C'est vrai
Le mot de Carreau m'a été sensible, autant et méme plus Vrai!
que celui de Belzebuth qui a voulu insinuer que j'ai été joue
par l’évèque de St. Hyacinthe et jo viens plaider ma cause. Arrêtez! I ez!l L
BELZEBUTH. Jiger l'approbs Je parle sans colère, et je dis que tu as été joué !
BELIAL. Ah! Il para faut plus qu’u
qui traite de n l'Eglise et de 1
Vous allez en juger tous. Le Nouveau-Monde en parlant du Code des Curés avait affirmé qu'aucun évêque ne l’ap prouvait.
Cette affirmation était un terrible coup porté à la cause libérale. Je me mets en quatre pour trouver un prélit approbateur.
[Un mouvement 4
DE: ; L'évèque, in
Nous avions décidé de singer les anges, je me transforme \. : 'ouveau-Monde
en ange de lumière.
LA COMEDIR INVRANALE, BeLzpauim 4 bien, que elny évèques t'ont chassé sur le champ. Hevia!
Quatre m'ont chassé, at non dima Le cinquième, l'évêque de it. Hyacinthe, après m'avoir
a écoute, me dit enfin. ‘“o'ost biun, l'approuverai. BeLAEBUtu.
Et quelle approbation a-t-il donnée? Que chacun écoute \ réponse, et juge par lui-même si j'ai eu tort d'avancer ce que j'ai dit tout à l'heure.
BELIAL.
L'Evèque de St. Hyacinthe a dit qu’il n'avait jeté qu'un coup d'œil sur le Code.
BELZEBUTH
C'était bien avouer qu'il ne pouvait pas l’approuver: car
pour approuver entièrement un livre, il faut l'avoir étudié sérieusement.
PLUSIEURS VOIX
C’est vrai!
BELIAL.
Arrêtez! Laissez-moi continuer. Vous ne pouvez pas juger l'approbation sans la connaitre.
BELZEBUTH
Ah! Il parait que, même pour peser une approbation, il faut plus qu’un coup d'œil ! Et que sera-ce donc d’un livre qui traite de matière aussi grave que celle des rapports de l'Eglise et de l’Etat ? Tu te perds, l'ami.
[Un mouvement approbateur se fait remarquer sur plusieurs bancs.]
BELIAL, un peu déconcerté.
L’évèque, immédiatement après, dit qu'il regrette que le Nouveau-Monde ait traité aussi sévèrement le juge Baudry.
BELZEBUTH
Cela ne signife rien.
L'évèque ne dit pas que le Nouveau-Monde 24 posé des doctrines fausses.
[l donne au contraire à entendre que les thèses de ce journal sont orthodoxes, quoique formulées avec trop de sévérité
BELIAL.
L'évisue dit ensuite positivement qu'il approuve le Code des Curés.
BELZE3UTH.
Et il se hâte d'ajouter qu'en y jetant un simple “oup d'æx,
il y a trouvé des propositions qui, à Rome, seraient la cause de la mise de ce livre à l’Index.
BELIAL.
N'importe il a dit: je l’'approuve.
BELZEBUTH
C’est une dérision. TL’évèque de St. Hyacinthe qui est un homme supérieur, un grand et noble esprit, savait bien que tous les hommes sérieux, en lisant sa lettre sur le Code, se diraient: Monseigneur a voulu prouver sa bonté de cœur au juge, tout en l’avertissant que son livre n’était pas orthodoxe.
puisqu'il n’était pas romain.
BELIAL.
Alors il a compté sans la vulgarité des esprits. Tous ne sont pas capables de tirer une telle conclusion.
L'évèque dit: j'approuve, la majorité dit: le livre est ap prouvé.
BELZEBUTH
Voyons, j'er appelle à notre très sage monarque.
LUCIFER
Belial mérite certainement des éloges, et je le loue sincè-|
rement pou
excellentes.
Je ne nie
Seulement cinthe a vou tion n’est at lange adroit
Oui! Oui
Eucifer est
Je me soun père prendre mentionner,
Pour le Pl souhaitant d’
J'avais pror catholiques, j:
Je n’en veu pendant plusié
C’est vrai!
rement pour ce qu'il a voulu faire : ses intentions étaient
excellentes.
BELZEBUTS.
Je ne nice pas cela.
Lucrrer.
Seulement, ’asa prétendue approbaenveloppée dans un mé-
je crois réellement que l'évêque de St. Hy cinthe a voulu se jouer de lui: car tion n’est au ond qu'une censui:
lange adroit de bonté et de malice.
Tous.
Oui! Oui!
UNE voix.
Lucifer est la sagesse même.
BELIAL,.
Je me soumets. J'ai encore trois autres lettres. et j'es- L n
père prendre ma revanche quand le moment viendra de les
mentionner.
Pour le présent je cède la parole à Belzébuth, en lui
souhaitant d’être plus heureux que moi dans sa justification.