LE
Les rédacteurs de ce journal, qui sont d'excellents jeunes hommes, se sont récriés ; ils ne voyaient que des principes très catholiques dans le programme.
CARREAU
I n'y avait rien, en effet, dans ce document que de très ‘atholique.
ASTAROTH
Je n'ai pas ôsé nier la cnose, et je me suis borné à dire que cette pièce ne venant pas des chefs du parti, elle était par là même une censure et un manque de confiance.
Voyant que cette idée faisait quelqu'impression sur ces bons jeunes hommes, je les laissai un moment, non pour leur permettre de réfiéchir, ce qui peut-être eût été dangereux. |
BELIAS.
Pourquoi donc ?
ASTAROTH
Pour permettre à Jalousie de les travailler.
Ce stratagème réussit complètement. Jaiousie prouva aux rédacteurs, aux propriétaires et aux patrons de la AZi-
nerve que si le programme triomphait, leur journal passerait pour s'être laissé devance: par d’autres et qu’il perdrait ainsi la prééminence de premier organe du parti.
De plus, Carreau avait eu le soin de jeter l'alarme chez les Curés perpétuels, en leur affirmant que le triomphe du programme était leur perte; puis, Leviathän, qui uvait agné les bonnes grâces de Sir (rcorge Etienne Cartier, en avait profité pour lui communiquer mille craintes ; enfin, Egoisme-du-Bien ayant perverti plusieurs autres amis, il y eut ua grand conseil à la Minerve, où il fut décidé qu'on
combattrait le programme.
Lucir'Eer se frottant les mains.
C’est une fortunée affaire.
Quelques ment le pre
Je ne pui tions.
C’est bien
‘“ Le prog ‘renferme, “ l'ont form ‘ nous les çc “nemis du }
Ce qui n’a en faisant | exemple à HE noms parmi « tele,
Bah! C'est de bien d’auti
Pour être € Cipliné et obé Quand on e aux chefs, et de ses chefs.
Pour le cou une doctrine « Quoi ! pour me qui condui
ASTAROTH
Quelques jours après, la Minerve attaquait vigourensement le programme.
Je ne puis tout rapporter, je vais résumer ses argumentations.
PLUSIEURS vorx.
est bien !
ASTAROTH
“ Le programme, malgré les principes catholiques qu'il “renferme, est une insulte au parti conservateur ; ceux qui “ J’ont formulé se aisent conservateurs, nous le nions et “nous les combattrons de toutes nos forces comme des en- “ nemis du parti.”
BELZEBUTH
Ce qui n’a pas empêché qu'après avoir fait et même tout en faisant la œuerre aux partisans du programme, par exemple à F. X. A. Trudel, la Minerve enregistrait leurs noms parmi ceux des conservateurs et les comptait comme tels.
AXAPHAT.
Bah! C'est une contradiction qui à dû se perdre au milieu
de bien d’autres.
ASTAROTH
Pour être conservateur, disait la Minerve, il faut être discipliné et obéissant.
Quand on embrasse un parti, on s'engage à obéir en tout aux chefs, et il n'est pas permis de manquer à la consigne de ses chefs.
BEL IA
Pour le coup, en voilà une doctrine commode et paisible, une doctrine d'agneau.
Quoi! pour la Minerve le principe d’un parti c’est l’homme qui conduit la barque ; en sorte que quand il plaira à
cet homme de s'éloigner des principes, des idées du parti . ) )
tous devront le suivre.
La Minerve devrait nous rendre le service d’alleren France,
et d'y introduire sa doctrine, Avec un peu de bonne volonté Ils A e con
la liberté d
chez leurs chefs, nous verrions bientôt tous les partis se
rencontrer, sans le savoir, sur un terrain commun, celui du
communisme par exemple.
Ma foi, je
BELZEBUTH
C’est cela même.
Secrèteinc
\ ASTAROTH. Eglise de ] + | | . : taient d’accc è Les chefs du parti conservateur, ajoutait d’une manière en profiterai
mensongère la Minerve, sans s’en douter, les chefs du parti ss | )
j; , sité ; alors il conservateur veulent bien continuer, comme par le passé,
d'un autre « glise, il s’aff affirmons la D gens finiront
d'accorder à l'Eglise tout ce que }’Eglise demandera; mais
comme Je programme ne vient pas d'eux, ils l'opposeront et le combattront de toutes leurs forces.
BaaL.
C'est-à-dire cue puisque le programme demande la liberté de l'Eglise, les chefs et leurs amis la refuseront.
Je compie
ASTAROTH
C'est avec combattu le I
Non! Ce n’est pas cela. Ils donneront lu liberté à l’Eglise, mais ils seront contre le programme.
BAaL. Pourquoi d
Auriez-vou:
Alors le programme demandait autre chose que la liberté vateur, quelqu
TN, PE un de l’Église. puyer les évê
Non!
Mais non! On a déjà dit qu’il ne demandait rien autre chose. |
Demande m cedentes, les d à semblables }
BaaL.
Alors, la Minerve et les chefs acceptaient le programme ?
Jan,ais!
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