XVIII PRÉFACE
autant que peut l'être une circulaire imprimée à des centaines d'exemplaires, adressée à tous ses membres par le « Comité de défense des intérêts de l'industrie des cuirs et peaux » :
Paris, le 25 décembre 1890.
Monsieur et cher confrère,
La lettre ci-jointe du Syndicat général de Tindustrie des cuirs et peaux de la France ne vous donne qu'une faible idée des dangers que la campagne protectionniste à outrance, menée par l'agriculture, vous fait courir; n'hésitez donc pas, nous vous en supplions, à nous envoyer des fonds pour nous permettre de faire la campagne de presse qui, seule, peut parvenir à intéresser à notre sort Fopinion publique.
Nos efforts personnels auprès des ministres et de quelques députés libéraux ont été couronnés de succès; mais ceux qui ont fait à leurs électeurs des promesses de protection ne nous accorderont leurs voix pour la franchise que si lesdits électeurs se rallient à notre cause, ce qui ne peut s'obtenir que par la presse et entraîne de grandes dépenses.
Nous espérons ne pas prêcher dans le désert et que vous comprendrez votre véritable intérêt en nous envoyant le plus d'argent possible pour l'union.
Veuillez agréer l'assurance de notre entier dévouement.
LE COMITÉ DE DÉFENSE DES INTÉRÊTS DE l'iNDUSTRIE DES CUIRS ET PEAUX.
{Suivent les signatures.)
Nous aimons à croire, nous sommes sûr que plus d'un membre de l'honorable corporation des « cuirs et peaux » a été froissé de ces façons de