III QUESTION
Mgr. de Telmesse doit-il être regardé comme Îles autres Grands Vicuires de ce Diocèse. et non pas comme préposé
«u Gouvernement spirituel du District de Montréal ? RÉPONS
Mer. de Telmesse est nomimé par le Pape et par l'Evéque, non- seulement comme Grand Vicaire, mais comme un Supérieur, qui doit gouverner ce District, au nom de notre Evêque, et en sa place. Il a l'autorité pour voir, reprendre, détendre,
conseiller, ordonner,
S'informer, comme notre Evêque lui-même, soit à l'égard des Laïes, soit à l'égard des Relgieuses et des Prôtres.
Lest Lieutenant de Mgr. et on ne peut pas plus décliner son inspection et sa conduite, que celle de l'Evêque Dio-
césain dont il tient la place.
En un mot.
Il n’est donc pas simplement Grand Vicaire, mai Chef spécial de ce District, pour le spirituel : de sorte qu'on ne peut pas lui dire plus qu'à l’Evêaue même : # Vous “ pouvez donner des dispenses et fuire le reste comme les ‘* autres Grands Vicaires, mais vous n'êtes pas chart ‘ plus qu'eux du Gouvernement de ce District.”
Voilà cependant comment plusieurs parlent ; et ils agissent en conséquence. Quoiqu'ils soient assurés que le Souverain Pontife, à la demande de notre Evêque, a établi Mgr. de Telmesse comme chef de ce District ; il, trouvent des raisons pour résister au Pape et à l'Evéêque Mais ces raisons ne sont pas évidentes, puisqu'elles ne
paraissent pas bonnes à une partie du clergé.
Pour donner plus de jour à ce que je prouve ici, voici le raisonnement que je propose. Si Mgr. de Telmesse vivait en campagne dans une Cure, occupé à 1 desservir, et qu'il fût seulement Vicaire général comme le sont plu sicurs Prêtres ; il pourrait comme eux accorder dispen: ses, résoudre les difficultés, donner des pouvoirs, etc Mais supposé qu'il reçût alors un Bref du Pape et un Mandement de son KEvêque, l’établissant chef d'un Dis trict, chargé de le gouverner à la place de lEvêque Dio césain ; n'est-il pas vrai qu'il recevrait alors une nou vells charge qui le distinguerait des autres Grands Vicai res; et que quoique ceux-ci conservassent leurs pou voirs, ils ne seraient plus sur la même ligne que lui, mais lui seraient subordonnés, au moins pour le bon ortre, qu'ils le luisseraient agir comme tenant la place de l'Evêque, et conduisant tout, de concert avec lui et selon ses instructions 7 Il n'est done pas vrai qu'il suffit de reconnaître Mer. Ge Telmesse comme un Grand Vicaire ordinaire.
Enfin, dans le District de Québec, il ÿ à des Grands Vicaires ; mais ils laissent l'Evêque gouverner ce District. Or, ce que l'Evêque Diocésain fait par lui-même dans le District de Québec, il le fait par son Auxiliairo
ire, mais Chef e sorte qu'on 1ême : # Vous ste comme Îles S pas chargé rict.”?
rlent ; et ils assurés que le ÿvêque, à ét.
District ; il et à l’'Evêque uisqu’elles ne é.
Juve ici, voici de Telmesse \ a desservir, e le sont plu order dispen:
pouvoirs, etc | Pape et un hef d’un Dis.
lEvêque Dio.
Drs une noù:
irands Vicaiit leurs pou que lui, mais e bon orire, place de l'Elui et selon u’il suffit de rand Vicaire
des Grands rner ce Dispar lui-même h Auxiliaire
dans celui-ci. Cet auxiliaire à donc droit de conduire son District avec la même liberté, et sans êtro plus gêné que ne l’est notre Evêque dans la conduite du District où il réside, et dans tout le reste de son Diocèse.
En un mot,ilest pour le spirituel, duns son District, ce qu'est dans l'ordre civil ou militaire, un Lieutenant- Gouverneur, par rapport au territoire où il commande au nom et avec les pouvoirs du Gouverneur sénéral. Or ce Lieutenant, surtout s'il avait été nommé par le Roi, ne pourrait être g né dans son administration, par ceux qui, auparavant, auraient été ses égaux ou méêmo ses supérieurs, duns la Magistrature ou dans l'armé: Mgr. de Telmesse est donc plus qu'un Grant Vicaire ordinaire, et doit être regardé comme chef de ce District, y commandant au nom de notre Evêque.