‹ La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 29 sur 181 · LA UOMEDIE INFERNALE. 89 ASTAROTH · texte numérisé non relu

LA UOMEDIE INFERNALE. 89 ASTAROTH

Ils le combattaient, tout en proclamant qu'ils étaient pour la liberté do l'Eglise.

BaaL.

Ma foi, je n’y comprends plus rien.

ASTAROTH

Secrètement Sir George ne voulait pas rendre justice à l'Eglise de Montréal, prévoyant que si les politiques promettaient d'accéder aux demandes des évèques, celui de Montréal en profiterait pour le démembrement, et aussi pour l’'Université ; alors ilse dit: il faut combattre le programme; certain d’un autre coté qu’en se déclarant contre la libérté de l’'Eglise, il s’affaiblirait lui et les siens il se dit de nouveau: affirmons la liberté de l’Egli

disons noir et blanc et les gens finiront par voter bleu.

BAAL

Je comprends maintenant.

ASTAROTH

C’est avec cette monstrueuse contradiction que nousavons combattu le programme, et que nous l’avons vaincu.

BELZEBUTH

Pourquoi dire que vous l’avez vaineu ?

Auriez-vous pu faire élire Cartier, ou tout autre conservateur, quelque part, s’il n'avait promis aux électeurs d’appuyer les évèques ?

ASTAROTH

Non!

BELZEBUTH

Demande maintenant à Carreau, si dans les élections précédentes, les candidats conservateurs ont jamais été obiigés à semblables promesses.

CARREAU

Janais!

ge

BELZEBUTH

C'est donc le programme qui a appelé ectte déclaration.

L'idée du programme, a donc fait son œuvre, et si quelque

chose a été vaincu, c'est le mot programme catholique.

BELIAL.

Le programme a été condamné par des évêques.

l'en]

BELZEBUTH

Non !

BELIAL.

Je vais le prouver.

ASTAROTH, descendant de la tribune, et s'adressant à Bélial.

Monte ici à ma place!

Page 1