‹ La comédie et les comédiensChapitre 13 sur 21 · LE SERMON · texte numérisé non relu

LE SERMON

Rien n'était changé à la surface. Paris vivait, courait, s'amusait comme si le terrain n'eût pas été miné sous ses pieds. Dans les rues, c'était le même mouvement bigarré d'une population en rabats^ en boucles, en perruques poudrées. Des milliers de couvents qui

n'existent plus, fouettaient l'air du bruit de leurs cloches, grosses, petites, lointaines, incessantes; carillon

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infernal et pieux attaché depuis le moyen-ftge aux deux pauvres oreilles de Paris. Ainsi qu'au moyen-âge, parfaitement respecté sur ce points des moines de tous les ordres, des religieux de toutes les congrégations, de tous les costumes, de tous les pays de la chrétienté, roulaient sur le pavé depuis Taube du jour jusqu'à minuit; les uns portant un mort en terre, les autres re- -venant du marché, le dos chargé de l^umes et de poissons ; ceux-ci allant à la cour dans de belles voitures épiscopales, ceux-là promenant processionnellement la châsse du saint dont ils célébraient la fête. Jamais on n'aurait persuadé à un étranger qu'il avait sous les yeux une civilisation arrivée au dernier degré d'agonie. Cela était pourtant. Depuis un an, les états-généraux fonctionnaient, et si bien et si vite, qu'ils avaient déjà prêté le serment du Jeu-de-Paume, qui était tout simplement le premier serment de désobéir au roi, pris la Bastille, terrible scène dont la vue seule avait tué madame de Rétal, mis la cocarde tricolore au chapeau du roi, aboli les droits féodaux, confisqué les biens du clergé. On étatt donc au commencement de l'année i790.

Le carême se prêchait à Paris avec la même ferveur dans les couvents, et la même distraction dans le monde, que les années précédentes. C'était, comme aujourd'hui, une curiosité plus frivole que pieuse, de courir entendre un prédicateur en renom. On «e près-

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sait aux portes des églises, on achetait les places à un prix fort élevé à Notre-Dame et à Saint-Thomas-d'Aquin: religieux enthousiasme, dont le dernier mot était celui-ci : — Ma foi , ce prédicateur est un bien bel homme.

Le prédicateur chargé du carême au couvent des Sœurs-Grises de la rue duTemple^e trouva d'une santé si délicate cette année-là, qu'il manqua de force pour aller jusqu'au bout de sa mission. Deux fois interrompu par une toux alarmante, et obligé de quitter la chaire, il lui fut impossible d'y remonter le jour suivant. D écrivit à k supérieure afin d'être remplacé. Le contretemps était malheureux. Où frapper pour avoir un suppléant de quelque mérite, au milieu du carême , quand tous les grands talents oratoires étalent occupés? Lasupérieure s'adressa à l'archevêque. Celui-ci dit avec beaucoup de sens t — Si vous ne pouvez avoir un prédicateur célèbre, tâcher d'en attirer un parfaitement inconnu. Le conseil fut suivi. Le couvent écrivit à un cloître de Franciscains, où se logeaient d'ordinaire les jeunes prêtres qui n'étaient pas encore pourvus. Dans l'étude et la prière, ils attendaient le moment de l'apostolat. On se hâta aussitôt dans le cloître de satisfaire aux vœux de la supérieure du couvent de la rue du Temple.

Les ruines de ce couvent, déjà délabré à la fin du dix^-huitième siècle, se distinguent encore daus la vieille

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rue du Temple; mais que de soins et de précautions ne faut-il pas employer pour en ressaisir le dessin au milieu de ces maisons bâties sur ime partie de remplacement qu^il occupait ! Dans son jardin on a découpé des jardins^ et dans ces jardins on a élevé des usines^ des fabriques de cartes à jouer et de moules de boutons. Les moins contestables restes du couvent^ ce sont les vieux ormes, dont les branches élevées planent Tété, avec leurs feuilles ridées et leurs oiseaux, sur ces petits murs de boue et ces petites maisons souffireteuses. Quant au corps de logis même qui fut le couvent, il a été haché aux extrémités et défiguré dans l'intérieur. Cependant, ses membres étaient si forts et si caractérisés, que par-cî, par-là, les nervures de pierre percent et reparaissent tantôt au détour d'un escalier, tantôt au plafond d'un appartement. Le serpent a été mal tué. Sur ces fragments vigoureux,qu'aucun bras armé d'une torche ne serait assez long pour atteindre, des traces de de fumée se voient et attestent que les planchers ont été abaissés de sept ou huit pieds au moins. Où est donc la religieuse mélancolique qui, en glissant sous ces arceaux de pierre, releva son flambeau et laissa sur sa tête la trace de son passage nocturne t Elle est sans doute sous cette terre humide et triste, dans laquelle des blanchisseuses ont planté les bâtons tortueux qui leur servent à tendre leurs cordes à Unge. C'était là qu'était le cimetière du couvent des Sœurs-Grises.

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La petite chapelle était éclairée par de petites bougies vertes et rouges^ comme il était d^usage pendant la passion^ et les religieuses attendaient à leur place le prédicateur annoncé. Quoique la méditation leur fût recommandée^ toutes s'occupaient intérieurement de ce jeune prêtre^ dont on ne connaissait ni la figure ni le talent. Au léger déplacement des sièges qui se fit de la porte à Tautel, on devina sa présence; les regards se levèrent un peu sous le voile. G^était lui. Il arrivait sans faste, à petits pas pressés et doux, sans bruit, modestement, et comme il convient à un prédicateur obscur. A peine Tentendit-on lorsqu'il prononça à mains jointes la prière dans laquelle il demandait à Dieu de saintes inspirations. Ses traits se' perdaient dans la chute d'ombre de la grosse colonne placée derrière la chaire.

D'une voix incertaine, mais distincte cependant, il annonça que le sujet de son discours roulerait siur le caractère de l'orateur chrétien chargé de publier les grandes et terribles vérités de la religion pendant la passion. Son titre parut un peu long; il ne prévint pas favorablement II commença.

A l'exemple des prédicateurs novices, il aima mieux, pour plus de sûreté, interroger sa mémoire, que de se laisser aller aux élans de sa verve. Ses phrases ne furent que l'arrangement pénible de ses réminiscences; il enchaîna les uns aux autres des emprunts exaob

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mais sans harmonie entre eux. Sa parole se ressentit de ce travail mécanique. EJle restait voilée comme son regard, comme son visage. C'était un bruit, un bourdonnement que le premier venu aurait aisément produit. Vainement exposa-t-il combien devait être puissante l'autorité personnelle des Pères de TÉglise lorsqu'ils sortaient de leur dévorante Thébaïde, pour raconter dans les catacombes Thistoire ensanglantée du Sauveur, eux que le même supplice attendait presque toujours au sortir de leur prédication. Il cita à Tappui de son texte les grands noms des Augustin, des Chrysostôme, des Cyprien, des saint Simon; aucun ébranlement ne lui annonçait Teffet de son discours, La chaire demeurait vide. Mécontent de lui-même et fatigué de la lassitude qu'il produisait parmi ses auditeurs, il éclata tout à coup, et à la suite de ce déchirement, sa voix devint sonore, pleine, moelleuse, vibrante ;réglise Tétouffait, il l'élargit ; son souffle impétueux écarta le brouillard qui l'enveloppait, et son visage, baigné de la sueur d'une victoire pénible, s'illumina d'une blancheur prophétique.

ii Âh ! mon Dieu, dit Louisiane de Kermaji, en pressant le bras de Constance de Rétal.

— C'est lui ! ajouta Constance , en soulevant de ses deux mains agitées par l'efïroi le voile abaissé sur son front, et en les laissant retomber sans force. C'est lui I

— Mais que vous ai-je dit jusqu'ici? ma propre con-

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damnation. Oh! mes chères et tendres sœurs, reprît Francis, d'un accent mouillé de*larmes,quisuis-je pour prendre la parole dans cette journée? Je vous ai parlé de nos apôtres célèbres, et je sais bégayer à peine quelques idées ; j'ai dit combien la pureté de leur belle vie persécutée ajoutait de poids à leurs paroles, et moi, je viens, mon Dieu, revêtu seulement depuis quelques jours du caractère sacré de prêtre, prendre leur place comme si j'en étais digne. Je ne suis digne que de votre pitié, vous toutes qui m'entendez. Oh! ne m'écoutez pas î ne m'écoutez plus I Hier, j'étais encore pris dans les liens de ce monde, pour le rachat duquel celui que je venais vous prêcher est mort ; hier j'étais, savezvousquoi? un jeune homme sans innocence, vivant mes jours et mes nuits avec une affection terrestre, et ne la quittant pas, lui sacrifiant mes pensées et nAvie, voyant son nom partout aux pages des livres saints ouverts devant moi, l'entendant partout, et le répétant sans cesse pour unique prière, quand je voulais prier. Voilà le prêtre qu'on est venu chercher. Je parle d'hier, suis-je meilleur aujourd'hui? Non. Mon repentir est une dérision, car je n'oublie cette si aimée créature, qu'en y songeant éternellement; je l'éloigné de ma bouche et je l'appelle de ma pensée; j'ai pris cet habit de prêtre, parce qu'elle est couverte du voile de religieuse, et je ne suis là, mon Dieu! oh! mon Dieu, pu* nissez-moi I que parce qu'elle est ici.

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La terreur produite par ces paroles avait couché comme sous un coup de vent toutes les tètes des religieuses.

Deux figures seules se regardaient face à face dans la chapelle^ et se regardaient fixement.

Um AMITIÉ Hxmu.

Ici commença entre les deux religieuses un des pluâ beaux poèmes de Tamitié. Malheureusement^ on n'eu sait que la plus faible partie. Que de sublimes pages écrites dans leurs cœurs seidement^ où nul n'a pu les lire! C'est au moment de se marier avec Francis, que Loui^j^e apprend — et comment l'aurait-elle su plus tôt? — que Francis et Constance de Rétal, son amie, sont l'un pour l'autre l'objet d'une de ces passions qui parcourent toute la vie, comme la foudre parcourt du haut en bas un clocher quand elle a frappé sur sa flèche. Elle Seule savait de quelle religieuse le prédicateur avait voulu parler le jour du sermon. N'était-elle pas assise près de Constance ? n'avait-elle pas senti le froid de ses mains lorsqu'elle avait écarté son voile? n'avaitelle pas vu son visage, quand le jeune prêtre, en proie à un instant de fohe, d'amour et de piété, s'était accusé; du haut de la chaire, d'avoir aimé, d'aimer

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encore une religieuse du couvent de la rue du Temple? Elle alla le lendemain vers Constance, à llieure de la promenade du soir au jardin^ et lui demanda pardon, comme d'une ingratitude, de Tavoir si souveut entretenue de son mariage futur avec I^'iJinciB de Cramayenne. Pauvre amie ! pauvre Constance ! comme elle Tavait torturée jour par jour depuis un an, en lui parlant du bonheur qu'elle éprouverait bientôt à échanger son nom de Kermaji pour celui de vicomtesse de Gramayenne, le nom d'un charmant offîcier, qui deviendrait un brave capitaine en quelques années! Constance avait écouté ses confidences sans mourir, sans pleurer, sans détourner une seule fois la conversation; Constance tout entière pourtant au souvenir de M. de Cramayenne, et condamnée par la réclusion, par le voile, par des vœux étemels, à ne jamais se trouver avec lui! Mais c'était à admirer à deux genoux tant de résignation. Louisiane se souvenait encore des conseils que Constance lui donnait lorsqu'elle lui parlait de ce mariage, dont chaque heure avançait la réalisation. Élevée avec Francis, elle connaissait son caractère • comme celui d'un frère. C'était par telle manière de juger les choses qu'on se faisait bien venir de son amitié; il ne se plaignait jamais, mais la bouderie était persistante chez lui : elle durait des semaines entières, si on ne lui épargnait pas la moitié du chemin de la réooucihation, même eût-il tort.

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^— Vous m'avez appris cela, vous, chèr^ martyre! lui disait-elle, en lui baisant les mains ; et je ne vous ai pas rendue folle de désespoir ! Que n'est-il libre ! pourquoi vos vœux sont-ils prononcés ? je vous ferais une dot et je vous marierais I et je vous regarderais être lieureux. Tu crois à ma sincérité, n'est-ce pas, chère affligée ! reprenait-elle ensuite en mettant la tête de Constance sur son cœur. Je ne te dis pas cela parce que tu ne peux plus être à lui, parce qu'il ne peut plus être à moi, va, crois-le bien, crois-le bien ! »

A ces paroles, d'autant plus touchantes que Louisiane de Kermaji offrait le modèle des pensionnaires espiègles, Constance de Rétal répondait par les mêmes démonstrations d'amitié. Elle regrettait de toute son âme, et l'on sait si la sincérité l'habitait, d'avoir été un obstacle au mariage de son amie avec M.deCramayeime.

— Il aurait été heureux avec vous, disait Constance ^ Louisiane, tandis qu'il ne le sera pas sur la terre. »

Elle blâmait la détermination de Francis, qu'elle n'osait appeler une fohe.

— Les vœux ne guérissent de rien, ajoutait-elle, il le sait maintenant; je le savais avant lui. Moi, du moins, j'ai l'excuse de l'obéissance; qui l'obligeait, lui, à renoncer au monde ? Il aura voulu, oui, il aura voulu, se reprenait ensuite Constance, en tombant peu à peu dans une sorte d'extase triste, me prouver par là que je n'aurai plus à craindre désormais qu^il donne sérieu-

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sèment son cœur, qu'il partage son nom, qu'il dévoue sa vie à une autre femme. Oh ! m'est-il permis ici, sod ce voile, de me réjouir de ce sacrifice ? Eh ! bien, oui, termina-t-elle, je serais morte s'il se fût maiié ! Viens, Louisiane, allons prier, s'écria-t-elle en quittant le banc de pierre qu'elles occupaient en ce moment toutes les deux dans le jardin du couvent. Viens! cette matinée de printemps me trouble, me boulverse. Qu'ai-je dit?

Louisiane se leva pour suivre Constance à la chapelle; mais les dernières paroles de la sœur grise lui avaient fait bien du mal.

Quoique assez riche pour vivre tranquillement dans sa maison d'Arras, M. de Kermaji n'eut pas le courage de refuser une petite tournée en Chine, dans le but de rectifier le gisement de la côte septentrionale du Japon. Louis XVI tenait beaucoup à bien déterminer la configuration de cette partie du globe, vers laquelle il avaitf déjà envoyé une fois l'illustre et malheureux La Pérouse. M. de Kermaji voulut donner au roi une preuve de son attachement; il quitta Arras, son cher bien-être, son beau jardin, sa fille, à laquelle il vint faire ses adieux à Paris, et il partit poiu* les mers de la Chme sur un vaisseau qui l'attendait à Cherbourg. Cette circonstance explique la prolongation du séjour de Louisi^e au couvent des Sœurs-Grises de la rue du Temple ; elle y resterait jusqu'au retour de sou père. Jamais eUç

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n'eût consenti à cet arrangement sans la nouvelle intimité qui s'était établie à tant de titres entre elle et Constance de Rét»l. De peur de trop exciter la curiosité de son père, Louisiane ne lui parla pas de la nouvelle vocation de M. de Cramayenne^ et ce qui semblera d'abord plusextraordinaire^M. deKermaji ne parla pas une seule fois à sa fille de Francis , et c'était pourtant à cause de son mariage avec Francis qu'il Tavaitmise au couveut. On touchait à la fin de Tannée 1791 ; la révolution allait d'un bon pas, elle ne perdait pas son temps ; elle démoilissait tous les jours quelque chose autour d'elle; hâtant le moment où elle resterait seule debout, où elle n'aurait plus guère qu'elle à maintenir, ce qui ne serait pas le moins difficile de son œuvre. Elle avait tué Favras devant les portes de l'Hôtel-de-Ville, supprimé les pax^ lements, décrété la constitution civile du clergé, ramené le roi de Yarennes à Paris, et consommé bien d'autres actes, dont nous aurions à nous occuper si nous écrivions l'histoire de France, au lieu de retracer les vicissitudes renfermées dans quelques pieds de terrain. Si nous rappelons ces actes, c'est que l'imperceptible rouage tournait avec le grand, et que les angles ont la même mesure à leur sommet étroit qu'à leur extrémité immense. Seulement les degrés sont plus petits.

Un mur de douze pieds de haut, menace réalisée, s'était élevé entre la propriété de M. de Cramayenne et celle de M» de Rétal, depuis les dernières explication

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que ces deux anciens amis avaient eues au sujet de Fljj le chien lévrier. Plus de rapports entre eux; il n^ei^ était plus de possibles. M. de Rétal, par entêtement plus encore que par conviction, était aUé grossir le nombre des grands seigneurs qui embrassèrent avec Lafayette et Montmorency, la cause de la révolution.

Saint-Mandé reconnaissant lui avait conféré le grade de capitaine dans la garde nationale de la commune. Cet honneur mettait la Uberté de son ennemi entre ses mains, en attendant de le constituer arbitre de sa vie. Il n'est sorte d'ennuis qu'il ne fit subir à M. de Cramayenne. Il l'obligea à tenir constamment un drapeau révolutionnaire à chacune de ses croisées, à figurer à tous les banquets civiques qui se célébraient sur la pelouse, devant une des principales portes du bois, disposition atroce qui forçait M, de Cramayenne à manger son potage froid, ime de ses répugnances, et M. de Rétal le savait bien; il l'accabla en outre de billets de garde, car il n'avait pas manqué de l'enrôler dans les rangs de la garde civique. M. de Cramayenne souffrit pendant plus de deux ans ces vexations sans se plaindre.

Un jour il échappa aux nouvelles persécutions dont son voisin le menaçait; M. de Rétal, en jetant les yeux sur la maison de M. de Cramayenne, vit les drapeaux reth'és, les croisées fermées excepté une seule, où flottait un drapeau blanc.

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