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BéLras. N dans s
Comme de raison. ie
j' Thave BÉLIAL. d'exeu
à toutes Muis ajoute Monseigneur de Juïiopolis: « J'a
Franc
‘“ Heureusement que les Evêques, le clergé et le peuple, par ses représentants, empêcheront le gouvernement de
commettre cette iniquité .. . ..….. É
Evêqué versati
venet S'EMPA
AXAPHAT.
Ainsi, c'est aux Evêques et à d'autres que le Séminaire doit d’avoir conservé ses biens.
C'est
BÉ£LrAr. l'étrang
Mais le com}
AXAPHAT.
C'est pour récompenser les Evêques que les Sulpiciens les accusent maintenant de vouloir les voler ?
Tu ve
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part de ses at-être que
pressement nt alors le
Lt le peuple, nement de
> Séminairè
s Sulpicien
BÉLIAL
Ecoute là-dessus Monseigneur de Juliopolis.
“ M. l'abbé Thavenet dit partout que l’Evêque de Québec veut s'emparer des biens du Séminaire de Montréal, que c’est pour cela qu'il ne veut plus laisser entrer de prêtres français en Canada... "
FuME-BouUCcHE.
Comms ils accusent l’Evêque de Montréal de ne diviser la paroisse de Notre-Dame qu'atin de s'emparer de leurs biens. Toujours les mêmes, ces bons Sulpiciens !
BÉLIAL
‘Il est difficile, s'écrie ici Mgr. de Juliopolis, de réunir dans si peu de mots tant d’accusations hardies, fausses et calomuieuses. Si une grande charité peut excuser M. Thavenet de mauvaise foi, assurément il n’y à pas moyen d'excuser ses confrères de Montréal qui lui inspirent toutes ces accusations...
“ J'ai eu la douleur d'entendre répéter ces accusations en France, depuis Boulogne jusqu'à Marseille. Tous les Evêques et les prêtres français avec lesquels j'ai lié conversation m'ont dit: “ Vous trouverez à Rome M. Thavenet qui travaille à empêcher les Evêques du Canada de S'EMPARER DES BIENS DES SULPICIENS DE MONTRÉAL.. .....”
OLIvOR.
C’est ainsi que les Sulpiciens travaillent à glorifier, à l'étranger, l'épiscopat canadien !'1 11
AXAPHAT,
Mais en France on ne devait rien croire de pareil sur le compte des Evêques canadiens ?
BÉLIAL
Tu vas voir :
{ “ Non-seulement, dit Monseigneur de Juliopolis, non U seulement on le disait, mais on le croyoit: on à par con- Sul] séquent une bien singulière idée des Evêques du Canada Curc que l’on suppose capables de voler de 8i grand biens que perp ceux du Séminaire de Montréal, et que l’on croit, par là Sane même, les destructeurs des établissements religieux du JAM paÿs. Sans doute, ils mériteraient l'animad version du TRÉA monde entier, si une accusation aussi grave était vraie; muis ici je n'hésite pas à dire que c'est un menscnge et une calomnie ........ di | (:
PERRIER. façor
‘dose
Si jamais les Canadiens apprennent ce que les Sulpiciens
ont dit de leurs Evêques, ils seront furieux.
BÉLIAL. L Ce
les er
Voilà pourquoi il faut se garder de dire que l’Evêque mérit
veut voler le Séminaire. Pour le laver de cette odieuse tuels,
accusation, quelqu'un publiera le Mémoire de Mgr. de les év
Julio polis. font }
terdir
FuMmE-BoUcHE.
On pourrait même publier d’autres faits qui mettraient
le comble à l’indignation générale. Car ces Sulpiciens En . 7: . à { en ont dit de toutes les couleurs sur iles Canadiens. les Ci
Faillon disait à Rome, à propos des Universités, que ces institutions étaient inutiles en Canada, où, quelque efon qu'on fit, on ne parviendrait jamais à former des prêtres des magistrats, des avocats, des médecins,etc.,de quelque
Et d'inst
raleur....…. tienne
clers-1
CARREAU. s gion
Pourquoi ?
FuME-BoucHE.
Ce
clercs
Parce que LES RESSOURCES INTELLECTUELLES DES CA
médec DIENS ÉTAIENT TROP MÉDIOCRES ! ! ! ec
Jolis, non a par Cconlu Canadi biens que oit, par là igieux du version du tait vraie:
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HS DES CAM
Un Evêque français s'étonnait un jour en présence d’un Sulpicien de ce que le clergé ne pouvait aspirer à être Curé de la ville, attendu que les Sulpiciens étaient Curés perpétuels. Savez-vous ce que répondit ce Sulpicien ? Sans broncker, il affirma que le clergé indigène N'AURAIT JAMAIS LES LUMIÈRES VOULUES POUR ADMINISTRER Mon- TRÉAL ! !!
CARREAU
Si les Canadiens sont doués intellectuellement d’une façon si médiocre, je ne vois pas qu’il faille une si grande dose de science pour administrer Montréal ! ! !
FuME-Boucue.
C’est ainsi que les Curés perpétuels se contredisent. A les en croire, tantôt les Canadiens sont trop bêtes pour mériter un enseignement supérieur, tantôt ils sont si spirituels, si intelligents, qu'il faut beaucoup de science pour les évangéliser, et cependant, qui le nicrait, dès qu'ils se font prêtres, ils devieunent si stupides qu’on doit leur interdire ‘le force le minis'ère au sein des illes.
CARREAU
En effet, ce que tu dis-là ressort bien de tout ce que les Curés perpétuels disent des {'anadiens.
FuME-BoucxE.
Et puis, disait un jour M. Bayle, il est très-dangereux d'instruire les Canadiens. La plupart de ceux qui appartiennent aux classes libérales ne se confessent pas. Les clers-médecins, par exemple, ne pratiquent plus la religion et sont tout ce qu'on peut voir de plus impie.
CARREAU
Ce M. Bayle est un calomniateur. Ce qu'il dit des cleres-médecins est absolument faux. Les étudiants en médecine canadiens sont religieux. Le chanoïne Fabre,
pour sa part, en confesse un nombre considérable. Ils vont même jusqu’à faire des communions générales. Voit-on
cela ailleurs ? ne de M
BÉLIAL. Laru
écrit
Voyons, tu conteras cela quand j'aurai terminé. les Ex
“ Il tarde à l’Evêque de Québec, continue Mgr. de J'ulio- Et polis, d'être déchargé du district de Montréal qui lui a rapac causé tant de déboires et de chagrin. Son prédécesseur im. d'imb médiat, le vénérable évêque Panet, n’en avait pas eu Halle moins et son anté-prédécesseur, Mgr. J. O. Plessis, dont la pour «
mémoire vivra éternellementen Canada, en était tellement abreuvé et accablé qu'il était las de vivre. Il m'écrivait dans mes missions: “ Je vis trop longtomps; j'aurais dû mourir en arrivant de Rome pour ne pas être témoin de
de fai
Voy
ce que je vois.” est ass
PERRIER
Ainsi, sans remonter au delà de 50 ans, les £ulpiciens ont martyrisé et abreuvé d’amertume les Evèques suivants: Bourget, Lartigue, Baillargeon, Panet, Plessis! Qu'ils viennent maintenant se donner pour des moutons!!
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Rome
deux prouve
Bérrar.
“ L'Evêque de Québec, dit encore le mémoire de Mgr. de Juliopolis, l'Evêque de Québec a refusé l'entrée des prêtres français dans son diocèse, parce que ces étrangers, ne voulant vivre en harmonie, ni avec le clergé, ni avec le peuple, étaient évidemment les auteurs des troubles qu régnuient dans le District de Montréal, et qu'ils intri guaient sans cesse à Rome pour renverser ses plans les
Je
garde nibales
À ve
mieux concertés pour le bien du pays. Deux fois il a été «&Si dans la nécessité d'envoyer des agents à Rome; toujours refuse ils ont réussi à faire connaître la vérité, mais quelle dé ne ref pense pour payer les frais de ces agents. Si encore ls} sujets :
maison
prétentions du Séminaire étaient finies; mais non, M. Thavenet est toujours ici à Rome, faisant ce qu’il peut pour soutenir les prétentions de ses confrères ; tout cela se fait on des-sous et en cachette.
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FUME-BovcueE.
Et après M. Thavenet est venu M. Faillon en compagnie de M. Bayle; après ces deux accusateurs, est venu M. Larue ; après M. Larue en viendra un autre; car il est écrit que les Curés perpétuels ne laisseront jamais dormir les Evêques en paix.
Et pour avoir raison des Evêques, ilsles accuseront de rapacité, d'ignorance; ils accuseront le clergé et le peuple d'imbécilité Non contents d'avoir ruiné la réputation intellectuelle des Canadiens, ils essaieront à les faire passer pour des révoltés, des gens capables d'en venir aux voies de fait contre leur Evêque.
OLIVOR.
Voyons, Fume-Bouche, tu charges à dessein : le tableau est assez noir, n’y ajoute pas d’ombres.
FumE-BoucHE.
’est tellem cas ; J'invente si pe Jour rassurer C’est tellement le cas; j'invent u que,pour rassurer Rome sur l’état des esprits à Montréal, les Supérieurs de deux communautés ont été obligés d'écrire des lettres qui prouvaient que la population était bien paisible.
OLIVOR.
Je m'explique maintenant pourquoi, en Europe, on garde encore l’idée que le Canada est un pays de cannibales ! !!
BéÉLraAr.
Avec toutes vos interruptions, je n’en finirai pas.
“ Si l'Evêque de Québec, dit Monseigneur de Juliopolis, refuse l'entrée de son diocèse aux Sulpiciens français, il ne refuse pas aux prêtres Canadiens, ou du moins aux sujets anglais, de se faire Sulpiciens. Ily a déjà dans la maison autant de Canadiens que de Français, c’est sur ceux-là que retombe la plus grande partie de l'ouvrage. Ils n’ont aurure des places honorables..…....... ?
LA COMÉDIE INFERNALEF,
OLIVOR.
‘“ Les Canadiens ont d’ailleurs si peu d'intelligence, disent les Curés perpétuels.
BÉLIAL
“ Ainsi, toujours selon Monscigneur de Juliopolis, la maison des Sulpiciens de Montréal ne pourrait s’éteindre que par sa faute, en s'obstinant à ne pas admettre les pré. tres canadiens. (est une chose bien étonnante et qui ne 8e rencontrera qu'en Canada,que de voir une dizaine de pri. tres étrangers, venus de France, placés par le conseil de la maison, devenus tout-à-coup de grands seigneurs, de les voir, dis-je, vouloir faire la loi dans le pays, heurter
ouvertement l'opinion du clergé, forcer toutes barrière: pour parvenir à leur bat, en venir enfin jusqu’au point de vouloir donner des Evêques au Canada, sans qu’on n'en sache rien dans le pays.
« C'est ce qu'on a vu ici, à Rome, à la nomination du der. nier coadjuteur de Québec et à la nomination de M. Ta beau pour Montréal. Ces deux hommes n'étaient pas des ambitieux. Mgr. Turgeon avait refusé la coudjutorerie de Québec en 1825. M. Tubeau a refusé d'accepter se bulles, et est mort peu après l’arrivée d’un rescrit de Rome qui l’engageuit à les accepter. La charge d'Evêque est désagréable en Canada, grâce aux Sulpiciens, que per
sonne ne veut l’accepter.
OLIVOR.
C’est bien naturel !
BÉLIAL
Ecoutez ce qui suit :
“« M. Roux, Supérieur du Séminaire de Montréal, qu vint à Rome, il y à quelques années, avait obtenu du Kit Siége la permission de vendre les biens du Séminaire 1 Gouvernement. L’Evêque de Québec refusa son consente
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fontréal, qui bbtenu du S
Séminaire ai
son consente
ment et envoya à Rome deux agents qui obtinrent la révocation de cette permission. Il adressa, avec son clergé, uno requête au gouvernement pour demander la conservation de ces biens ; le parlement se joignit au clergé en demandant plusieurs fois que ces biens restassent tels qu'ils avaient toujours été. Le clergé comme le parlement considéraient ces possessions comme L2ns religieux du pays ; vû que la possession des fonds était beaucoup plus sûre qu'une rente sur le gouvernement.
“ C’est ainai que le Séminaire restera, malgré lui, posresseur de ses biens... &
PERRIER, Qu'il crie au voleur, maintenant!
BABEL
Qu'il vienne surtout dire que, s’il fait opposition au démembrement, c’est qu'il croit que le mode en est vicieux ! L'histoire lui répondra que son opposition aux Evêques est traditionnelle !: ! Qu'il n’a jamais su faire autre chose!!!
FumE-Bovcus.
Il n’aura pas même la fortune d’invoquer le droit G’'appel qu'a le dernier des fidèles quand il se croit lésé dans ses droits. Pie IX lui répondrait en lui rappelant ce que lui, Vicaire infaillible, écrivait en 1870, aux Arméniens révoltés contre l'autorité de leurs prélats :
«“ Qu'il ne faut jamais faire appel à l'autorité des Papes pour DIMINUER OU AMOINDRIR CELLE DES EVÊQUES. Car si le droit d'appeler au Pontife Romain est sacré parce qu'il a le pouvoir divin de délier tout ce qui est lié par quelques juges que ce soit, droit qui a été scrupuleusement conservé dans tous les siècles, cependant le Pape ne souffrira jamais qu'on l’allègue pour couvrir la désobéissance aux Evêques. Ceux qui agissent ainsi sont plutôt des PERTURBATEURS DE L'ORDRE ECCLÉSIASTIQUE QUE DES FIDÈLES SOUMIS DU SIÈGE APOSTOLIQUE.”
Grégoire XVI avait dit la même chose à propos de La
mennuis.
Or, les Sulpiciens en appellent à Rome afin d'obtenir des
privilèges qui DIMINUENT ET AMOINDRISSENT L'AUTORITÉ DE L'ÉVÊQUE DE MonTRÉAL !!!
BÉLIAL
Je ne vous rapporterai pas la conclusion du mémoire de Myr. de Juliopolis ; vous en avez, je crois, suffisamment, pour vous convaincre qu'il faut éviter d’accuser l'Evêque
de Montréal.
Tous.
Trop ! Trop!
BÉLIAL
Peut-être aussi sentez-vous qu'il vaut mieux se taire et ne rien tenter pour la justification de St. Sulpice .....….
Tous.
Oui! Oui!
BÉLIAL
Dans ce cas, je suis aussi heureux des paroles que je vous ai dites, que je puis être glorieux d’avoir captivé toute votre bienveillante attention.
(I1 descend au milieu des applaudissements.) PLUSIEURS VOIX.
Leviathan à la tribune !
(Leviathan se rend au désir de l'infernale assemblée).