SCÈNE III
FÉLIX, PELAUD, ARMANDE
ARMAN'OE, file entre en bousculant Joséphine qui cherche à lui barrer la porte.
Armando, de la Comédie-Française... Allez lui dire mon nom et vous ^•errez!... (Apercevant les deux hommes ) ExpHcjuez douc à cctte enragée qui veut
me mettre à la porte... (stupéfaite devant le visage de Félix.
Oh! Oh! celle-là, par exemple!... Non, c'est trop fort!... Mon passant!... Le cambrioleur drames!... Le rêveur aux marrons î...
FÉLIX, riant
Auteur du Tombeau vide! '
PELAl'I), flairant une anecdote, à Armande.
Vous connaissiez donc monsieur?...
AHMANDE
Vous ici, Pelaud!... Ah non, mon ami, rentrez votre crayon et fichez le camp...
Une bonne fois, expliquons-nous... Qu'avez-vous contre moi ?
AKMAXDE
Pendant ma première année de Conservatoire, un après-midi que je répétais chez Antoine dans
l'atelier de la rue Blanche, rappelez-vous ce que vous avez dit.
, PELAUD
Est-ce que je sais, moi !
L^ matin, Antoine avait reçu de Rosthchild une bourriche de gibier et il s'inquiétait de rendre la politesse. Vous avez conseillé : « Mettez Armande dans une bourriche, et envoyez-la-lui!... » Fichez le camp! Fichez le camp, misérable!
FÉLIX, riant à Pelaud.
Ne lui résistez pas, elle vous assassinerait.
PELAUD
Je reviendrai...
FELIX, poussant amicalement Pelaud dehors.
Oui, c'est entendu, après la dixième pièce ! (Pelaud
disparait.)