‹ La comédie infernale ou Conjuration libérale aux enfers [microforme]Chapitre 67 sur 181 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les mêmes, plus Belzébuth

LuciFrEer, à Belzébuth. à Et n'd rm , , ; à la sal] J'u devines ce que nous fesons en ce » oment ? E trolour

BELZÉPRUTH. D ncspri E Or, | ai

Hélas ! Oui. Et je présume que vous êtes embarrassés su" D vois 1 @

le parti qu'il faut prendre. et prés lence, :

LUCIFER

Tu l'as dit Comment prendre la défense de ces mal beureux Curés perpétuels ! DE CoM.

nues

de la

orter

Chacun Lucifer e et la terribli

Kses SU

es mal

BELZÉRBUTH N'v pensons pas une minute.

BABEL

Comment! n'y pensons pas. Mais mentons, diantre! BELZÉBUTH.

Mentir pour recevoir des démentis décisifs ? Vaut bien mieux se taire.

BABEL

Qui donc nous démentira ?

BELZÉBUTH

Les faits, les documents, les pièces justificatives de l'Illuminé. Croyez-moi, notre cause est assez compromise, et n'allons pas aggraver la situation par des polémiques inu tiles et qui autoriseraient l’Illuminé à tout révéler.

BABEL

L'Tlluminé ne révélera jamuis que ce que nous aurons dit ici.

BELZÉBUTH

Et n'est-ce pas suffisant ? Toutefois, je me suis rendu hier à là salle de récréation des C'urés perpétuels afin de connaître lours impressions sur la Comédie [nfernale. J'étais là en esprit; j'ai donc pu tout entendre, tout saisir facilement, Or, jai entendu M. Bayle dire: “ Hum! Cet Illuminé, je le vois 1 en mains toutes les pièces de nos difficultés passées et présentes; le mieux, pour nous, estde garder Île «ilence, ”’

LUCIFER

Ce M. Bayle avait raison, je crois. Qu'en dites-vous ?

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Tous, excepté Babel.

. AT n . | Qui ! Oui! Gardons le silence. :

bie BABEL.

Et si vous gardez le silence qu’en pensera-t-on daus Île public ? J:

litté LUCIFER. tour Ce qu’on voudra.

C'est donner gain de cause à l’Illuminé.

LucIFER.

Ou Le démentir, c’est lui fournir l'occasion de nous faire un tort encore plus grand; ear c’est lui procurer l’a-propos ae mettre en lumière des faits que nous passons sous C’e silence. ; être p

FUME-BOUCHE

Tu us raison, illistre monarque. Je suis pour le silence

absolu.

Tous, excepté Babel.

Oui ! Oui! Ne disons rien.

BABEL

Qu'on garde le silence dans les journaux, soit. Mais ne

pourrait-on pas le rompre ailleurs ? Si on pouvait décider Allo les Curés perpétuels à censurer la Comédie Infernale dans rith, re . les conversations privées ou autrement ? qu'il j qu'elle $ BE2ZÉBUTH. as aJoute Je n’y vois pas d'obstacle. Seulement l'Illuminé peut RÈ le mal L recevoir, un jour ou l’autre, de hautes approbations, ce Nalssar

tère qu

to t c out We)

BABEr.

N'importe, en attendant ce qu'ils diront empêchera v, ) bien des personnes de lire ln Comédie.

BAALBÉRITH.

is le : è à :

Je connais un Curé perpétuel, beau diseur, autant que littérateur fameux, qui remplirait ce rôle à merveille, surtour auprès des dames.

BABEL

& L'abbé Martineau, n'est-ce pas ?

BAALRÉRITIH.

Oui.

faire RABEL.

T0 POS SOUS 1 C'est l’homme qu'il faut. Seulement, il ne sera peut- D tre pas facile le le décider.

BAALBÉRITIH. ilence ST: et . Le ‘ Ù N'importe ! essayons. On ne risque qu'une chance, celle de réussir.

Tous.

C’est cela.

LuctFrer.

ais ne | ñ lécider Allons, je vois que nous sommes tous d'acco1d. Baalbédans rith, rends-toi immédiatement en Canada. Dis à Carreau

qu'il faut imposer le silence le plus entier qu'elle ne dise rien de la Comédie Infernale. Cependant, ajoute qu’il faut amener les Curés perpétuels à dire tout né peut D le mal possible de cette œuvre, et ce privément à leurs con-

à la presse,

SALE naissances ou dans des lieux où leur parole revêt un caracar | \ . , . » Q :

alheur tère qui la rend inaccessible à la réplique. C’est lâche,

tout cela ; mais la cause ne vaut pas mieux.

BAALBÉRITH.

Et les politiques, les codificateurs, les anti-pyogrammistes,

tenterons-nous quelque chose pour eux ?

LUCIFER

Qu'en dites-vous, princes ?

BELZÉBUTH

J'ai beaucoup à dire touchant cette question, je demande à être entendu avant qu'aucune décision ne se prenxe à ce sujet.

LUCIFER

Dans ce Cas, pars immédiatement, Baalbérith, car le

temps presse, et dis à Carreau qu'il recevra bientôt des instructions plus complètes.

(Baalbénch salue profondément Lucifer, et sort après ar oir reçu les en: couragements de la Cour infernaie.)

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