III. — La laine
La laine est aussi une des industries dont M. Chamberlain prophétise la ruine.
Cependant la consommation de la matière première ancrnr^ente '.
he Economisé. Commercial Hislory and Review.
àe Economist. Commercial Ristory and Review of 1890, and t.
Quantité conservée pour la consommation.
Moyenne annuelle 1886-1890 1900-1904
liv. st. lir. si.
Laine importée 345.000.OOD 483.000.000
Laine indigène consommée. 113.000.000 106.000.000
Soit une différence , pour la dernière période de 131 millions de liv. sterl.
Si l'exportation des lainages diminuait, ce serait la preuve, non que l'industrie est en décadence, mais que les habitants du Royaume-Uni consomment plus de draps, plus de flanelles, plus de lainages qu'ils n'en consommaient auparavant.
Gomme cette consommation intérieure dérange les calculs des peseurs de la balance du commerce, ils refusent d'en tenir compte. Ils font de chacun de leurs compatriotes un homme qui ne doit jamais acheter, jamais consommer et qui doit toujours vendre à Tétranger. Ces nationalistes économiques veulent condamner leurs concitoyens à l'ascétisme des Solitaires de la Thébaïde et envoyer au delà des frontières toutes les choses utiles et agréables qui peuvent être produites dans leur pays. Sic vos non vobis. Les fanatiques de Téconomie nationale sont des altruistes exagérés.
Les exportations d'un pays n'indiquent qu'une partie de son activité. Les États-Unis absorbent facilement leur production de fer et d'acier. Un des éléments d'appréciation résulte des bénéfices des établissement ' dustriels. S'ils tombent comme des châteaux de ca. i il y a dépression. Si, au contraire, ils se développe t donnent des dividendes, mettent à leurs réserves, a
tissent leur outillage ou gardent disponibles d'importants capitaux, c'est une preuve qu'ils ne périclitent pas.