préférables. Les gens de goût ne se laisseront pas aller à mettre des chemises illustrées de chasses, d'oiseaux, de gibiers ou
Æ de portraits du schah de Perse.
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Pour la nuit, absence complète d’empois, qui durcit les plis et prépare des
rigidités hostiles au sommeil — ou blessantes dans les rapports — sociaux.
Quelques-uns affectionnent les chemises en soie écrue rattachées avec des torsades du même ton. Mais, croyez-le, cette affection ne peut être que passagère, et l’on revient toujours à la toile, lorsque le temps de /a pose est passé.
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