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AXAPHAT.
Que doit penser le vénérable Monsieur Olier, de la conduite des Curés perpétuels qui, sous le prétexte de l'intérêt de leur maison de Montréal, luttent contre les Evêques, et cela depuis longtemps ?
Orivor.
Laisse-moi poursuivre, et tu le sauras.
“ Ils (les Prélats) peuvent nous appeler et nous renvoyer quand ils le veulent, et la maison fait profession de no RIEN ÊTRE et de ne RIEN POSSÉDER, QUE DANS LEUR PURE ET SIMPLE DÉPENDANCE. L'œuvre de Dieu ne doit jamais causer rion d’incommode, ni de con traire à la simrlicité et à la justice de l'Evangile ; et si je savais qu'il dût sortir jamais de Saint-Sulpice quelque sujet qui choquât les ordres de nos Seigneur les Prélats, ou appuvât le violoment de leur respect, je demanderais que la MAISON FUT DÉTRUITE, et DEVINT UN OBJET D'ANATHEME A LA FACE DE TOUT L'UNI VERS. ”
AXAPHAT.
Pauvres Curés perpétuels !
OLIVOR.
Voyons ! Ecoute donc sans m'interrompre, il sera toujours temps pour faire tes réflexions.
“ C'est pour ce sujet, Monseignour, qu'ayant appris qu'il s'était passé quelque émotion et quelque mutinerio, dans la ville de Clermont, contre votre obéissance, j'écris à M. Couderc de se démettre de son bénéfice entre vos mains, puroment et simplement, pour que vous en disposiez Len faveur de qui il vous plaira. Nous ne devons ni violer le respect dû aux saints Prélats, ni approuver ceux qui à lo violent, ou souffrir qu'à notre occasion il arrive rien de Mparcil dans les lieux où nous sommes présents. “Si propter nos exorta est tempestas, dejiciamur in mare:
il vaut bien mieux qu’on ne nous voie jamais, et qu'on n'entend plus parler de nous, que s’il était dit qu’à notre occasion, il se soit passé rien de semblable, ou que nous ne l’ayons pas désapprouvé, lbrsque nous le pouvions. Je suis bien aise qu’on voie l’horreur que nous avons d’une pareille conduite, et que, pour cela, nous ne voulons point qu’il reste rien de nous dans ces lieux, afin d'obliger les violateurs de vos respects de penser à leur faute. Bien loin d’entrer dans leur parti, nous le détestons, et s'il y avait quelque chose AU DELA DE L'ANATIHEME ET DE L’'EXÉCRATION, J'EN USERAIS POUR DÉ- TESTER ET CONDAMNER UNE SI INDIGNE CON- DUITE. Du moins, Monseigneur, devons-nous faire tout ce que nous pour témoigner combien nous honorons la dignité épiscopale en votre personne et en tous nos seigneurs les Prélats. Il me sufit qu’en la présence de Dieu, et à vos pieds, je reçoive, avec ceux qui ont déférence à ma voix, votre sainte bénédiction, et que j'aie la satisfaction de vous avoir témoigné nos respects et nos obéissances. Si nous eussions eu l’honneur de recevoir vos ordres, et qu’il vous eût plu, par un mot de lettre, ou par queiqu’un des vôtres, nous faire savoir ce que vous désiriez de nous, je vous aurais témoigné ponctuellement mon obéissance, qui est telle que je puis dire, en vérité, que vous n’avez pas, Monseigneur, un plus humble, plus fidèle et plus obéissant serviteur.”
pouvons,
Lucirer.
Voilà bien le langage des Saints!
AXAPHAT.
Ils n'ont qu'une manière de défendre leurs droits: 8e soumettre à l’autorité.
BAALBÉRITH.
Cette lettre du vénérable M. Olier est foudroyante pour les Curés perpétuels; car le principal motif qu’ils all guent au public canadien, afin de justifier leur position Î
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l'égard de l’évêque, est qu'ils défendent les intérêts de leur communauté. Cependant leur fondateur affirme que sa Société fait profession de “ n'avoir point de vie, d’intérêt, ni de conduite que sous l’obéissance de nos seigneurs les Prélats, qu'elle ne veut rien être, rien posséder que dans leur pure et simple dépendance, et si la Maison de Saint-Sulpice venait à se départir de cette grande loi, il demande qu’elle soit détruite et qu’elle devienne un objet d’anathème à la face de tout l'univers.”
Baar.
N'est-ce point pour sanctionner l’anathème de ce vénérable ÿrêtre, que Dieu a permis la publication de la Comédie Infernale ?
Sile ven“rable M. Olier vivait et qu'il eût la douleur de voir la conduite de certains de ses fils à l'égard de l'épiscopat, ne serait-il pas le premier à les exécrer et à les anathématiser ?
Oztvor.
N'en doutons pas un instant. Tenez, je lis dans cette âme un article de la constitution de St. Sulpice, où il est dit “ que les Prélats sont les premiers Supérieurs de St. Sulpice.”
BAALBÉRITH.
Et la prétention des Curés perpétuels est bien aussi d’être entièrement soumis à l’autorité épiscopale.
FumE-BotvcueE.
Ce que je vous ai déjà dit de leur opposition à l'établissement de Mgr. de Tclmesse à Montréal fait justice de cette prétention.
Cependant, vous ne savez encore rien ; ce que j'ai encore à dire est plus sérieux.
OLIVOR, s'adressant à Lucifer et désignant l'âme.
Vais-je éconduire cette âme ?
LtroiIrFERr.
Pas maintenant, elle peut nous servir encore. Voyons, Fume-Bouche, continue ton chapître intéressunt sur la soumission des Curés perpétuels aux Prélats.
FuMmE-Boucue.
Les Curés perpétuels disaient: # [l ne faut pas changer les usages, même dans les plus petites choses. A plus forte raison, ne faut-il pas introduire des changements considérables, tel que ceux du nouvel établissement.”
OLIVOR.
Tiens ! S'il ne faut rien changer, pourquoi s'opposer À l'établissement d’un Evêque, si le Pape et l'Evêque diocésain veulent cet établissement? Le respect aux Evêques et au Pape n'est-il pas traditionnel à Saint-Sulpice? Et pourquoi changer cette habitude d’obéissance et de soumission, surtout quand ce changement appelle l’anathème et l’exécration du fondateur ?
FuuE-Boucue.
“ Mgr. de Québec, e choisissant Mgr. Lartigue pour auxiliaire devait lui former une rente convenable,’ ajoutaient les Curés perpétuels.
BAALBÉRITH.
L'Evêque de Québéc n'avait pas de revenus ; il lui était difficile de donner ce qu’il n’avait pas.
Et puis en quoi cela reg.-dait-il les Curés perpétuels ? Mgr. de Telmesse ne leur demandait rien. D'ailleurs, si la pauvreté de Mgr. de Telmesse leur faisait tant de peine, que ne le secourait-il, au lieu de le chasser de chez eux et de lui donner la rue pour héritage, ainsi qu’ils en ont agi ?
Fume-Boucue.
Voyons, n anticipe pas: tout viendra en son temps.
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‘! On n’a fait aucune enquête ‘“ de commodo et incommodo,” au sujet de l'établissement de Mgr. de Telmesse, en 8a qualité d'Evêque auxiliaire et Supérieur du District de Montréal.”’
LuctFER.
L'enquête n’est pas nécessaire pour les Evêques simplement auxiliaires comme l'était l'Evêque de Telmesse.
BAALBÉRITH.
Au lieu d’invoquer des enquêtes qui ne sont pas nécessaires, les Curés perpétuels auraient dû se rappeler qu'ils les ont omises, eux, quand elles étaient de nécessité par exemple, en construisant leur église paroissiale ‘“ Notre:- Dame. ”
Fumr-Boucux.
ici le et : 2e Bref du Pape, instituan rr.
Voici le bouquet : “ Le Bref du Pape, instituant Mg sarti Evê de Telme e préposant : ouver- Lartigue, Evêque de Telmesse et 1 éposant au gouv nement du District ecclésiastique de Montréal, est contraire aux Canons; or le Pape, lui-même, est soumis aux Canons et obligé d’y conformer ses décisions. ”?
LUCIFER
Le troisième article de la “ Déclaration des droits de l'Eglise gallicane ’’ renferme cette erreur : “ Qu’ainsi l’usage de la puissance apostolique doit être réglé suivant les Canons faits par l'esprit de Dieu et consacrés par le reanect général. ?” Mais cette fameuse déclaration a été condamnée par l'Eglise.
BAALBÉRITH.
Si ces choses sont jamais connues en Canada, les Curés perpétuels seront mal à l’ase ; attendu qu'ils ne veulent
, en aucune façon s’avouer gallicans.
PERRIER
Mais est-ce que les Papes ne sont passoumis aux Canons ?
Lucrrer.
Comment le seraient-ils ? N'ont-ils point reçu du Christ une autorité, une puissance plénière, suprême et univer selle ? Conçois-tu qu'une telle autorité, qu'une telle puis sance puisse être subordonnée et dépendante ?
PERRIER
En effet. Etait-il vrai, au moins, que l'établissement de Mgr. de Telmesse fut contraire aux Canons ?
FuME-Boucne.
Non !
PERRIER
Baalbérith insinuait, il y a un instant, que les Curés perpétuels ont mis i’Evêque de Telmesse à la porte do leur maison. (C'onte-nous cela.
Fume-Boucre.
Je connais peu cette histoire-là. Jessais qu'elle cost vraie et c’est tout.
BAALBÉRITH.
Je sais ce qui enest. Mgr. Lartigue, Evêque de Telmesse, prêtre canadien d’un grand mérite, était, depuis de longues années, membre du Séminaire de Saint-Sulpice, lorsque les instances de l'Evêque de Québec, les ordres exprès ot réitérés du Pape et la volonté formelle du Supé rieur-Général de St. Sulpice, lui firent un devoir d'accepter la dignité épiscopale pour le gouvernement du Pistrict de Montréal.
Il était entendu, entre le Supérieur de la maison & Paris et les membres de celle de Montréal, que Mgr. Lar tigue resterait Sulpicien et qu'en cette qualité, il habiterai le Séminaire. Mais à peine fut-il Evêque qu’on lui sign:
à fia q etqu porpé trouv ment AVIS, & couch rioure
Où P:
Dans Sulpice, is écrit con
l'Evêq ue
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M. Béd 80 Confrà
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Ce que thèque, ur
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, fia qu'on ne pouvait le garder même un peu de temps, et que s’il continuait d'aller à la récréation avec les Curés perpétuels, que plusieurs de ces derniers n’oseraiont s'y
ist trouver. Il fallut donc que l’Evêque cherchât prompteer ment un autre asile ; et le jour même où on lui donna cet ais avis, son embarras fut tel qu'il ne savait en quel lieu il
eouchorait. Et sans l'hospitalité que lui offrit la Supérioure de l'ITôtel- Dieu, il se trouvait dans la rue.
LUCIFER
t do | Où pronds-tu ces rensoignements ?
BAALBÉRITH, Dans un mémoire d’un Monsieur Bédard, Ptre. de St. Sulpice, lequel Sulpicion protesta solennellement et par écrit contre l’indigne conduite des Curés perpétuels envers l'Evêque de Telmesse.
Curés dé LUCIFER, rte Oùest ce mémoire ?
BAALBÉRITH.
lle ef M. Bédard a adressé son Mémoire À son Supérieur et à
ses confrères sulpicions. L’Evêque de Telmesse et plusieurs prêtres canadiens en reçurent où en prirent des copies.
OLIVOR.
de Tel-
puis de Ce que Baalbérith dit me rappelle qu'il y à, à la biblio- Sulpice, thèque, une âme dans laquelle on peut lire ce Mémoire. L ordres I + 4 iUCIFER.
u Supé accepter Transporte-la ici.
strict de
(Olivor salue et sort.)
aison dt Lgr. Lar abiterail lui sign!