‹ La Comédie infernale [microforme] (volume 3)Chapitre 34 sur 34 · Voyez ci-dessus page · texte numérisé non relu

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Quoique je sois persuadé que notre Maison n'y est pour rien, on a ôsé répandre dans le public, et même

dire à Rome, que l'Evêque de Québec et son suffragant avaient dessein do détruire le Séminaire de Montréal, et

que le premier visait à s'emparer ensuite de ses bions. D'abord, personne n'ignore ici que, quand même ces deux Evêques auraient une pareille convoitise, ils n'en auraient pas civilement ie pouvoir. Mais quant à l'Evéque de Telmesse, il suffit pour confondre cette calomnie, de se rappeler ce qu’il à fait, lors de son voyage en Europe, pour assurer ces mêmes biens à notre Maison : et pour ce qui est de Mgr. de Québec, le Mémoire suivant, qu'il présenta en 1819 à la Cour de Londres, prouve invinciblement, non-seulement qu'il a toujours fait son possible pour nous couserver ces propriétés, mais encore, comme lui fit observer un de ses amis et conseillers, qui avait alors le secret du Cabinet, qu'ils risquait, par la chaleur qu'il mit dans cette affaire, de compromettre son propre crédit auprès des Ministres du Roi, lesquels étaient à cette époque très-décidés à s'emparer de notre temporel: en sorte que nous devons peut-être à ce Mémoire, plus qu'à tout le reste, de n'avoir pas été troublés Aepuis dans nos possessions Le voici :

Mémoire présenté au Très-Ionorable Comte Bathurt, principal Secrétaire d'Etat de Sa Majesté Britannique pour le Département des Colonies.

Je, soussigné, Evêque Catholique de Québec, et en cette qualité plus intéressé que qui que ce soit à la conservation des biens ecclésiastiques de son Diocèse, à vu avec un regret inexprimable que l'on avait suggéré au Gouvernement Britannique du Bas-Canada de s'emparer des propriétés des Ecclésiastiques Sulpiciens du Séminuire de Montréal. Si cette démarche procè:le de la persua sion que ces Ecclésiastiques ne sont pas vrais propriétaires des biens qu'ils occupent, ils offrent de donner des preuves satisfaisantes et péremptoires de la légalité de leur possession, Si cette attaque a été suggérée, sous le prétexte du profit qui en pourrait revenir au Gouvernement, le Soussigné se permet humblement de présenter

de ses biens.

nd même ces itise, ils n’en quant à l'Evêette calomnie, on voyage el notre Maison ; , le Mémoire r de Londres, w'il a toujours ces propriétés, le ses amis cet Cabinet, qu'ils cette affaire, rès des Minisue très-décidés ue nous devons t le reste, de 08 possessions

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de présenter

les considérations suivantes : 1o Ce profit se réduira à peu de chose, quand on aura retranché les frais d’administration, l’acquittement des charges, et l'entretien de

Aa communauté, que l’on a vraisemblablement pas l'in-

tention de détruire. 20 Quand il en devrait résulter un jrofit de quelque conséquence au (rouvernement Provindal, cet avantage ne saurait balancer le mécontentement et la désaffection qu'un tel procédé excitera dans es esprits des sujets catholiques de S. M. en cette Proince, principalement de ceux du District de Montréal, témoins journaliers de l'emploi vraiment exemplaire et

inaire font S. M. ayant oujours traité les sujets Catholiques du Canada avec

ionorable que les Ecclésiastiques de ce Sém

le leurs revenus. £o Le (iouvernement de

ne bonté sans exemple, avant même que leur loyauté ui fût bien connue, ce n'est pas au sortir d'une guerre ù ils en ont donné des preuves si éclatantes, qu'ils boivent s'attendre à une mesure rigoureuse, et de nature iles alarmer tous. 40 En dépouillant de ses biens le “éminaire de Montréal, on prive l'Eglise Catholique du l'anada d'une de ses principales ressources pour linsruction de’la jeunesse, et pour la formation et propa-

ation de son Clergé. 7o Ce dépouiliement d'une des

lonmurautés Ecclésiastiques ne peut-être considéré

ur les habitants du pays, que comme Île signal du

lépouillement de toutes les autres. 60 Attaquer les biens lu Clergé, c'est paralyser son influence sur les Peuples :

dans un pay presque tort catholique, où depais C0 ins de conquête, les eflorts du Clergé ont été constum nent et efficacement dirigés à inspiror aux fidèles ju lépendance, la soumission Que au Roi et à son Gouverment, on ne peut affuiblir cette influence sans blesser k nerf le plus puissant qui attache le peuple de ce Pays in ('ouvernement de S. A

Qu'il professe.

. Savoir: celui Ge

sh OP one

Je, soussigné, prie Dieu de ne pas le laisser vivre as longtemps pour être témoin des funestes suites de la sure dont il s'agit, si elle est mise a exécution. attendant, il prend la liberté de conclure que ceux l'ont suggérée au (Gouvernement n'ont consulté, ni dignité, ni sa gloire, ni les vrais intérêts et le mé d’une Province qui, par sa fidélité soutenue, paraît av des droits particuliers à la bienfaisance et à l’affecti paternelle de son Souverain.

Londres, 20 Août, 1819.

(Signé,) P. O. PLessis, Ev. Cath. de Québ

On peut juger psr ce Mémoire, si un homme qui ten: il y a peu de temps un pareil langage aux Ministres Sa Majesté, mérite d'être soupçonné, sans la moind preuve, de vouloir la destruction d’une Maison, pour salut de laquelle il sacrifiait alors ses propres intérêts.

Je Soussigné, Prêtre du Séminuire de Montréal, ayui lu le présent Manuscrit, reconnait ct certifie qu'il e entièrement conforme au Cahier que j'ai écrit de n propre main, et fini le 3 janvier 1925.

BéparD, Ptre.

Montréal, le 4 janv. 1925.

laisser vivre assez tes suites de Ia me.

y, a exécution. En lure que ceux qui nt consulté, ni si itérêts et le mérite atenue, paraît avoir nce et à l'affection

v. Cath. de Québec

n homme qui tenait re aux Ministres de 6, sans la moindre ne Maison, pour là s propres intérêts.

de Montréal, ayunt ot certifie qu'il est ie j'ai écrit de m:

Béarn, Ptre.

À M. Ducraux, Ptre., Supérieur du Séminaire de St. Sulpice, à Paris.

Monsieur et très honoré Père,

Je prends la liberté de vous envoyer un cahier qui contient une Déclaration et des Observations, que j'ai adressées à mes confrères dan; ce Séminaire, au sujet des affaires Ecclésiastiques qui nous occupent ici depuis plusieurs années. J'ai été longtemps sans en venir à cette démarche ; mais à la fin, j'ai cru que la conduite du Séminaire dont je suis membre ne pouvait s’accorder avec les principes de la soumission que nous devons tous aux premiers Pasteurs, et que dans cette persuasion, je ne devais pas seulement le témoigner de vive voix à mes confrères, mais encore leur déclarer par écrit, et motiver ma déclaration. Trois de nos Messieurs ont lu mon écrit ; plusieurs ont refusé, quoiqu’honnêtement, de le lire ; quelques-uns l'ont méprisé et injurié ainsi que son auteur ; et aucun n’a voulu y répondre ou y avoir le moindre égard.

Mécontent de ces procédés, et voulant être utile à mon Evêque et à son Auxiliaire, dans une cause qui me paraît juste et importante ; j'ai déclaré que j'avais quelque dessein d'envoyer mon ouvrage à mon supérieur général, comme je fais aujourd'hui, et que j'étais déterminé à en envoyer une copie à la Propagande, ce que j'ai exécuté au milieu d'Octobre dernier. J’ajoutai en même temps, que puisque je communiquais mon écrit avant de l’envoyer, je me persuadais aussi que l’on me communiquerait la Réponse que l’on y ferait, afin que je puisse faire la Réplique et l'envoyer de même : mais mon attente a été vaine jusqu’à ce jour.

Le Cahier que j'ai envoyé à Rome est semblable à celui-ci, excepté les deux feuilles imprimées que vous

trouverez page IIS, et les pages 132 et les suivantes jusqu’à la fin, parce que ces additions ont été faites depuis l'envoi.

Maintenant le silence a succédé aux discussions ; et après quelques orages, on me traite à-peu-près comme avant les troubles, sans toutefois, je pense, m'estimer ni m'aimer, à quoi je ne suis pas insensible. Cette peine et bien d’autres, seront une partie de mon châtiment, si j'ai mal agi; et pourront être la matière de quelque mé rite, si j'ai bien fuit. Au reste, il me semble que dans tout ce que j'ai dit et écrit, je n'ai pas eû intention de tromper les autres ; et si je me suis trompé moi-même, je me soumets dès à présent à ce que le St. NSiége voudra bien décider.

Quoiqu'il importe peu, relativement à mon ouvrage, de savoir qni je suis, il n’est peut-être pas inutile de vous dire que je suis Canadien, âgé de 58 ans, et que j'appartiens à St. Sulpice depuis le 2$ Sept. 1792: que j'ai toujours depuis ce temps, chéri et estimé notre Con grégation ; et que je crois avoir écrit autant pur amour pour elle, que pour le bien de Ia Religion en ce pays. M. Thavenet pourra vous en dire d'avantage, pour ou contre moi, car il me connaît assez.

Quant à mes connaissances, elles ne sont pas bien étendues, ayant eû peu de temps et de santé pour étudier ; mais je me suis appliqué particulièrement à connaître la Doctrine de l'Église, sa discipline. les principes de son Gouvernement, les droits de ses Pasteurs, et en particulier l'esprit de St. Sulpice. |

Je vous prie de me marquer ce que vous pensez de mon Cahier : vos réprimandes mêmes seront bien reçues Mais j'espère que vous ferez plus, et que pour rétablir la paix et faire fleurir la Religion dans ce pays comme dans le vôtre, vous emploierez vos prières auprès de Dieu, et les autres moyens que votre zèle et votre pru dence vous inspireront.

et les suivantes 18 ont été faites

discussions ; ct -peu-près comme pense, m'estimer ble. Cette peine on châtiment, si de quelque mé emble que dans eû intention de ipé moi-même, je

t. Siége voudra

à MON Ouvrage, pas inutile de 08 ans, et que Sept. 1792: que stimé notre Con:

utant par amour On en ce Pays.

antase, pour où

sont pas bien de santé pour lièrement à con:

ne. les principes Pasteurs. et en

vous pensez de ont bien reçues.

e pour rétablir ‘e pays comme ères auprès de e et votre pru-

Permettez que nos confrères trouvent ici |’

assurance du respect affectueux que je conserve pur

eux.

J'ai l'honneur d'être, avec un respect ot une iliale, Monsieur et très-honoré Père,

confiance Votre très-humble et Très-obéissant Servitcur.

(Signé,) J, B. Cr. Béparp. Ptre.

Séminaire de Montréal, 4 janvier 1825.

(Pour copie)

IG. BourGer, Ptre. Secr

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