FÉLIX, LA DUCHESSE. BERNARD, MATHILDE, IIILDEGARDE
(Entre Malhilde. accompagnée de sa fille Hildegarde qui a dix-huit ans, et de Bernard, grand garçon à physionomie ouverte et spirituelle Joséphine, chargée de paquets, ferme la marche. Elle ne fait qu'apparaître, puis, \-oyant que rentretien se prolonge, se retire discrètement.).
FÉLIX, joyeusement Quelle invasion!... (Embrassant sur les deux joues son fils
qui lui saute au cou.> BonjouF, mon gossc !... Je te souhaite la bienvenue dans cette maison qui devient tienne !...
MAÏHILDE
Oh ! n'insistez pas !,., Lorsque mon mari et Bernard se sont dit adieu, ils ont fondu en larmes avec un ensemble !
FELIX, considérant son fils.
Comment, ce garçon rigoleur est capable de pleurer ?
MATHILDE
Il est aussi sensible au mauvais qu'au bon... C'est Jean qui pleure et Jean qui rit... Quand j'ai vu à quel point mon mari était impressionné, je lui ai laissé Odette pour lui tenir compagnie. La pauvre fille, qui se réjouissait du voyage, a eu le cœur bien
gros. (Poussant Hildegardc vers Félix.) Mais COmmC Hildc-
garde est l'aînée, elle a eu le pas sur l'autre.