CONTENUES DANS LE TOME PREMIER
CHAPITRE PREMIER. — Origines; comédie dorie.n.ne. — Berceau de la tragédie et du drame satirique d'une part, et de la comédie de l'autre. «Y eut-il une comédie lyrique? Textes d'Aristote sur l'origine et les progrès de la comédie, et discussion de ces textes. Ce qu'il y a de foudé dans les prétentions des Doriens. Dihélistes de Sparte, phallophores et ilhyphalles de Sicyonc. Point de comédie dorienne à proprement parler. Y eut-il une comédie mégarique? Thèse négative de VVillamowitz et réfutation de cette thèse. Faiblesse inévitable de la comédie révolutionnaire de Mégare. Ce qui prédisposait les Siciliens à inventer la comédie ou à la recevoir et à la déveloi)pcr une fois ébauchée. Le peu qu'on sait do Phormis et de Dinoloque.. 1-49
CHAPITRE II. — Ei'iciiAUME. — Biographie d'Épicharme; sa prétendue philosophie. Interprétation inadmissible (jue Grysar donne du mot de Platonios sur la comédie dispersée. Tendance générale de la comédie d'Epicharme. Appréciations contraires de Colin et d'Éd. du Méril sur son génie comique. Ce que pouvait être la partie chorale dans ses comédies. Avanlages.de sa technique sur celle d'Aristophane ou de la comédie ancienne des Attiiiues. Comédies mythologiques : reconstruction de celle à'IIêpkaistos. <le celle du Mariage iClIéhe. Comédies allégoriques : Logos et Loginna, la Glorieuse, le Tonneau. Traits de comédie morale dans les comédies mythologiques et allégoriques. Création des types ^ de l'ivrogne, du rustre, du parasite. Epicharme et Stésichore : la Mégarienne. Epicharme et Sophron : les Théares; (|u'en fait de mœurs, Epicharme n'a probablement représenté que des coutumes ou usages locaux .'iO-lil
CHAPITRE IH. — Commencement de la comédie attiqle. — Légende de Susarion. Cliionidcs et Magnés. Date probable des preniiers concours publics pour la comédie. Que cette innovation, en cou-
stituant la censure préventive de l'archonte, n'eut jamais les mauvais effets qu'elle pouvait avoir sur la liberté de l'art comique. Procédures légales de la représentation ; hypothèse de Boeckh sur le nombre des pièces admises à chaque concours. Heureux effets du patronage et de la consécration de l'État. Ce que devint entre les mains de Cratinos la comédie inoffensive de Magnés : dès lors, division de l'Ancienne Comédie en deux branches, la comédie politique ou agonistique, la comédie allégorique et morale.... 112-144
CHAPITRE IV. — Devanciers d'Aristophane. Comédie agonistique et PERSOiNNELLE. — Difficultés de la biographie de Cratinos. 11 fait de la comédie un pamphlet en action : les Archiloqiies, spécimen le plus ancien pour nous du genre. Guerre contre Périclès, contre les philosophes, contre les cultes étrangers et intrus dans Athènes, contre les mauvais poètes. Jugement d'Aristophane sur Cratinos, et appréciations de son talent par les critiques anciens. Les Chirons. La Bouteille. Contemporains de Cratinos; TélécJidès et Hermippos, les plus violents adversaires de Périclès. Successeurs de Cratinos, Phrynichos; quelques traits de vérité morale dans le Monotropos ou Solitaire. Eupolis; ses querelles avec Aristophane. Iratus Eupolis : excès de ses censures et de ses personnalités, notamment dans VAutolycos. Cependant une certaine générosité de caractère et de pensée : les Dêmes. Manque de fantaisie, les Baptes^ Callias ou les Flatteurs. Importance de cette dernière comédie, à la fois pamphlet politique et comédie de mœurs... 145-195
CHAPITRE V. — Comédie allégorique et morale. — Sens et portée des mots d'Aristote : {xOGot r) xa6dXou Xôyot : en quoi la comédie agonistique a ou n'a pas de fable générale? Cratès : les Bêtes. Phérécralès; comédies peut-être militantes, les AtjT6îJ.o).ot; comédies allégoriques, les Mineurs, les Vétilles ou Krapatalles ; corné- ■ dies sociales, les Bons, les Perses, le Précepteur d'esclaves, les Sauvages ; comédies de mœurs ou de genre, le Four ou Pannychis, les Colifichets, Pétale', Thalatta, Tijrannis. La comédie de Cratès et de Phérécratès a les mêmes parties constitutives que celle de Cratinos, même la parabase : ancienne tradition, probablement inexacte et dont on abuse, sur les Ulysses de Cratinos. Rapprochement qui tendait à se faire entre les deux espèces de la comédie ancienne, les Sériphiens, Né7nésis, les Hésiodes, etc.... 196-242
CHAPITRE VI. — Esprit et coNSTiTUiiON de la comédie aristophanesque. — Prétendue science politique d'Aristophane : préjugés aristocratiques, haine et mépris de la démocratie; dérision des principes de la constitution; dérision des votes populaires et des meilleurs serviteurs de la république; singulier conseil sur l'usage à faire des tributs des villes sujettes ou alliées; esprit de conservation quand même. Essence de la comédie aristophanesque; pamphlet en action ou pr^TopixT) e;j.[X£Tpoç. Le burlesque et le boufîon, fondés : 1° sur des analogies imaginaires; 2» sur l'hyperbole, d'où caricature perpétuelle des hommes et des choses. Fantaisie réglée, raisonnée, subordonnée à un but précis, dans la concep-
lion et des personnages et du drame entier. — Explication des scènes épisodiques, inutiles au progrès de l'action, utiles à la conclusion du pamphlet. Explication de l'inconsistance et des variations du chœur. Puissance poétique de la comédie aristophanesquc; son insuffisance dramatique 243-292
CHAPITRE VII. — Dkblts d'Auisïopiiank. — Insuffisance et insignifiance des biographies anciennes d'Aristophane. Les Délaliens. Opposition de l'éducation ancienne et de la nouvelle. Impossibilité d'en retrouver la fable. Indication d'une scène entre le Détalieu et son fils, élève des sophistes et des orateurs : singularités de cette scène et contradiction des préjugés et du tour d'esprit du poète. Les Babyloniens; sujet probable de la pièce; conjecture et rapprochement avec une scène des Acharniens. Contre qui fut portée par Cléon l'accusation d'slaayyEXta; ou de haute trahison? Les Acharniens. Explication historique : 1° du personnage de Dicaeopolis; 2° du chœur des paysans d'Acharnés. Remarquable composition de la pièce comme pamphlet; négligence et décousu de la composition dramatique. Gaieté et verve ne se ralentissant jamais. Supériorité d'Aristophane, dès cette pièce, comme pamphlétaire dramatique 293-332
CHAPITRE VIII. — Comédies politiques.» les Chevaliers ». — Eu quoi les Chevaliers, œuvre personnelle d'Aristophane, peuvent- ils être dits l'œuvre commune de l'aristocratie? Des jugements des anciens sur Cléon. Pourquoi le parti aristocratique s'acharne t-il sur lui? Son élection à la place de Nicias, dans Thucydide; que la scène n'est pas à l'avantage des nobles; d'un autre côté, que le récit de cet historien ruine et son propre jugement et les plaisanteries d'Aristophane sur le gâteau de Pylos. Raison particulière de la composition du chœur, la victoire de Cenchrées, opposée à celle de Sphactérie. Explication du rôle de Démosthène. Explication du
, rôle d'Agoracrite; art de flatter le peuple en le flagellant. Composition des Chevalier's comme pamphlet. Leur composition dramatique. Vive et piquante exposition; admirable entrée de Cléon ; altercation du corroyeur et du marchand de boudins ; Cléon s'étonne de trouver de la résistance et un opposant plus braillard que lui. Parabase. Premier engagement devant le peuple; Cléon sent fléchir son crédit; 2° engagement, la scène des oracles; Cléon encore vaincu; 3° engagement, les serviteurs du ventre; Cléon battu pour la 3*^ fois. Le peuple a honte de l'abandonner, mais le voit convaincu de tout garder pour lui-même; Cléon ne s'avoue vaincu que lorsqu'il sait ce qu'est Agoracrite. Nouvelle parabase, celle qu'une tradition attribue à Eupolis ; invraisemblance littéraire de cette tradition. L'exode ou pompe triomphale de Démos rajeuni. Dangers et courage de l'auteur des Chevaliers, ramenés à leur vraie mesure 333-383
CHAPITRE IX. — Co.MÉDiES politiques {suite). — Ironie de la préface des Guêpes. Y eut-il jamais réconciliation entre Cléon »>t Aristophane? Sérieux et importance politique du sujet des Guêpes, gâté
volontairement par Aristophane, et pourquoi? Deux sujets dans la première partie de la pièce : i» critique du jury; 2<» charge d'un juge infatué de ses fonctions. Farce jusqu'à l'entrée du chœur; comédie politique jusqu'à la conversion du chœur; après quoi la farce reprend jusqu'à la parabase. A partir de la parabase, nouvelle pièce à peu près sans rapport avec la première. La Paix : vivacité de l'exposition et de la conduite de l'action jusqu'à la parabase. Après, série de scènes décousues sans but bien déterminé. La Seconde Paix, les Laboureurs, les Holcades 384-436
CHAPITRE X. — Comédies politiques {suite et fm). — Incertitude du but des Oiseaux. Pure fantaisie? C'est en contradiction avec l'esprit de la comédie aristophanesque. Pièce philosophique? Insuffifisance et inconsistance des explications de cette sorte. Pièce poUtique en dépit de la loi prohibitive de Syracosios; Peisthétairos-Alcibiade. Pourquoi Aristophane s'abandonne-t-il plus à la poésie de sa fiction qu'à la polémique? Analyse de la fable et de l'action. Partie lyrique; le lyrisme n'est point le comique, et moins encore le comique militant. Lysistrate. Panhellénisme d'Aristophane. Singulier souci des intérêts des femmes dans cet ennemi moqueur du sexe. Constitution régulière, marche continue et rapide de l'action, pourquoi? Réflexion sur les définitions de l'Ancienne Comédie. Le Premier Ploutos, les Tagénistes, le Triphalès. Imprévoyance et inconsistance politiques d'Aristophane... 437-305
Coulommiers. — Typ. P. BRODARD et GALLOIS.
ai o
University of Toronto
as
Library
DO NOT /f REMOVE /
rH
THE 1 CARD l
ta
r3 et o