‹ La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 44 sur 181 · L'EMPLOYÉ DU GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

L'EMPLOYÉ DU GOUVERNEMENT

Je m’oppose à ce que cet illuminé reçoive le moindre honneur. C’est un misérable !

LA FrEeMME pu NoTaIR

Un esprit diabolique !

: Les hi

UOUPANE

LE NOTAIRE

athuliqi

Une pierre de scandale !

LA FEMME DE L'AVOCAT

Allons! Allons! Ne soyez pas sévères à ce point. Il y a

quelqu'un au milieu de nous que votre languge blesserait

profondément. \insi,

médie uit

L'EmMPLOYÉ pu GOUVERNEM par les m

«de l'Ordin bre de cat

Qui donc ?

LA FEMME DE L'AVOCAT, regardant l'Instituteur. service de

Un brave homme ! Un grand chrétien ! Un catholique du bon vieux temps ! Un programmiste ! Un tout ce que

LA ! tartu:

vous voudrez de bon, de sage, de modéré et de charitable ! Certaine

L'INSTITUTEUR

Un homme, enfin, qui approuve la Comédie Infernale. Et les pr édifiés ? Ils l'évêque da qu'avec la décrets les contrairemc revolte, la q sein de son t et de l'Etat.

directe de 1 évêques «ensi

LA FEMME DE D'AVOCAT

Et qui la justifie avec un zèle digne d’une meilleure ‘ause.

Lr NOTAIRE.

Monsieur l’Instituteur, car, je le vois, c’est de lui qu’il s’agit, M. l’Instituteur n’est pas sérieux, s’il essaie une défense de la Comédie Infernale.

L'INSTITUTEUR,

Pourquoi ? s'il vous plait.

. Assuréme:

Le NoOTAIRE.

La Comédie scandalise les protestants.

L'auteur 4

LA l'OMENIR ILPERMNALE L'INRAIPUTRUR

Les protestants qui biraut [n C'ümmddie, ne sont-ils pas au

votivant «il EU ul cle a it LEFT tot du programe atholique

Ainsi, ces protestants connaissent déjà, sans que la Co médie ait besoin de le leur apprendre, l'opposition faite pur les messiours de St. Sulpice, aux décrets de Rome et de l'Ordinaire, et la guerre acharnée d'un trop grand nombre de catholiques à une mesure électorale toute entière au service de lu liberté de l'Eglise.

Li NOTAIRE

Certainement.

L'INSTITUTEUR

Et les protestants qui savent toutes ces choses en sont édifiés ? Ils se disent, avec les messieurs de St. Sulpice: l'évêque dans l'Eglise catholique, l’évêque même qui n’agit qu'avec la haute approbation de Rome, que d’après les décrets les plus exprès de la Propagande, peut travailler contrairement aux intérêts des âmes ; il peut soulever la revolte, la désunion et les mécontentements les plus qraves au sein de son troupeau ; il peut amener la séparation de l'Egiise et de l'Etat. C’est une preuve frappante de l’assistan‘e directe de l’Esprit-Saint à l'égard de Rome d’abord, et des évêques ensuite ! ! ! Comme tout cela est édifiant ! ! !

LE NOTAIRE

Assurément non.

LA FEMME DU NOTAIRE

L'auteur de la Comédie pouvait se taire.y

LE VILLAGEO!S.

En se taisant, le grand mal l’emportait : l'Eglise de Montréal passait pour être dirigée par un évêque ct des décrets apostoliques injustes, déraisonnables, dangereux pour les âmes et menaçants pour la politique,

LA FEMME DE L'AVOCAT

La conclusion de tout ce que nous venons d’entendre peut se formuler de la maniëre suivante :

Les protestants seront édifiés d'apprendre que l’opposition faits dans l’affzire du démembrement, par les MM. du Séminaire, les marguilliers, les juges, etc.,est !œuvredudiable. Admirable !

L'INSTITUTEUR

Les fautes de ceux dont vous parlez, madame, n’édifieront pas les protestants. Soulement, nos frères séparés sauront, qi’il n’est pas permis aux catholiques, pas même aux MM. de St. Sulpice, de manquer de déférence, pour ne pas dire de soumission, à l’autorité légitimement constituée, sans s’attirer sur le champ le blâme général.

Ils sauront, qu’il n’est pas permis aux catholiques de pré cher des doctrines condamnées par les Papes infaillibles, sans qu’il s'élève de partout, de vigoureuses, solennelles et généreuses protestations.

Ils sauront, enfin, que s’il y a des catholiques aveuglés, il y à aussi des catholiques illuminés,

LE VIL£LAGEO!IS

Ils apprendront qu'il ÿ a des catholiques romains !

LE ZouAVE.

Des catholiques ultramontains !

LA FEMME DU VILLAGEOIS

Des catholiques capables de faire connaitre à leurs fréres, les plus secrètes trames de l'enfer.

À co up encore, pi

Soit, m:

Et si vo louave poi

Je le ve chose,

Page 1