L. sh. d
Entre les deux périodes extrêmes, les importations ont augmenté de 84 p. 100, les exportations de 60 p. 100. i chiffres ne signifient rien par eux-mêmes, ils ne si dent que par ce qu'ils représentent.
^ les chiffres du Commerce spécial, liv. I, eh. XXÎI.
Or, comment se décomposent les importations et lei exportations du commerce anglais \ pendant les dm dernières années?
Moyennes annuelles des importations et des exportations
pour 4900-490A.
Importations
Exportations
Total
Total
millions
Pour
millions Pour
de liv. st.
de liv. st 100.
Aliments, boissons, tabac.
Matières premières . . .
Objets fabriqués ....
Divers et colis postaux .
Il faut déduire du premier groupe des importations 5.000.000 de liv. sterl. de tabac. En fait, tandis que les aliments et les matières premières représentent 75 p. iOO des importations, les objets manufacturés, auxquels il faut ajouter les colis postaux, représentent plus de 81 p. 100, plus des 4/5, des exportations.
Les partisans de la balance du commerce reprochentils à leurs compatriotes de trop manger? Est-ce pour les mettre à la diète que M. Chamberlain et ses amis veulent frapper les objets d'alimentation venant de Tétranger? Leurs reprochent-ils de consommer trop de matières premières étrangères?
La comparaison des chiffres des importations des textiles, comme matières premières, et des exportations des textiles, produits fabriqués, nous donne les chiffres suivants :
1. The Import and Export statistics of Varions Countries, ï Alfred Bateman and H. Fountain. (Institut international df Ustique, 190S.)
Moyennes annuelles des importations et des exportalions
pour 4900-190^.
Matières premières Produits fabriqués
Liv. st. Liv. «t.
Coton 43.600.000 83.800.000
Laine 23.600.000 24.000.000
Autres Matièr. textiles. 12.500.000 7.200.000
La valeur des exportations des textiles fabriqués dépasse donc de 35.000.000de liv.sterL, soit de 43,7, la Taleur des matières premières : mais ce chiffre est loin de représenter la différence de valeur qui existe entre les matières premières et les produits manufacturés; car les 41.000.000 d'habitants du Royaume-Uni en ont gardé une partie pour leur usage personnel.
Si nous constatons que, de telle époque à telle autre, la consommation de telle ou telle matière première a augmenté, nous sommes en droit d'en conclure que l'industrie, au lieu de péricliter, s'est développée.
Voici les chiffres de la consommation du coton en laine :
Moyenne annuelle 1886-1890 . . 1.452.000,000 livres. — 1900-1905 . . 1.681.000,000 —
Par conséquent, entre ces deux périodes, il y a une augmentation de 229.000.000 livres de consommation de matière première; mais n'y aurait-il pas eu une livre d'augmentation de consommation de coton en laine, y <*^Mlmémeeu recul, que ce n'eût pas été une preuve
< ■' l'industrie du coton eût glissé sur la pente de Tabîme
< nous la montrent M, Chamberlain et ses amis : car ' Angleterre, depuis 1874, la vitesse des broches ne
^ d'augmenter et, par conséquent, de produire des
fils de plus en plus fins qui, à égalité de longueur, absorbent de nioins en moins de matière première *.
La consommation du coton, en Angleterre, est de 16 à 17 kilogrammes par broche, tandis que sur le Continent, elle est de 112.