SCENE VIII
Les précédents.
BéLrAr,, de la tribrue.
Je veux simplement vous mettre en garde contre lu ten tation de fuire passer l'Evêque de Montréal pour un voleur.
LUCIFER
Pourquoi ?
Béziar.
Rien ne serait plus impolitique. Cette accusation insen sée est ce qui à le plus nui aux Curés perpétuels
AXAPHAT.
L'homme est toujours chîtié par sa propre malice. B£LIAr.
Accuser les Evêques de vouloir s'emparer de leurs biens, est le grand cheval de bataille des Curés perpétuels: Is ont porté la même accusation contre tous les Evêques qui ont voulu les soumettre à l’obéissance.
AXAPHAT.
En sorte, que s’il fallait les en croire, tous les Evêques
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Je cr était Ev
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tion insen
aalice.
leurs biens,
étuels: LS svêques qui
les Evéques
canadiens ont éprouvé ces instincts de rapacité et de convoitise !
BÉLIAL
Tandisque que: lo. Ce sont les Evêques qui ont conservé aux C'urés perpétuels leurs biens, en empêchant le Séminuire de les céder au gouvernement.
20. Que pour se rendre les Evêques favorable, les Curés perpétuels ont tenté de les corrompre par l’appas de leurs richesses.
30. Qu'ayant trouvé les prélats incorruptibles, les Curés perpétuels ont voulu les perdre de réputution, en France, à Rome et en Canada, en leur attribuant une cupidité excessible. |
AXAPHAT,
As-tu les preuves de ce que tu avance. ?
BÉLIAT.
De nombreuses.
Voyons ! Voyons!
BÉLIAL
Je ne citeraui pas tous les témoignages.—Je n’en finirais pas,
Je me borne à un mémoire de Sa Grandeur Monseigneur J, N. Provencher, Evêque de St. Boniface.
FuME-BoucueE.
Evêque de St. Boniface ?
BÉLIaAL.
Je crois. Quand il a écrit le mémoire en question, il était Evêque de Juliopolis.
FUuME-BOuCHE. |
À la bonne heure, je comprends maintenant, Ce mé. di moire est à Iome. : di L 10)
BÉLIAT.. ie
Pour moi, je l'ai lu a Montréal et jo l'ai appris par
cœur.
BÉLIAS.
Quelle date porte-t-il ?
BÉLIAr. À ” tome, 20 mars, 1856. 4 , tré: PERRIER. de . . k tn ce « À quelle occasion cet Evêque a-t-il écrit ? on Bécrar.
Je vais vous réciter son mémoire x ertenso. Vous E
pourrez juger de l'esprit qui l’a dicté, des circonstances : : en £ qui l'ont appelé, et vous aurez la preuve de mes trois pro °
positions ci-dessus.
Tous. >
Très-bien ! étai D isa
BÉLIAr. (1) | pou:
© . | cler & Quand j'ai quitté Montréal, le 25 Novembre, tout F monde, dit l'Evêque de Juliopolis, tout le monde parus tou sait content du projet d’ériger la ville en Evêché. Le Tel Evêques voyaient arriver avec plaisir le moment de cette , érection impérieusement nécessaire, depuis qu'il y à ol . 21: . . | Moi
(1) Tout ce que va dire Bélial et qui se trouve entre guillemets est! : mémoire de Mgr. J. N. Provencher, évèque de Juliopolis. Le lecteur c1$ a
prend la gravité d’un témoignage tombé d’une si haute respectabilit }
: —(Note éditoriale.)
Evêque à Montréal, parce qu'ils la considéraient comme
NT devant rétablir la paix, dans cette partie importante du diocèse de Québec. Muis ils espéraient que cette érection se ferait sans condition, et que le nouvel Evêque ne monterait pas lié d'avance sur son siége ....... …. 7
appris par PERRIER, riant.
Le préumbule promet.
Bézrar.
Monseigneur de Juliopolis continue :
« Ni l’Archévêque de Québec, ni l’Evêque de Telmesse ne demandent, pour le moment, un coadjuteur pour Montréal, mais seulement l'érection du siège.......................... « On était inquiet dans le district de Montréal au sujet de ce coadjuteur, parce qu'un bruit s'était répandu qu'on voulait le prendre parmi les Sulpiciens................….
OLIVOR.
180, VOUS rconstances
es trois pro
Evidemment, les Sulpiciens même alors, n'étaient pas en grand estime purini les Canadiens.
BÉLIAI.
& On craignait, dit Mgr. de Juliopolis, si le coadjuteur était pris dans le Séminaire, que l'abbé St. Germain ne vint à sa suite. Les démarches que le Séminaire a faites pour pousser cet abbé sur le siège de Québec, ont indisposé le clergé contre lui pour toujours.
abre, tout l “ Il n’en avait pas l'estime auparavant, parce qu'il a onde pari toujours été chaud partisan du Séminaire contre Mgr. de üvêché. Les Telmesse.
ent do eeti “Il parait qu’on (les Sulpiciens) commence à intriqu'il ya guer à Rome pour le faire parvenir à la Coudjutorerie de
Montréal. Il faut que le Séminaire soit bien sûr des dispositions de M. St. Germain, pour se donner tant de trouble pour le faire parvenir à une dignité à laquelle per-
ruillemets est Le lecteur ©?
te respectabilié
LA COMÉDIE INFERNALE, sonne no l'appelle, et d’où, au contraire, il est repoussé par tout lo clergé, comme on à pu en juger par lu requête
à Su Suinteté signée de tout le clergé du diocèse PERRIER.
Attrappe celu en passant !
BÉLIAL
“M. l'abbé Thavo“net, prêtre de St. Sulpice, dit Myr, de Juliopolis, demande au St. Siège la conservation des
priviléges de la maison de &t. Sulpice de Montréal, suns
en donner la liste, ni aucun détail... . FUME-Boucue.
Et il a eu bon nez. Ces privilèges sont tout ce qu'il 5 | y a de plus gallican !
BÉLIAL
“Seulement, poursuit Monseigneur de Juliopolis, il nomme le privilége accordé, dit-il, par le second Evêque de Québec, par lequel le Supérieur de la maison est Grand- Vicaire né et perpétuel du diocèse de Québec.
“ Il offre, au nom de ses confrères, à cette condition, l'Eglise paroissiale de Montréal pour cathédrale, une vingtaine de chanoines dans la maison et de pourvoir aux besoins de tout le monde; autant d’urticles qui demandent quelques réflexions... ........
AXAPHAT.
Ce sulpicien croyait probablement que les priviléges ecclésiastiques se vendent à l'enchère. N'eut-il pas mieux fait d'offrir, qu'à l’avenir, les Sulpiciens de Montréal se conduiruient selon l'esprit de leur pieux et vénérable fondatenr ?
BÉLIAL
Monseigneur de Juliopolis continue en répondant à ces offres :
u cèse sera CONS Viva bien soco Evêc NON À Mon Si M Peut ait ét les fo Nouv Sémi Jumai nent n'a } Comn autor S'OPP(
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“ Le Supérieur Grand-Vicaire né et perpétuel du dio cèse de Québec ? Mais qui peut répondre que ce supérieur sera toujours digrie et capable de cette haute fonction ? Le Supérieur est nommé par le conseil du Séminaire, par conséquent ce sera ce consoil qui nommera le Grand- Vivuire que l'Evêque sera forcé de reconnaître, quand bien même il aurait raison de le refuser. On dit que le socond Evêque de Québec à accordé ce privilège, mais cet Evêque, mort il y a plus d'un siècle, pouvait-il lior tous ses successeurs ? Pouvuait-il surtout lier un Evêque de Montréal qui ne devait venir que plus d'un siècle après si mort? Ce privilége a-t-il été reconnu en Canada ? Peut-on citer un Kupérieur du Séminaire de Montréal qui ait été reconnu pour Grand-Vicaire ot qui en ait exercé les fonctions, suns lettres de l'Evêque de Québec, et ro nouvelées par son successeur ? Le Supérieur actuel du Séminaire dit qu'il est Grand-Vicaire, mais comme il n'a
jamais reçu de lettres de l'Éviue de Québse qui lui don-
nent ce titre, il n'en à jamais tuit les fonctions et son nom n'a jamais été porté sur la iiste des Grands-Vicaires. Comment l’Etêque de Québec aurait-il pu associer à son autorité un homme QUI EMPLOIE TOUTE SON INFLUENCE A
S'OPPOSER A SES PLANS LES MIEUX CONCERTÉS pour le bien de son diocèse
PERRIER
Par où l'on voit que ce n’est pas d'aujourd'hui que les Nulpiciens créent des embarras dans l'Eglise du Canada.
BÉLIAL
“Tous ces étrangers, continue Mgr. de Juliopolis parlant des Sulpiciens, tous ces étrangers NE CHERCHENT QU'A SE SOUSTRAIRE A L'AUTORITÉ DES ÉVÉQUES, en se retranchant tantôt sur un exemption, tantôt sur un privilège.
“ Que le Supérieur du Séminaire marche dans la soumis- «ion due à son Evêque, qu'il cesse de le contrarier, et il pourra devenir Grand-Vicaire. Jusqu'à ce moment l'É-
CS et D
vêque de Québec n'aurait pu le faire son Grand-Vicaire, W gans faire pousser un cri général de mécontentement dans tout le clergé............ ”
OLIvOR.
Comme ils se sont rendus aimables ces Sulpiciens ! du nâ BÉIIAL. Il . . . à jé « Croira-t-on qu'une dizaine de prêtres étrangers ont plus pa . . ; son
de jugement, plus de bon sens, plus de science, plus d'a.
: TA lié mour du bien que tous les Evêques et le’clergé du pays? dis Si le Séminaire w’avait pas ses grands biens, les prêtres français ne seraient pas si empressés d’aller au Canada, malgré l’Evêque diocésuin..............….. | C
OLIvOR.
Le
Tu forces l'expression de Monscigneur de Juliopolis.
BÉLIaAL.
Non ! Je le cite textuellement.
Parlant de l'offre de l’Eglise paroissiale de Monträ pour cathédrale, etc., Monseigneur ajoute :
“ Mais cetie Eglise n'appartient pas au Séminaire Ré elle a été bâtie par la fabrique et par la ville; cettoéglh vingt est très-endettée. Le Séminaire l'offre pour cathéärale dit : probablement sant que les marguiliisrs en sachent ricri A Qui sait si ces hommes à hautes prétentions voudron.cetà ‘rte mesure ? Qui osera répondre ici qu’ils ny mettront pa noin des conditions que le nouvel Evêque ne pourra accepte à av Ce sont envore les mêmes marguilliers,du moins en gran doute
partie, qui, ily a quinze ans, ont forcé Monseigneurd@ Ses in Telmesse de sortir de leur Eglise, en décidant qu'il n'aur plus de trône, de dais, etc., etc.”
AXAPHAT,
Comme on roconnaît bien, dans ces pauvres marguillid l'application du proverbe : Tels maîtres, tels valets.
d-Vicaire, ment dans
ciens |
ers ont plus 6, plus d'a a AVS ?
ré du pa, Atres , les prêtres au Canada,
J uliopolis.
de Montré
Séminaire
B ; cette épi r cathédrale
gachent rie -oudron. cel r mettront M rra accepte} oins en gran onseigneur ( tqu'il n'aur
8 marguillie ols valets.