‹ La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 139 sur 181 · V OBJECTION · texte numérisé non relu

V OBJECTION

Il ne faut pas changer les usages, même dans les plus petites choses. À plus forte raison ne faut-il pas intro: duire des changements considérables, tel que ceux du nouvel Etablissement.

RÉPONSE

Il ne faut pas, dit on changer les usages, même dans les plus petites choses. Et cependant on ne fait plus le catéchisme pour les garçons, dans l'Eglise Paroissiale même en été, comme on le faisait jusqu'à il a quelques années. Aux grandes Messes pour les Défunts, le Clergé ne tient plus les cierges allumés pendant toute la Messe, mais en différents temps et par intervalles. Le sacristiin laïc a reçu la permission de porter et reporter les vases sucrés à l’autel, et de les en rapporter, vêtu cependant}

d’un surplis, aux Messes soit basses soit solennelles, ce qui

ne s'était jamais vu dans notre Eglise. Quant à notre Maison, on à retardé d’un quart d'heure la coHation aux jours de jeûnes; et on à abrégé d'autant la récréation du soir en été jusqu'au 15 d'Août. Je ne désapprouve pas ces changements; mais je voudrais aussi que l’on admit ceux que doit occasionner le nouvel Etablissement Eeclésiistique fait à Montréal: et cela soit pour le bien de la paix. soit pour obéir où complaire à notre Evéêque et au Pape même; motifs plus forts que ceux qui ont occasionné les changements marqués ci-lessus,

va des circonstances où il est nécessaire

D'ailleurs il de faire quelques changements, afin de n'en pas faire de plus considérables. Pur exemple, pour ne pas changer

l'usage essentiel où nous sommes et où nous devons étre,

enir ses droits

d'être soumis à l'autorité légitime, on consont à abandon ner un où plusieurs usages moins importants: et c'est ce

nt certains; cette nous devrions fuire

s à perdre qui VI OBJECTION.

Notre Eglise Paroissiale ne doit pas être à la disposition d'un Evêque Auxiliaire, qui + commandra en maitre ne dans les plus comme un Evêque Diocésain dans sa Cathédrale, et qui aut-il pas intro nuira considérablement aux droits, soit des Prêtres qui el que ceux «du la desservent en qualité de Cures. soit des Marguilliers

et des autres Paroissiens.

\ÉUONSE.

iges, même dans On ne doit dépouiller personne de ses priviléges et de n ne fait plus le lise Paroissinle u'à il a quelques Jéfunts, le Clergé toute la Messe

ses droits ; aussi Ça n'a jamais été l'intention de Mgr. de Telmesse, qui se céntente de ceux qui lui appartiennent.

I n'est pas entré malgré nous dans notre Eglise : ilne

sest pas emparé du Trône épiscopal; bien plus il a dé.

claré plusieurs fois, qu'il ne vouluit en rien nuire aux

ss. Le sacristainSpriviléges de la Paroisse. Ce qu'il + avait à faire alors,

porter les vasesétait que l'on convint de part et d'autre de ce qu'il serait

vêtu cependanlbre au Prélat de faire dans notre Eglise, sans blesser

»lennelles. ce quifles droits d'autrui; et de même quels étaient les droits Quant à notre

la coHation aux

de Ia Paroisse auxquels il ne donnerait aucune atteinte

Ur, pour régler tout cela, on pouvait avoir recours an

la récréation dufdroit commun en pareilles occasions, et renvoyer Îles Approuve pas Ces difficultés à un Fribunal supérieur.

l'on admit ceux ‘ Mais dira-t-on, après avoir tout réglé de concert il

»ment EcclésiuÆ"'en serait toujours résulté des assujettissements et des : bien de la paix.

réque et au Papi it occasionné les

‘fatigues pour les prêtres du Séminaire, surtout dans les

“Jours où il y a des Cérémonies Episcopales.”

Oui, sans doute. Mais n'est-il pas raisonnable que ceux D]

qu reçoivent donnent aussi ? Or, l'Évêque Auxiliaire au

rait procuré au Clergé et au Peuple l'avantage de voir ces cérémonies Episcopales; et de plus il aurait rendu service aux uns et aux autres, en annonçant de temps on temps la parole de Dieu, soit dans les sermons, soit dans les conférences de la Neuvaine, où même la Prière du Curéme. Il aurait aussi entendu les confessions, etc.

Ces services nous auraient pu dédommager de ceux qu'on lui aurait rendus. A ces avantages que nous au. rions reçus, On peut joindre ceux que nous aurait rocu rés !1 bonne intelligerce qui aurait régné entre notre Evécue, son Auxiliaire, et nous: et eutin les désagré ments et peut-être les malheurs dont cette heureuse union nous aurait préservés.

VII OBJrcTion.

Le droit exige que l'Évêque qui se choisit un Auxi liuire, lui forme une rente convenable, sans quoi il sera lui-même chargé de pourvoir à ses besoins, à ses propres] dépens.

RÉPONSE

On ne peut guère exiger qu'un Évêque Diocésain qui, comme le nôtre, a un Evêché qui ne lui fournit qu'une maison pour se loger, sans aucun revenu, procure à un Auxiliaire ce qu'il n’a pas lui-même.

Cependant, avec la permission du St. Siége, il lui as sure une partie de la dime d’une Paroisse; et la Provi dence à voulu que celui qu’il a choisi pour son Auxï linire, parce qu'il n'en connaissait pas de plus digne, ainsik que je le lui ai entendu dire plusieurs fois, a de son pa trimoine une rente viagère de 200 louis.

Au reste, cette affaire regarde les deux Prélats: et del

quelque manière qu'elle ait été réglée, le Bref de Mgr

de Telmessé, r’en est pas moins valide.

Page 1