Discours prononcé le 20 Janvier
PUÉPACE XV
coton et sur d'autres industries ; mais^ sur la production des céréales y on aura granSpeine à nous suivre^ et jamais on n^arrivera à nous concurrencer pour la production du vin.... Il faut être savant, il faut être intelligent pour faire du bon vin, et la preuve, c'est que si les viticulteurs de l'Espagne et de l'Italie valaient les nôtres, leurs vins pourraient soutenir la concurrence avec la vigne française. Ce n'est pas seulement la vigne, c'est l'homme, qui, chez nous, est supérieur. Nous avons là notre grand produit, notre produit national, notre grande supériorité^ qu^on ne nous arrachera pas », depuis ce jour, il a passé dans le cœur de M. Jules Simon comme un fleuve d'illusions successives.
Mais à côté de ces savants et de ces philosophes, médusés par leurs principes, figés dans leurs formules, compromis par un long passé de livres, de discours et d'articles, et qui se composent tout au moins une attitude en persistant dans leurs dires anciens, il y a les journalistes qui défendent les convictions des autres.
Ceux-là brûlent du plus beau feu. Ils ne se garent d'aucun excès, leur ardeur étant toujours encouragée, toujours entretenue.
Leurs articles se distinguent par une violence confuse et creuse. Du bruit, une rhétorique de mots excessifs où les arguments sont remplacés