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IX. — La Fiscal Reform et le déboucué colonial

Mais si M. Chamberlain établit une taxe pour favoriser les grands propriétaires du Royaume-Uni, du Canada et de l'Australie, il faut qu'elle ait un effet utile. Quel peut être l'effet utile d'une taxe de 2 sh. par quarter de blé, de 5 p. 100 sur la viande et le'' )duits de la laiterie?

Il ne faut pas calculer le bénéfice que les blés pe. ïl tirer de la protection sur l'ensemble de la récolte îs

I seulement sur ceux qui sont vendus sur le marché.

Dans le Royaume-Uni, la moyenne annuelle de^

quarters de froment apportés sur le marché a été de

, J900 à 1904 de 2.400.000. Multipliés par 2 sh., ils

• donnent 240.000 liv. slerl., 6 millions de francs.

La moyenne des emblavures en blé, pendant la

: même période, a été de 1.600.000 acres. Si le tarif

i joue complètement au profit des propriétaires et fer-

\. miers anglais, ils auront donc un profit de 3 sh. par

. acre, soit 3 fr. 75. Pour provoquer le retour à la terre,

M. Chamberlain promet généreusement aux grands

propriétaires fonciers 9 fr. 35 par hectare I

Les breadstu/fs ou foodsluffs^ les blés et les farines,

' converties en blé au taux de deux quarters de farine

comptés pour trois de ' grains, nous avons comme

\ importation des colonies et possessions britanniques,

\ pour les cinq dernières années 1900-1904, en moyenne

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