LA FEMME
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Comédie a dit ce qu’il fallait penser de ces politiques et de cette liberté.
Le Zouave.
À ceux qui se disaient ultramontains, tout en procla. ment des doctrines gallicanes, la Comédie a prouvé combien grande était leur erreur, et a empêché par là - même,
le plus grand des scandales : celui des loups recouverts des habits du véritable berger.
LA FEMME DE L’'AVOCAT, avec une aigreur mal contenue.
Votre psaume est bien long. Je serais heureuse d’entendre le Gloria Patri.
Le ZOUAVE.
Nous y sommes, madame. St. Sulpice n’a pas craint d'accuser publiquement, dans les assemblées de paroisses, l'évêque de rausser l'interprétation du décret de 1865, de
travailler à l’œuvre impie de la séparation de l’Eglise et de l'Etat... .
L'AVOCAT, vivement.
Les MM. deSt. Sulpice n’ont jamais rien écrit, nirien dit d'aussi monstrueux.
LE ZOUAVE
Référez au protêt de M. Bayle, Supérieur du Séminaire, ait à l’assemblée publique de Notre-Dame de Toutes-Grâces, t vous trouverez ces choses.
L'Avocar.
Je n'y comprends plus rien.
LE ZOUAVE
Je reprends :non Gloria. Les MM. du Séminaire n'ont as craint d’affirmer que la conduite et les prétentions de évêque jetteraient le trouble, la discorde, la desunion, le méntentement parmi les catholiques; qu’elles scandaliseraient
160 LA COMÉDIB INFERNALE.
les protestants, et qu’elles iraient jusqu'à appoler des procès ruineux, scandaleux et peut-être interminables.
LE VILLAGEO!S,
Et les catholiques devaient être édifiés d’avoir un tel évêque!
Le ZouAvs.
C’est ce qu'a compris l’auteur de la Comédie. Il a voulu poser les accusations portées contre son évêque.
L'INSTITUTEUR
Sachant le public préjugé dans les plus graves et les plus importantes questions, l’auteur a cru servir la bonne cause en prouvant, que l’évêque n'était ni un fourbe, ni un entéte, ni un agitateur, ni une cause de scandale,
L'AVOCAT
Pour justifier l’évêque, il n’était pas nécessaire d’ineri miner le Séminaire...
Comme les accusateurs publics étaient les MM. de St, Sulpice, il fallait bien prouver la fausseté de leurs accusa
tions.
L'AVOCAT
On pouvait arriver à ce résultat par un moyen plus cha witable.
L'INSTITUTEUR
Non‘! De deux choses l’une : ‘Ou les MM. de St Sulpitt sont des accusateurs de bonne foi, ou ils sont des accus teurs de mauvaise foi. Accepter la dernière alternative &
moins q premièr hommes laissent les actes été victi gèmes 01
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moins que charitable. Il faut nécessairement accepter la première. Mais comment expliquer charitablement que des hommes instruits, connaissant parfaitement le débat, se laissent tromper au point de dénaturer les intentions et les actes de leur Evêque ? Sinon, en établissant qu’ils ont été victimes des ruses de Satan, de Satan dont les stratagèmes ont illusionné de tout temps les âmes les plus saintes.
PLUSIEURS VOIX
Très bien ! Très bien !
LA FEMME DE L'AVOCAT
Enfin, les Vêpres achèvent ; nous sommes uu Magnificat ! LE ZOUAVE.
Pardonnez, madame, nous ne sommes pas à Vépres, mais
à Complies ; et ce que vous prenez pour le Magnificat, n’est que le Capitule.
LA FEMME DE L'AVOCAT
J'aurais du m’en douter : d’aussi braves gens que vous sont toujours accomplis ! Et vous êtes au Capitule? Tant mieux { On en verra la fin ! Que monsieur l’Instituteur entonne le Munc dimittis.
L'INSTITUTEUR
Volontiers ! La Comédie Infernale parle de querelles généralement connues ; elle le fait pour rétablir la vérité et pour démasquer le mal. Se trouvant en présence d’odieuses accusations, de démarches inexplicables, de menées perfides et d’insinuations scandaleuses, le tout tombant sur la personne sacrée d’un évêque, ou sur des principes essentiellement catholiques, elle a cru nécessaire de défendre ces principes et cet évêque. On ne scandalise pas lorsque l’on défend les réputations, et que l’on combat au service des éternels principes de la vérité catholique,
La Vous,
On ne scandalise pas lorsque l’on démasque l'erreur, le mensonge ot l'intrigue, surtout quand on a le soin de prouver que l'intrigue, l'erreur et le mensonge, sont inspirés à de bonnes âmes par le malin! Enfin, on ne scandalise pas, lorsque l’on divulgue les trames infernales. Or, voilà l’œuvre même de lu Comédie Infernale : Donc, l’œuvre
même de la Comédie Infernale n’est pas scundaleuse ! PLUSIEURS VOIX.
Oui! Oui! Parfait ! Parfait!
LA FEMME DE L'AVOCAT, avec un dépit marqué.
Deo gratias !
LE ZOUAVE
Alleluia !
La porte de la salle s'ouvre, et on introduit nn notaire et sa femme,
ainsi qu'un employé du gouvernement.—Après les saluts d'usage, chacun prend son siége et la conversation continue,
A 4 1 SCÈNE IV. Eh bie Les mêmes, plus les derniers venus.
LA FEMME DE L'AVOCAT, s'adressant aux derniers entres. Une c
Vous ne vous doutez pas, je le parie, de ce que vous venez faire ici ? Alec
LE NOTAIRE
Nous venons saluer ües amis et assister à la messe de Le no: minuit.
LA FEMME DE L'AVOCAT
Son no Vous n’y êtes pas. Je vous le donne en cent. qu'on sa LE NoTAIRE.
En cent! Certes! Il parait bien que la chose est difficile Je m
à trouver. e honneur
LA COMÉDIE INFERNALE, 163 LA FEMME DE L'AVOCAT, à la femme du Notairs.
Vous, madame, devinez-vous ?
LA FEMME pu NorTaïnre, Ma foi ! non !
LA FEMME DE L'AVOCAT à l'Employé du Gouvernement. Et vous, monsieur ?